‹ Chroniques d'OrientChapitre 311 sur 410 · AeXtÎov, 1889, p · texte numérisé non relu

AeXtÎov, 1889, p

3. Cf. ibid. , p. 150 : â eù-/epwç Séva-cat «ç vi Siaxpfvr] w; xc68y)X(K.

4. Sans préjudice des figurines isolées, qui se sont multipliées depuis trois ans et se vendent communément comme tanagréennes. A l’Exposition universelle de 1889, on voyait à l’étalage d’un de nos premiers orfèvres uue jolie statuette en argent copiée sur une de ces pseudo-tanagres.

5. Cartault, Vases grecs en forme de personnages groupés, Paris, Hachette, 1889, in-4° avec 2 pi.

tiques sont altiques, et leur authenticité est indiscutable. — Je réponds que les groupes avec vases sont aussi faux que les groupes sans vases, et que si les uns comme les autres viennent d’Athènes, c’est qu’on les y fabrique pour tromper le monde *. Il est bien singulier que M. Cartault abandonne aussi lestement l’hypothèse de la provenance asiatique, après avoir écrit en 1887 ( Sur V authenticité des groupes en terre cuite d'Asie Mineure, p. 21) : « J’ai vu des lettres d’Orient contenant des renseignements arrachés aux fouilleurs eux-mêmes par quelqu’un qui leur achète leurs groupes, mais qui n’a pas été lui-même sur les lieux. Or, la description de la nécropole, des tombeaux, de la façon dont on y trouve ces objets, de l’endroit lui-même, dont je me suis beaucoup approché dans mes voyages, ne me paraît pas pouvoir être de pure imagination : elle a un grand caractère d’authenticité. Une ville antique importante était dans le voisinage. Le nom moderne de la localité est écrit en foutes lettres. Je regrette de n’ètre pas autorisé à le donner ici. » Maintenant, cette discrétion n’est plus de mise. M. Cartault a le droit et le devoir de nommer le correspondant qui a si bien réussi à le mystifier. Quand on a écrit les lignes que j’ai citées, on ne peut plus recourir à des faux-fuyants... Je tends la perche à M. Cartault : qu’il la prenne !

Cymé. — J’ai découvert en 1881, dans la nécropole de Cymé, une statue et cinq bas-reliefs archaïques représentant Cybèle, qui ont malheureusement passé au Musée de Tchi nli-Kiosk L’intérêt de ces sculptures, appartenant à la tin du vi° siècle, est fort augmenté par l’analogie qu’elles présentent avec des statues analogues exhumées en 1863 à Marseille, qu’on avait bien à tort considérées comme romaines5 . M Heuzey avait reconnu qu’elles sont archaïques et probablement phocéennes3; le rapprochement avec les monuments découverts à Cymé rend cette opinion plus que vraisemblable. Il serait toutefois utile d’obtenir un fragment de calcaire des statues éoliennes pour le rapprocher de la matière des ex-voto marseillais*.

Phocée. — MM. Graef et Szanto ont étudié l’emplacement de l’an-

1. Si la provenance asiatique était déjà inadmissible, à cause de la surveillance que le gouvernement turc exerce depuis six ans sur les antiquités de ce pays, 1 hypothèse d’une origine attique est simplement ridicule, à moins qu’on ne veuille faire une sanglante injure à l’Éphorie !

2. Conze, Archaeol. Anzeiger, Bülfslafel B, 1886, n°216, p. 303.

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