‹ Chroniques de Jean Molinet (volume 2)Chapitre 126 sur 135 · CHAPITRE ex · texte numérisé non relu

CHAPITRE ex

0>pie desfleUres du voy de France, addressantes aux pays de Brabuit

el Hajnault.

«Charles par la grâce de Dieu, roi de France: très chers et grâjids amis, nous avons piéca esté advertis des questions et débats qui se sont meus entre nostre chancelier, et très amé frère et cousin le duc d' Austrice, et nostre très cher et très amé frère le duc Philippe, comte de Flandres, et les trois membres dudit pays, dont de tout notre cœor nous a despieu et desplaict ; et à ceste cause avoas piéça envoyé nos ambassadeurs tant devant noslrc père que devers nostredit frère , et les trois estais et membres, pour essayer par tous les moyens qui

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nous ont esté possibles , à y trouver quelque bon appoinctément , et lesquels ont faict de par nous à nostredit père et cousin plusieurs offres pour y mètre fin, mesmement que notredit frère, et lesdits trois membres ont toujours esté contents sur ledit différent , eux soubmettre à nous comme à leur souverain seigneur, et aux seigneurs de nostre sang, ou à nostre court de parlement; ce que nostredit père n'a voulu accepter j mais est entré en puissance audit pays de Flandres, et très souvent s'est efforcé et efforce y porter dommage, eu fotillant et oppressant ledict pays.

» Pour laquelle cause ^ et pour riens, ne voudrions souffrir nos subjects estre ainsi oppressés et endommagés, ne telles entreprises et hostilités estre faictes par personne que ce soit, en aulcunes terres ou seigneuries de nostre royaulme, nous qui, comme souverain seigneur dudit pays de Flandres, et aus2^ comme à ceux de notre très chère et très aimée compagne la reine, y avons grand in lérest, sommes tenus préserver et garder lesdits pays desdictes forces et violences; vous envoyé nostre amé et féal conseiller et chambellan , le seigneur des Querdes, maressal de France, nostre lieutenant-^ général en tous nos pays de Picardie et Arthois, avecq aulcuns des gens de nostre conseil et de nos gens d'armes en bon nombre; et auquel nostredit conseiller etchambellan^ avons encoire chargé mettre et trouver quelques a ppoinctementsèsdits différents, et s'employer à l'appaisement d'iceulx j

Chrohîques. T'. XLIV. — J. Moliket. //. 20

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