Jahrb. des Instit., 1889, p
nage central, qu’il considère comme Apollon, la femme vêtue du long chilon ionique où il reconnaît Hippodamie; cette observation est confirmée par la comparaison qu’il institue entre les deux groupes de femmes enlevées par les Cenlaures et les métopes 3, x et xn (Michaelis) du Parlhénon, disposées symétriquement de part et d’autre de la métope n° xi.
— M. E. Petersen 1 explique les nombreux trous qu'on a signalés dans les figures des métopes d’Olympie comme les points d’insertion de tiges métalliques, peut-être de fourches, destinées à écarter les oiseaux (cf. Jos., Ant. Jud., V, 5, 6; VI, 5, 1). Ces « chasse-moineaux » subsistent encore sur quelques briques faîtières découvertes en Italie. C’est là, comme l’a finement remarqué M. Petersen, l’équivalent des flèches dont l’Ion d’Euripide menace les oiseaux de Delphes, ire ïjvûv àyéXaç ai (3Xaxvoosiv asp-v’ àvaO -op.x-a.
— Il a été nécessaire de procéder à un déblaiement du terrain de l’Altis, où la végétation avait pris des proportions presque menaçantes depuis la conclusion des fouilles2. Quatre-vingt-six objets en bronze du Musée d’Olympie ont été transportés à Athènes pour y être l’objet d’un nettoyage et d’un traitement chimique, destinés à empêcher les progrès de l’oxydation.
Corythios. — M. BérarJ, membre de l’École française, a commencé des fouilles à Corythios, en Arcadie, où l'on avait trouvé en 1888 une statuette en bronze d’Artémis 3 4. Les premiers coups de pioche ont donné une autre statuette de la même déesse en bronze, et une figurine en terre cuite qui, d’après la description, fait un geste analogue à celui de la Baubo éleusinienne.
Lycosura*. — Les fouilles de l’éphore Leonardos à Lycosura ont fait découvrir les fondations en marbre d’un grand édifice dorique, qui, au témoignage d’une inscription, était le temple de Despoina mentionné par Pausanias (VIII, 38, 2). Beaucoup de bases avec inscriptions y ont été recueillies, ainsi que des fragments de statues colossales, notamment deux tètes de femmes, une tète d’homme barbu et une main tenant une torche. Quelques-uns de ces morceaux ont probablement appartenu aux statues de Damophon de Messène, que Pausanias