Cf. Revue archéol., 1889, II, p
Milo il trouve « une attitude conquérante et quelque peu tapageuse », une c< pose voulue et cherchée », une « majesté de commande », une « attitude emphatique et déclamatoire ». C’est peut-être aller bien loin. Assurément, Tissot avait tort d’appeler « frère de la Vénus de Milo » ce marbre qu’il rêvait de faire arriver au Louvre ; mais cette statue est encore de celles dont tout Musée pourrait être fier, même s’il possédait la Vénus de Milo par surcroît. Le torse et le bras droit sont d’un excellent modelé, sans la sécheresse du travail romain. Épris des élégances de l’archaïsme et de l’atticisme, M. Collignon me rappelle ces fanatiques du cinque-cento auxquels la vue d’un tableau bolonais soulève le cœur. Je respecte ces dégoûts du délicat historien de Phidias, mais je me garde de les partager.
Amorgos. — M. E. Szanto a restitué, d’après une inscription déjà connue et de même provenance {Bull. Corr. Hellén., t. VIII, p.23), un texte relatif à un emprunt de la ville d’Arcésiné qui avait été publié sans commentaires par M. Dümmler ( Athen . Mittheil., t. XI, p. 107) a.
Carpathos. — L’inscription de Tristoma, publiée par M. Beaudouin {Bull. Corr. Ilellén., t. VIII, p. 356) et étudiée depuis par M. Schumacher {Rhein. Mus., 1887, p. 635), a été rééditée avec quelques variantes par M. Paton1 2 3. Les noms qu’elle donne sont fort importants pour la géographie de la Carie.
Crète (Gortyne). — Sous le titre de Monumenti antichi, l’Académie romaine dei Lincei a commencé une série qui semble devoir faire suite aux défunts Monumenli delï Instituto. Les fascicules paraîtront à intervalles indéterminés, ce qui est une excellente chose. Le choix du format in-4°, au lieu de l’odieux in-folio, en est une autre. La première livraison contient une description illustrée du temple d’Apollon à Gortyne, découvert en 1888 par M. Halbherr. On y a trouvé plusieurs statues, entre autres un torse colossal d’Apollon, une grande statue de femme, un Triton, un buste d’empereur, etc. Le texte a été rédigé par M. Halbherr et Comparetti ; ce dernier s’est occupé particulièrement des documents épigraphiques, faisant suite à ceux qui ont été publiés dans le Museo Italiano.
— On signale à Gortyne la découverte d’une coupe en marbre où