Ap^aiot. 8e7t., loc. dict
6. ’Ap-/ouo).. SsXnov, area 1 SsrcT£|j.6plou ewç 31 Asxs[Aëplov 1886.
relief représentant Esculape sur un trône, analogue à celui qui a été publié dans 1 E?v“;.i.sp;ç i.pyy.'.o\s'f.y.rl , -1885, pl. II, 6 ; quatre statues d’Aphrodite, dont l’une de grandeur naturelle ( Venus genetrix ); trois statuettes d Athéna ; trois statuettes d’Hygie avec hases inscrites ; quatre statuettes représentant des éphèbes drapés, dont l’un porte une sphère, un jeune enfant debout sur une base circulaire; cinq petites têtes féminines; un petit torse d’adolescent nu (Apollon?), appuyé sur un tronc d’arbre; une statuette représentant une femme drapée, acéphale, assise sur un rocher; une statuette de Pan sur une base inscrite ; un torse de Niké ailée presque de grandeur naturelle, d’un type analogue à celui de la Niké de Paeonios ; un bas-relief où figurent Esculape assis sur un trône, Hygie debout, un jeune homme conduisant un cheval et un enfant nu; un fragment de bas-relief avec un homme s’appuyant sur un bâton et devant lui Athéna portant un casque dans la main droite, le bouclier à ses pieds; la partie supérieure d’un bas-relief votif avec une femme et trois hommes ; un fragment de bas-relief avec Esculape (?) debout, et, derrière lui, un éphèbe ayant à ses pieds un chien (un autel et deux petits suppliants devant le dieu) ; une petite tète d'Esculape, à moitié brisée; une statue acéphale d’Hygie drapée, nourrissant le serpent, presque de grandeur naturelle; un grand bas-relief en pierre dure et noirâtre (base d’un monument votif), où l’on voit Esculape assis avec Hygie debout sur une face, une femme et une Niké ailée sur les autres ;
2“ Une pierre tombale découverte sous le mur septentrional de l’Acropole, avec l’inscription APXEITPA(ty)) KIXHIinUOT 2KAM- BHNIAOT. Du même endroit provient un bas-relief surmontant un décret ; il représente une femme en chiton talaire serrant la main d’Athéna debout devant elle. La déesse est casquée, tient sa lance dans la main gauche et un objet indistinct dans la main droite ;
3° Une stèle funérai; e trouvée à Sepolia avec l’inscription ’Ext^âprjç, EpY Ayr sXîj0ev, Anj^sorpoTY), KaXX'.aTpa-rr) ;
4° Un bas-relief funéraire de même provenance, où l’on voit une femme assise serrant la main d’un homme debout devant elle; derrière la femme on distingue au fond la tête d’un enfant ;
5° Une tête d’adolescent demi-nature, très bien conservée et du plus beau travail grec, trouvée en Thessalie, près de Pharsale.
On ne saurait trop féliciter M. Cavvadias de la promptitude et du soin avec lesquels il fait installer à Athènes les plus beaux objets découveits dans les provinces, non moins que de la régularité d’une publication modeste et utile qui porte sans délai à la connaissance du public les trouvailles et les enrichissements des Musées. La Grèce a
son AeXvtov, l’Ilalie a ses Notizie degli Scavi', quand aurons-nous quelque chose d’analogue en France, à la place de trente six recueils qui dispersent et égrènent au lieu de centraliser ?... Nous voudrions seulement que le AeX-tîav, qui n’est pas facile à consulter sous la forme de feuilles volantes, fût réimprimé chaque année à la fin de l’’Eçï;;/.epiç aplats AoYtxïj. Ces bulletins des petites et grandes victoires de la science méritent d’être conservés pour l’avenir, qui regrettera sans doute les beaux jours où il restait tant de découvertes à faire, tant de monuments de l’art antique à exhumer.
