‹ Chroniques d'OrientChapitre 216 sur 410 · Cf. Revue archéol., 1888, I, p. 369 fp · texte numérisé non relu

Cf. Revue archéol., 1888, I, p. 369 fp

Stamata; l’ancienne Stamata, au sud du village actuel, serait le dème de Semachidae. Des fouilles commencées sur cet emplacement, parles soins et aux frais de M. Washington, ont prouvé depuis que c’était le centre principal du dème de Plothéia. Les Américains ont bien raison d’explorer les dèmes de l’Attique, qui ont été beaucoup trop négligés jusqu’à présent L

— Au mois de janvier 1889, dans la maçonnerie adossée au mur de Cimon, on a trouvé une plaque de marbre gravée axoï^r^ôv, contenant un fragment de comptes qui fait suite à un document déjà publié dans le Corpus inscriptionum alticarum (t. I, n° 298). «Lesépislates chargés de veiller à la confection de la statue (c’est la Minerve chryséléphantine de Phidias) constatent qu’ils ont reçu des trésoriers une somme de 100 talents et ils marquent les sommes qu’ils ont dépensées pour acheter de l'or et de l’ivoire. » Comme 526,652 drachmes d’argent ont été employées à l’achat de 37,500 drachmes d’or, il en résulte ce fait très intéressant que le rapport de l’or à l’argent vers 1 an 438 était de 14,044, chiffre sensiblement égal à celui qui s est maintenu jusqu’à nos jours et fort différent du rapport de 10 à 1 qui avait été admis par Boeckh. En Perse, vers la même époque, la valeur de l’or était, suivant François Lenormant, de 13 1/3. Le poids de l’ivoire n’étant malheureusement pas indiqué, on ne peut en calculer la valeur. La date de 1 inscription ne saurait être exactement déterminée, car les noms des trésoriers qu’elle mentionne nous sont inconnus’.

Le même document a été commenté par M. Koehler dans une séance de l’Académie de Berlin (14 mars 1889) 3 4. M. Koehler croit que Phidias a commencé la statue au moment même où commençait la construction du Parthénon, c’est-à-dire en 447, et qu’il y a travaillé pendant l’espace de neuf ans.

— Des inscripfions récemment découvertes ont permis à M. Foucarf1 2 de déterminer exactement deux dates importantes pour l’architecture athénienne. Le Parthénon a été commencé en 447 ; les travaux de l’extérieur n’étaient pas encore terminés en 432. Les Propylées, commencés en 437, furent achevés en cinq ans, mais la guerre du Péloponèse empêcha d’y mettre la dernière main. Peut-être dut- on alors réserver tous les fonds disponibles à l’achèvement du Parthénon.

1. Cf. Sittl, Spaziergünge ion Athen, dans la Philologische Wochenschrift. 1888, p. 738, 801.

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