‹ Chroniques d'OrientChapitre 223 sur 410 · Classical Review, 1889, p · texte numérisé non relu

Classical Review, 1889, p

3. Papers of the American School, vol. IV (Boston, 1888), p. 10, 23-34, pl. I-VII.

figurer, sur trois frises, dix-huit guerriers combattant, une course de six chevaux et une scène de chasse. Celle-ci, où l’on compte huit figures, n’a pas 0m,004 de haut !

Argolide. — Pausanias (II, 24, 0) mentionne un temple d'Artliémis Orthia sur le mont Lycone, en Argolide ; ce temple contenait des statues d’Apollon, de Latone et d’Artémis, que la tradition attribuait à Polyclète. Le directeur du gymnase de Nauplie,M. J. Kophiniotis, a retrouvé et déblayé le péribole du temple signalé par Pausanias1. Il y a découvert des tuiles en terre cuite, les fragments d’une très grande statue en marbre, un beau torse d’une divinité féminine et trois statues de Muses appartenant à l’époque romaine.

Pityonnésos. — Cette petite île, située sur la côte de l’Argolide, a été visitée par M. Paul Jamot, qui y a découvert une inscription très archaïque. Pityonnésos s’appelle aujourd’hui Angistri; l’ile voisine de Ivyra est la Kékryphalia des anciens ; telles sont du moins les identifications vraisemblables auxquelles s’est arrêté M. Jamot2.

Mycènes. — Une inscription publiée dans 1 ’ ’E<pvjpt.eplç àpyMc\o'(wrl de 1887 (p. 156) et reproduite dans la Pkilologische Wochenschrift (1889, p. 129), atteste l’existence, à l’époque du tyran Spartiate Nabis, d’une •/.6);j.a tmv Muxavswv ;.il n’est donc pas exact de dire, comme on le fait généralement, que la ville resta déserte après sa destruction par les Argiens.

Les IIpr/.T'.y.i tÿjç àpyy.'Shoyv/.rfi âxaipwtç pour 1886, qui n’ont paru qu’à la fin de 1888, contiennent un plan (dressé par M. Doerpfeld) des fouilles récentes exécutées à Mycènes3 4 5. On distingue les fondations d’un temple dorique bâti en partie sur les restes du palais royal et datant peut-être de l’époque des guerres médiques. Le plan du palais aehéen est très analogue à celui du p.syapiv de Tirynthe; la construction même de ces deux édifices est presque pareille. Les murs, dans leur partie inférieure, se composent de grandes pierres ; les assises supérieures sont en petites pierres dont les interstices étaient comblés avec de la terre ; la paroi extérieure était recouverte de chaux. Comme à Troie et dans les villes gauloises contemporaines de César, les murs

3. The Athenæum, 23 juin 1888, 19 janvier 1889; Amer. Journ. of Archaeol., 1888, p. 360.

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