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trouvée à Abae, l’autre sur l’Acropole, toutes deux aujourd’hui conservées à Athènes, qui représentent des ateliers de céramistes. Par la même occasion, il a publié un bas-relief de Larissa où l’on voit, audessus de l’épitaphe d’un affranchi [Bull. Corr. Hdlén., t. X, p. 448), un menuisier travaillant une planche avec un ffxéiricpvcv. Le sistre représenté sur la gauche semble indiquer, suivant l’éditeur, que cet artisan était membre de quelque corporation religieuse gréco-égyptienne ; je ne crois pas celte hypothèse nécessaire, les attributs d’Isis n étant pas rares sur les stèles funéraires [sistra jubentia lue tus, Luc., Phars VIII, 832).

— Je me contente de signaler, en la recommandant à tous les leeteuis de cette Chronique, 1 Histoire d'Athènes au moyen âge récemment publiée par M. Gregorovius 1 . Écrit dans un style brillant et chaud qui rappelle celui de notre Ozanam, ce livre est de ceux dont on peut dire qu’il contredit le préjugé si répandu et trop souvent vérifié sur l’absence d’art chez les historiens allemands. Un travail de proportions plus modestes, mais très nourri et bien composé, sur Athènes à l’époque chrétienne, a été récemment publié en grec par M. le Dr Démétrios Néroutsos2.

Dans un résumé, d’ailleurs assez exact, des travaux archéologiques exécutés en 1888-1889, M. E.-A. Gardnerdit que les monnaies de la collection athénienne « ont été arrangées et examinées par M. le Dr Pick, envoyé à cet effet de Berlin » 3. Nos lecteurs savent que ce renseignement est erroné4 : l’état du Cabinet numismatique d’Athènes est encore tout à fait précaire et M. Pick n’est plus à Athènes depuis longtemps.

Au cours de la même revue, M. E.-A. Gardner a fait valoir des arguments contre l’appartenance d’une statue archaïque découverte sur l’Acropole à la hase signée du nom d’Antenor5. L’adaptation de ces deux morceaux, proposée par M. Studniczka, a été effectuée au Musée central, mais l’on a heureusement gardé un moulage de la plinthe avec les pieds qui rendra possible une nouvelle étude de la question. Les raisons alléguées par M. Gardner ne paraissent pas être sans valeur.

I. Gregorovius, Geschichte der Stadt Athen im Mittelalter, 2 vol., Stuttgart 1889 (24 mark). ’

2- Xpio-navixai ’Aeîjvai, ioToptXïi xai àp/aioXoyiXTi (j.£>.érrj, «itouTtaga èx toû SeXtiou vijç laTopixrjç xai I8voXoyixÏ)ç èxaipia; zr,; 'EXXà6o;, ûjio Tocaaou A^Tpio-J NspouTtroo. ’AOïivrjiTLV, éx toû zoTvoypavetov IIÉppy], 1889.

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