Gazette archéologique, 1875, pl. XVI
Julia Domna B). Victoire conduisant un bige dans lequel est le simulacre de Vénus (‘291). — Gallien. B). Vénus debout (317). — Hadrien. R). Vénus debout, les bras étendus, avec le pallium tombant de la tête aux pieds ( Supplém ., 182). Ce type dérive directement de celui de la Junon Pronuba ou Artémis Anaïtis; la slaluaire a perfectionné ce motif qui est devenu celui de la Vénus de Cos et delà Vénus Genetrix des monnaies romaines.
5° Hercule. — Septime Sévère. B). Hercule nu debout appuyé sur la massue (283). — Tète nue et barbue d’Hercule [Supplém., 175). — Type de l’Hercule Farnèse (204). — Tète laurée d’Hercule jeune (263). — Tète barbue d’Hercu'e (264).
6° Jupiter. — Jupiter debout tenant un fondre et une liaste [Suppl. , 179). — Jupiter debout portant un aigle et une haste (184).
7° Esculape. — Gordien le Pieux. B/. Esculape et Hygie (303;. — Esculape debout (264, Suppl, 175, 185). La divinité identifiée à l’époque romaine avec Esculape et associée à Hygie n’est autre que Mèn Tiamou ou Sabazios, qu’une inscription citée plus haut nous montre associé à Artémis Anaïtis comme présidant à la santé, donnant et guérissant les maladies.
8° Apollon. — Apollon demi-nu assis sur un rocher, tenant de la main droite le simulacre de Junon Pronuba et de la gauche un sceptre. Derrière lui, un cippe carré surmonté d’une lyre sur laquelle le dieu s’appuie du bras gauche (Imhoof-Blumer, Monnaies grecques, 1883, p. 386).
9° Bacchus. — Néron. r|. Figure nue d’un jeune homme tenant de la main droite le bipenne, le bras gauche pendant (IV, n° 272 et Suppl., VII, n» 180). — Bacchus debout, tenant dans la main droite le canthare et dans la gauche le thyrse (265, 271).
La hache bipenne est bien connue comme l’attribut du Jupiter Labrandien et de Dionysos ’. D’après le texte de Pétrone que nous avons cité, Dionysos était une des divinités principales d’Hypaepa. Il est probable qu’il form ait un couple avec Artémis Anaïtis, car l’on trouve Dionysos Sabazios uni à la déesse lunaire Cotytto en Thrace et l’on a remarqué que Bacchus, à l’époque romaine, remplace partout Sabazios en Asie Mineure. Dionysos passait pour avoir été nourri sur le Tmolos en Lydie par la nymphe Hippa [Orphica, XLVII); la ressemblance entre les noms d’Hippa et d’Hypaepa a pu contribuer à la naissance d’une légende qui mettait cette ville en rapport avec Dionysos.