Philologische Wochenschri/Ï, 1886, p
3. Les renseignements qui suivent sont empruntés à V 'Ap/aioXoyixbv diX-riov que M. Cavvadias publie, depuis le mois de juin 1885, comme supplément au Journal o/)Sc/c/ d'Athènes. Voir l'analyse des premiers Bulletins de cette série dans notre précédente Chronique {Revue, 1886, II, p. 79-85).
L'Éphorie a encore reçu une statue plus grande que nature, à laquelle manquent les avant-bras, le pied droit et la jambe gauche ; elle représente un éphèbe, dans l'attitude d'un athlète prenant son élan. 11 porle une courte chiamyde qui, agrafée sur Tépaule droite, cache le côté gauche de la poitrine et s'enroule autour du bras gauche. La tète est un peu inch'née sur l'épaule gauche; la chevelure est abondante sur le front et le cou ; les pupilles des yeux sont sculptées.
Mai-juin 1886, — OnsL déposé à l'Éphorie les antiquités suivantes :
1» Une tête archaïque de femme, de grandeur naturelle, trouvée par M. Holleaux au temple d'Apollon Ptoïos à Acraephiae. Cette tète est presque identique à celles que l'on a découvertes sur l'Acropole d'Athènes les 24 et 25 janvier 1886; elle porte de même des traces de coloration, entre autres un méandre sur le diadème, et présente aussi au sommet de la tète un trou destiné à l'insertion d'une pièce métallique (sorte de parasol destiné à préserver les couleurs des œuvres exposées en plein air?)' ;
2** Une tête archaïque d'Apollon, de grandeur naturelle et parfaitement conservée (même provenance). « Cette tète, écrit M. Cavvadias, est la plus belle tète archaïque de notre Musée et ressemble à celle de l'Apollon de Piombino au Musée du Louvre, copie de l'Apollon de Canachos » ;
3* Une tète archaïque d'Apollon (?), de grandeur naturelle, où l'imitation du travail du bois est manifeste (même provenance) ;
4* Une tète archaïque d'Apollon en pierre calcaire, de grandeur naturelle, médiocrement conservée (même provenance) ;
5" Une statue d'Apollon plus grande que nature, ressemblant à l'Apollon de Ténéa; la tète manque (même provenance);
6» Une staf nette de femme en bronze,de style archaïque (haut. 0",43), avec son piédestal. Elle est debout, les jambes rapprochées, la tête ornée d'un diadème, vêtue d'un chiton talaire collant au corps. Les mains, portées en avant, tiennent l'une une fleur, l'autre un objet indistinct et mutilé (même provenance) ;
7® Une stèle funéraire trouvée dans la rue de Lycurgue à Athènes avec l'inscription
NIKHN HPAIOY KYZIKHN02.
— M. Penrose a été nommé directeur du nouvel Institut archéologique anglais à Athènes, dont la construction est tout à fait terminée*.