— Les antiquités suivantes sont arrivées à l’Éphorie aux mois de janvier et février 1887' :
1° Un bas-relief de beau travail, représentant un éphèbe nu, avec casque et bouclier, montant sur un char que conduit une femme. Trouvé à l’Amphiaraion;
2° Un bas-relief de même provenance, représentant un suppliant marchant à droite, suivi d’une femme et de deux enfants conduisant un bélier et un porc. Par derrière, une petite esclave portant sur sa tête un panier;
3° Une base de style égyptisant, ornée sur trois faces de reliefs archaïques, àcia-nÇoiaTr;? ziyy^ç. On voit un cavalier armé marchant à droite; un homme barbu, vêtu d’une longue tunique, appuyé sur un bâton et levant la main gauche comme avec un geste de douleur; enfin, deux figures drapées élevant les mains. Ce curieux monument se trouvait près de Coropi en Attique à l’endroit dit Lambrica et servait de support à la sainte table dans une chapelle; il a été découvert par M. Milchhoefer, au cours de ses récentes excursions topographiques aux environs d’Athènes2;
4° Un fragment de base avec relief archaïque représentant Hercule tuant le lion de Némée. Même provenance que l’objet précédent;
5° Une très belle figurine en terre cuite représentant une Niké ailée, la jambe gauche avancée, la main droite levée. Sur le revers des ailes on lit en graffite v.pxvr, '/.par^px. Le chiton et la chevelure portent des traces de couleur bleue et de rouge. Cette statuette, découverte à Myrina, a été offerte à M. Tricoupis, président du conseil des ministres, qui l’a donnée à son tour au Musée central;
6° Un bas-relief représentant un hoplite casqué, avec bouclier, qui renverse un homme nu. De part et d’autre de l’hoplite on distingue les lettres (JiapT-eXsç. Trouvé à Pylos.
t. ’Ap-/atoXoy. SeWov, ’ïav. xxï $£6p. 1857.
2. Cf. Revue, 1887, I, p. 64; Phüol. Wochenschrift, 30 avril 1887, p. S46.
Pirée. — On a trouvé, en creusant un fossé, une plaque tombale portant l’inscription AEINOMENHI AEINlO(u) TTAIANIET21.
M. Foucart a publié, dans le Bulletin de Correspondance Hellénique (1887, p. 129-144), une très importante étude sur les fortifications du Pirée en 394-393. A la suite de ce travail, fondé sur deux inscriptions nouvelles, l’École française, aidée par l’équipage de la frégate La Victorieuse et par M. le lieutenant de vaisseau Bernay, a commencé des fouilles aux environs du mur d’Héélioneia, dans l’espoir de retrouver l’Aphrodision de Thémistocle8. Les recherches, interrompues après dix jours par le départ de la frégate, devaient être reprises à son retour. La question de l’emplacement du temple est restée incertaine, mais le déblayement du mur a fait connaître un nouveau et curieux spécimen de fortification attique. Parmi les pelits objets recueillis, il en est deux qui méritent d’être signalés. C’est d’abord une anse d'amphore qui se lit de droite à gauche, mais où la disposition des lettres, restées à l'endroit, démontre d’une manière définitive l’emploi de caractères mobiles pour frapper les timbres amphoriques. Quand on songe qu il n’y avait plus qu’un pas à faire pour découvrir l’imprimerie, et que ce pas, les anciens ne l’ont pas fait! Le second objet est un disque en cuivre muni d’un axe, qui servait de suffrage aux juges, avec la formule ŸHcPOI AHM02IA et la lettre A de l’autre côté. Ces petits monuments sont encore extrêmement rares3.
— Le Musée du Pirée a reçu, aux mois de janvier et de février 1887, onze inscriptions funéraires et deux inscriptions archaïques — celles que M. Foucart a publiées dans le Bulletin (1887, p. 129) et qui avaient été découvertes par M. le lieutenant de vaisseau Bernay4.
Coropi. — Sur l’ordre du ministère, le scholarque de Coropi en Attique, Thémistocle fils de Polycrate, a réuni douze bas-reliefs et inscriptions du voisinage dans l’église de Coropi; quelques objets plus importants ont été envoyés à Athènes (cf. page précédente).
Thoricos. — Entre la colline de Viglaturri et une autre élévation voisine vers le nord, M. Milchhoefer' signale un tumulus de cent