‹ Chroniques d'Orient; documents sur les fouilles et découvertes dans l'Orient hellénique de 1883 à 1890Chapitre 56 sur 406 · XAIPEZTPATnN 6. A0HNAIE · texte numérisé non relu

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Nous recevons aussi de M. Baltazzi le commencement d*un décret du peuple de Cymé en l'honneur de la cité de Magnésie qui avait envoyé des juges à la ville éolienne pour trancher cerlains différends. Les documents de ce genre sont fréquents en Asie depuis la chute de la confédération athénienne jusqu*à la conquête du monde grec par les Romains. Us ont été étudiés en dernier lieu par M. Sterrett, dans les Papers ofthe American Sckool of classicat Sludies at Alhens, I, 4885,p.l5etsuiv. ».

Le marbre, dont nous possédons un bon estampage, est mutilé à droite et en bas; il semble du restequ'il ne manque, sur la droite, qu'un petit nombre de lettres. La gravure est la même que dans plusieurs décrets déjà connus de Cymé (C. /. ff., 3523, 3524; McujeTov, 1, 124), auxquels il faudrait ajouter ceux qui ont été recueillis en 1880 par M. Pottier et par moi, mais que l'abondance des matières n'a pas encore permis de publier dans le Bullelin de Correspondance Hellénique, H. 0'",55 ; 1. 0'",30; letlresde0«>,055. Les sigma sont à branches divergentes.

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1. [Voir DiaintcDant Sonne, De aràîMs exiernis guaesl.ones epigraphicae, Gôltingue, 1888]

Le commencement de la quatrième ligne est fort embarrassant. Notre transcription est a*)Solument certaine, et nous tenons l'eslamps^ à la disposition de ceux qui pourraient concevoir des doutes à cet ^rd. Le premier mot, AYOI, pourrait être le datif de ajG); = f,lJLipx dans Hésychius, Sappho (18, 93, 153) et Balbilla (C. I. G., 4731 d); le sens serait : c Attendu qu'ils ont jugé fous les différends en un seul jour d'une manière équitable. » Mais TEAEA2 ne peutétre l'accusatif de t£X£oç ; on attendrait TsXéatç. L'adverbe qui suit, ANEf//- EXTCïï ne peut guère être lu que ANEFAETTHl; le A est partiellement visible sur l'estampage. On connut la forme crveY)cXiQTaK, qui signifîe sans reproche et qui conviendrait pour le sens. Le verbe xXso) a pu avoir, dans le dialecte éolien, la forme xXeju), comme x^^^> Osjca, veu(i>, formes éoliennes de ^io), O&o), vfoi ' ; de xXeuo) on a pu former GruynCktjrztù^ ou iveYXeiÎTWî; répondant à ôveYxXi^w;. C'est un mot nouveau à ajouter aux lexiques. La restitution [xal 8ixa]:(D; remplit exactement la lacune.

TtkioL^ est un nom bien connu en Asie, mais nous ne voyons pas le moyen de supposer un nom propre à cette place*.

Pergame. — La Pkilologische Wochenschrift du 9 mai 1885 annonce qu'une nouvelle plaque de la Gigantomackie y réclamée d*abord par le gouvernement tui*c, puis rétrocédée gracieusement à l'Allemagne, vient d'être exposée au Musée de Berlin. Elle représente un géant vaincu, tombant à la renverse, la bouche béante, les cheveux hérissés; ses pieds et ses mains se terminent en griffes d'aigle; son dos, pourvu de deux ailes gigantesques, en queue de serpent. Ce morceau se raccorde de la manière la plus heureuse aux plaques que possédait déjà le Musée.

La Numismatische Zeilschrift (1885, XII, p. 366-367), a publié une monnaie inédite du Musée de Berlin attribuée à Diocésarée en Galatie : Av. Tète juvénile avec la légende AYPHAIOC KAICAP; % Un dieu nu, barbu, tenant la foudre dans sa main droite levée, lutte contre un géant armé d'une courte épée. Légende HAIOC AIOKAI- CAPEflN. La tête du dieu est radiée; c'est donc assurénnent ZEYC HAIOC, et la monnaie de Diocésarée est la première qui le représente *. L'intérêt de cette pièce est encore accru par la flgure du

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