‹ Chroniques d'OrientChapitre 202 sur 410 · Revue arehéol., 1888, 1, p · texte numérisé non relu

Revue arehéol., 1888, 1, p

2. Les analyses des périodiques données par le Jahrbuch commencent quelquefois par le mot Darin, c’est-à-dire Ibi (legitur). Ce Darin a été pris pour un nom d’archéologue par un rédacteur de la Classical Review (1888, p. 266), qui indique ainsi le premier article de la Revue archéologique (n° de mars-avril 1888) : « 1. Darin and Héron de Villefosse : Statuette in white clay. » Moralité : il est dangereux de ne pas voir soi-même les recueils dont on indique le contenu !

index épigraphique et tables analytiques; il y a même un supplément paginé à part sur lequel nous reviendrons plus loin1 2. En revanche, F ’Eajï]p,spiç àpx onoXoyiY.rj semble malade ; au mois de mai 1889 le premier fascicule de 1888 n’avait pas encore paru. Il serait déplorable que cet excellent recueil vînt à nous manquer, car le AeXxfsv, pour bien dirigé qu’il soit, ne peut pas en tenir lieu.

Fidèle à notre habitude, nous allons résumer brièvement les fascicules du AeXxîov qui n’ont pas encore été analysés dans cette Chronique i.

Juillet 1888. — 1° Antiquités transportées au Musée central. — Une statuette en bronze (haut. 0m,15) d’Artémis marchant, dans l'acte de décocher une flèche; beau style grec. La provenance est Korythios, en Arcadie3. — Portrait de jeune homme en terre cuite, demi-grandeur naturelle, trouvé à Kritsini, près de Triccala en Thessalie; bon travail. — Fragment de sarcophage représentant une Amazonomachie (?); travail commun, découvert à Némée. — Qualre.vingt-six tessères théâtrales (V) en terre cuite, portant chacune un nom propre; fouilles de l'École française d’Athènes à Mantinée.

2° Fouilles et découvertes. — Le AeXrfov reproduit (p. 123), d'après un médiocre dessin de M. Kawerau, l’ Athéna mélancolique dont nous avons annoncé la découverte {Revue, 1888, II, p. 217). Cette figure a fait évidemment partie de l’en-tête d’une stèle où était gravé quelque traité d’alliance ou décret honorifique; on en connaît dont le mouvement est analogue (Schoene, Griechische Reliefs , pl. XXII, n° 94), mais la forte inclinaison de la tête dans celle-ci est assurément un caractère remarquable.

Les fouilles exécutées le long du Parthénon ont donné une stèle en marbre pentélique sur laquelle est gravé un décret des Athéniens en date de 405-4, qui accorde le droit de cité aux Samiens Sc-ot p.erà toû toü ’Aérivalwv èyévovto. L’inscription est surmontée d’un bas-relief qui représente Athéna serrant la main d'une divinité qui personnifie Samos, sans doute Héra (croquis dans le AeXtIov, p. 124) 4.

On a encore trouvé sur l'Acropole des fragments d'une tête colossale de taureau en tuf et un tambour de colonne du vieux Parthénon, avec vingt cannelures, le seul que l'on possède dont le travail soit presque achevé (diam. 1™,79).

1. AeXxiov àp^ouoXoyix'ov exSioopievov vit'o r rjç yEvixÿç èipopEia; tûiv àp'/aicmyrav. ”Etoç 1888. ’Ev ’Aôrjvatç» Èx tov xvmoypacp eiou S. K. BXçtaxov, 14 pooç NIxt;;, $3 38oç tEpuoü.

2. Cf. Revue archéologique, 1886, II, p. 79; 1887, 1, p. 63; 1887. II, p. 71; 4888, I, p. 399; 1888, II, p. 216.

Page 1