‹ Chroniques d'OrientChapitre 261 sur 410 · Ephemeris epigraphica , t. IV, p · texte numérisé non relu

Ephemeris epigraphica , t. IV, p

4. The Academy, 1888, II, p, 109, 124, 142, 425; cf. American Journal of Archaeology, 1888, p. 194, 335.

thon, en supposant, comme l’a fait M. Sayce, que ce nom grec soit précédé de l’aspiration.

— M. Sayce a publié, dans la Revue des Études grecques (1888, p. 311 et suiv.), d’importantes inscriptions grecques et latines copiées par lui dans les anciennes carrières de Ptolémaïs. Quelques nouveaux textes de même provenance ont été recueillis par lui en 1889 1 2 . Un curieux graffîte, qu’il n’avait expliqué qu’en partie, a été lu comme il suit par M. Birks* :

(e)!ç Zîùç Espaictç xa! *HX (s)T ’ç 'Epp.âvou6lç.

Si cette explication trouvait créance, on aurait là un exemple singulier de l’identification de l’El sémitique avec Hermanoubis ; malheureusement, il semble qu’il faut lire tout simplement "HX’.oç, comme M. Haussoullier l’a suggéré dans la Revue des E tudes grecques. La formule Eïç Zsûç Sépaïuç s’était déjà rencontrée sur des monuments gnostiques.

Naucratis. — La deuxième partie de l’ouvrage sur Naucratis, par MM. E.-À. Gardner et Griffith, a paru dans les derniers jours de 1888 3 4. Elle contient le récit des découvertes faites en 1885 et 1886 dans le téménos des Dioscures, les temples d’Aphrodite (et d’Héra et une partie de la nécropole. La nécropole archaïque n’a pas été retrouvée ; les plus anciennes tombes qu’on ait fouillées remontent au IVe siècle. C’est surtout l’enceinte d’Aphrodite qui a fourni en grand nombre les fragments de terres cuites et de vases. Une coupe (pl. VI) est peut-être le plus bel exemplaire connu de la céramique indigène de Naucratis à couverte blanche laiteuse, avec motifs égyptiens et orientaux; bien que brisée en un très grand nombre de morceaux, on est parvenu à la reconstituer presque entièrement. Une curieuse série de vases à couverte noire portent des dédicaces de Mityléniens et paraissent être les spécimens, jusqu’à présent uniques, d’une ancienne fabrique de Lesbos contemporaine de Sappho. Les inscriptions et graffites, quoique découverts en grand nombre, n’apportent pas d’éléments nouveaux à la controverse qui a été récemment exposée dans la Revue archéologique par M. Mallet*.

Page 1