Op, laud., p
[5^ 90-1] CHnOMQCE D'ORTEÎST (188 ) 139
Frag-metil d'une inscription en vers, avec beaucoup de ligatures, A la Ii^'në3, on reconnaiirelhnique 'HifjïG^ilwv, L'idenlilL» de Paléopolîs cl d'Hépheislia ne peut plus être mise en doute aujourd'hui,
Un Turc d'Âipati est venu me dire qu'à Caslrovouno, près de Paléopcilis, il avait vu sous terre de f^randes statues en niarlre. Il me conduisit au sommet de la colline j à un endroit couvert de fragments de marbre, de Louis de corniclie, elc , où Ton va chercher les matériaux destinés à la construction de Té^lise de KonLopouli. On me dît que M, Pantelidis, de Castro, y avait pratiqué des fouilles Tannée précédente, sans trouver autre chose que des Liées de marbre anépi^^^aphes. Le Turc me fit voir Tentrêe d'un corridor souterrain, aboutissant â une gi*ande salle remplie de pierres où l'on pénètre également par une sorte de puits situé un peu plus loin. 11 m*assura qu'il y était descendu Tan passé, qu'il avait vu une femme en marbre couchée sur un lit, et qu'il fallait un jour plein pour parcourir toutes les allées soûlerï'aines qui communiquaient avec cette chambre centrale. Comme nous n'auons ni échelles nt torches, il fallut renoncer, à notre grand rc^rei, à descendre dans ce labyrinthe, que la tradition locale (créée peut-être par quelque savant de Tile) idenlifie au labyrinthe deLemnos décrit par Pline.
A Paléoprétortùt qui n'a plus qu'une dizaine d'habitants, et dont la plupart des maisons sont abandonnées, il y a quantité de maj^bres. Un paysan m'a raconté qu'il y a deux ans encore il exislatt au moulin une gi'ande inscription en ietires itaiiqués^ que les ouvriers ont brisée en morceaux pour construire Téglise, Les inscriptions signalées par M. Conze à Waros (Reisen^ p. 113) ont été détruites également.
Dans réalise de Ûrepanidl, on voit une stèle de marbre longue de 1 mètre, provenant de Paléopolis, A gauche, dans une couronne, sont les traces de deux lignes efTaeées, dont ou ne distingue plus que XANTA (vtxi^jsivTJi?); à droite est une amphore sculptée en relief»
A Aipatl^ dans les murs de l'église et tout autour, il y a de nombretisea colonnes eu marbre, des chapiteaux, etc* Deux colonnes couchées k terre ont une longueur de 2'",G0.
Dans un misérable petit village nommé Go, il y a beaucoup de marbres et de colonnes provenant de PaléopoUs,
A A'fïmm/a, j'ai vu un vase de marbre de style attique portant une inscription mutilée en caractères du rv* siècle.
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140 CHRONIQUE DORIENT (1885) [5% 91-2]
C'est un vase analogue aux vases dits de Marathon^ qui étaient placés sur des tombeaux.
CoNSTANTiNOPLE. — Plusieurs personnes s'occupent de la fondation d'une Société d'archéologie locale, ayant pour but l'étude de la topographie de Constantinople. M. de Radowitz, ambassadeur d*Allemagne, a promis son concours. Le principal promoteur est M. Mâhlmann, directeur d'une école allemande à Constantinople, à côté duquel on nomme MM. Mordtmann, Papadopoulos Kerameus, Foy, Mûller, Millingen, etc.
— M. Piillan annonce la publication d'un recueil de 80 planches photographiques relatives aux monuments qu'il a déblayés au cours de ses quatre campagnes en Asie Mineure, à savoir le Mausolée d'Halicamasse (1857 58), le temple de Bacchus à Téos (1862), le temple d'Apollon Sminthée en Troade (1866) et celui d'Athéné Polias à Priène (1867).
Voyage de M. Sterrett en Asie Mineure*. — Au milieu du mois de mai 1884, M. Sterrett, membre de TÉcole américaine d'Athènes, a quitté Smyme pour explorer certaines régions peu connues de l'Asie Mineure. Près de Kiœsk, dans les environs de Tralles, il a découveit une inscription qui identifie l'emplacement d'*Iepi Kwîxy;, indiqué à tort par M. Kiepert à l'ouest de Tralles*. Rejoint à ce moment par M. Ramsay, M. Sterrett se rendit avec lui, par Antioche sur le Méandre, à Aphrodisias. Les ruines de cette dernière ville sont si considérables et les inscriptions qu'on y voit encore si nombreuses, que les voyageurs renoncèrent à s'y arrêter, ne disposant pas du temps nécessaire pour distinguer ce qui était nouveau de ce qui est déjà connu *. A Makouf, ils découvrirent une inscription qui établit l'identité de cette ville avec Héraclée; on lui assignait jusqu'à présent le nom de
\ . Preliminary Report of an archxohgkal joumey made in Asia Minor during the summer of iSH^published by the Amencan School of c/assicai Studies ai Alhens, Bostoo, 188 i. — American Journal of Archaelogy, 1885, p. 15 et suiv.
2. Peut-être faudrait-il reconnattre Tethnique de cette ville dans une inscription publiée par M. Le Blant {Inscrip. chrétiennes de la Gaule, I, 354) : èvOdtSc xtÎTxt sùoe6{a ev etpiqvTj o^<xa Upoxh>(iY)T(c ««^ x<oji.r,ç a8$avu)v(?). M. Le Blanl interprète dubitativement l€POKOIMHTH par aancta quiescens.
3. 11 en sera souvent ainsi jusqu'au jour où quelque homme de bonne volonté aura publié un index des inscriptions grecques de l'Asie Mineure, qui dispensera de fouiller une trentaine de volumes pour savoir si une inscription est publiée ou encore inédite.
Trapezopolis*. A Anlioche de Pisidie, M. Sterrelt copia beaucoup d'inscriptions, dont un bon nombre rédigées en latin, puis il fit une excursion à Philomelion. De retour à Antioche, il y fut rejoint par M. Haynes, pourvu d'un appareil photographique, el se rendit à Elflatoun-Bounar, où les sculptures archaïques signalées par Hamilton purent enfin être photographiées*. Iconion donna aussi quelques inscriptions, mais cette ville, comme la bourgade voisine, dite Sultan- Khan, paraît surtout remarquable par ses ruines de l'époque des Seldjoucides. A Selme, vers l'est d'Archelaïs, s'élève un grand rocher eu tuf volcanique, dans lequel sont percés une quantité de chapelles dédiées à des saints chrétiens, des voûtes et des tombeaux. Les chambres taillées dans le roc sont encore habitées à une hauteur de 200 pieds au-dessus de la plaine. Derrière le village d'Ichlara, on remarque sur la paroi d'un rocher plusieurs façades de temples.
Au delà de Gueuse, M. Sterrett rencontra un grand nombre de milliaires romains ; il en a publié quarante-deux dans son Preliminary Report. Ces milliaires viennent à l'appui de l'opinion de M. Ramsay, à savoir que dans le territoire anti-taurien les distances étaient comptées à partir de Mélitène.
Entre Khurman-Kalessi, où se trouvent les ruines d'un vasie château fort, et Maragos, les voyageurs copièrent trois inscriptions d'un grand intérêt, taillées dans des rochers qui bordent la route. Ces textes démontrent : 1* que Khurman-Kalessi estTancienneSobagène; 2« que le torrent Korax, mentionné par une inscription, est identique au Khurman-Sou. Nous reproduisons ici ces textes d'aprôs les transcriptions de rédiîeur*.