Cf. Sp. Lambros, The Athenaeum, 1890, I, p
vient d’ètre mis à la tête du Cabinet numismatique d’Athènes'. Aucun juge impartial et bien informé n’a jamais mis en doute sa parfaite innocence dans la regrettable affaire dont nous avons entretenu nos lecteurs*. M. Svoronos n’av.iit donc pas besoin d’une réhabilitation, mais il avait droit à une réparation et l'on ne peut que féliciter le gouvernement grec de la lui avoir accordée. M. Tricoupis, président du conseil, en recevant M. Svoronos, lui a exprimé tous ses regrets de ce qui s’était passé et son entière confiance dans l’avenir delà collection que M. Svoroncs est chargé'de réorganiser. Le bâtiment où elle a été conservée jusqu’à présent ne présentant pas toutes les garanties de sécurité désirable, il est question de la transporter dans une des ailes du Musée central. Malgré le vol commis par Raftopoulos, elle est encore extrêmement riche et l’on doit être heureux pour la science que le classement en soit confié à M. Svoronos1 2 3.
— Il y a eu cinquante ans, le 1er août dernier, qu’Otfried Müller rendit le dernier soupir à Athènes, au retour de sa fatale excursion à Delphes. A l’occasion de ce triste anniversaire, le gouvernement hellénique a fait nettoyer le monument de Colone, où les archéologues allemands ont suspendu des couronnes et des bandelettes, semblables à celles que l’on voit sur les lécythes funéraires. MM. Rangahé, Koumanoudis et Cavvadias ont assisté, avec d’autres savants grecs, à cette cérémonie touchante et M. Koumanoudis, qui a connu O. Müller chez Thiersch à Munich, a pris la parole au nom delà Société archéologique. Le nom d’O. Mül'er est de celui qui n’appartient pas à une nation, mais à l’humanité tout entière; nous nous associons de grand cœur à l’hommage public qui vient d’être rendu à sa mémoire.
— M. Ch. Normand, de passage à Athènes, a étudié avec soin les ruines de l’ancien Parthénon (?) et y a découvert, sur la marche inférieure, un revêtement en stuc portant des traces certaines de polychromie 4 5.
— Le pyrgos du temple d’Athéna Niké est l’œuvre de Cimon, mais le temple actuel n’a été construit qu’après les Propylées ; telles sont les conclusions d’un article de M. Wolters inséré dans les Sonner Studien, volume d’études dédié à M. R. KekuléL