Ce résumé est dû à M. Doerpfeld
les restes d’un grand édifice grec qui était détruit ou fut détruit intentionnellement lors de la construction du portique. Cet édifice comprend trois salles communiquant entre elles : celle du milieu se termine par une abside demi- circulaire. On croit y reconnaître le Bouleutérion. Au nord du grand temple, entre celui-ci et les petits Propylées, M. Philios a fait déblayer une partie de la voie pavée avec de grandes plaques de marbre. On n’a pu encore fouiller à 1 est de cette voie, parce que le terrain est occupé par une maison moderne dont l’expropriation est actuellement l’objet d’un procès. A 1 ouest on a découvert plusieurs constructions antiques. D’abord, tout auprès des Propylées, un sanctuaire de Pluton, avec les restes d'un petit temple et de plusieurs grottes Au sud du sanctuaire se trouve un escalier taillé dans le roc, près duquel on rencontra un petit temple, peutêtre un des Trésors d'Éleusis. Plus loin au nord, près du grand temple, M. Philios a constaté l’existence d’un grand édifice, en partie taillé dans le roc. Enfin, au-dessus de ces monuments, à l’endroit où est actuellement l’église moderne, on a trouvé les fondations d un temple romain auquel conduit un escalier monumental partant de la terrasse qui domine le grand temple. 11 faudra encore un ou deux ans de travail pour que le sanctuaire de Dèméter soit entièrement déblayé.
Parmi les marbres découverts à Éleusis et récemment publiés, il y a un véritable chef-d’œuvre : c’est le buste d’un jeune homme à la chevelure abondante et léonine, qui rappelle le type d Alexandre le Grand et la manière de Lysippe. M. Philios en a donné une phototypie dans l’ ’E$r,p.Ep!ç (1886, pl. 10) et M. Benndorf, qui l'a fait mouler pour le Musée de Vienne, doit prochainement lui consacrer un travail sur lequel nous serons heureux de revenir.
Laurium. — M. Ilirst annonce dans VAthenæum^p. 751) que deux membres de l'École française ont découvert, dans les mines du Laurium, des inscriptions chrétiennes, un marteau et différents outilsde mineur.
Marathon. — Le capitaine Escbenburg a communiqué à la Société des antiquaires de Berlin (4 décembre 1886) un travail topographique sur la bataille de Marathon. L’exiguïté du terrain l’amène à la conclusion, déjà adoptée par M. Curtius, que les Athéniens n’ont eu devant eux qu’une petite partie de l’armée perse; le reste était déjà embarqué et se dirigeait sur la baie de Pbalère1.