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Lacune

2< Lacune.

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Le duc de Lorraine s'âppensa que son logis ne lui estoit pas seur ; si deslogea celle nuit^et vint à Pontà-Mouchon; mais partie de son ost se logea sur uue haulte montagne à un quart de lieue près. Voyant ce, le duc Charles se deslogea matin pour soiloger au propre lieu dont les Lorrains s'estoient deslogés la nuict, et tint tout le jour ses gens en bataille^ espérant combattre le duc de Lorraine et les siens, lesquels se tindrent tout le jour en leur fort, sinon aulcuns escarmoucheurs, qnérans leurs bonnes aventures^

Le lendemain , deux heures devant le jour, le duc de Lorraine et sa compagnie ^ deslogèrent san^ trompette du Pont-à-Monchon qu'ils pillèrenl, et s'enfuirent par-delà la rivière de Moselle, vers Toulet Nancey. Le duc, de sa personne, alla Ic^r à une ville oultre Saint-Nicolas ; et après avoir assis garnison pour la tuition de Nancy, s'en alla en Allemagne vers Jes Suisses, pourchassant aide et secours, et le duc Charles eut voulonté de soi loger en la ville de Pont; et manda, par le hérault Bourgogne , à ceux qui le te noient, que on lui fist ouverture. Auquel ils respondirent que si les portes n'estoient grandes assez, ils abbatteroient la muraille pour entrer à son aise. Et quand il fut entré , il trouva vivres et engins, que le duc de Lorraine avoit abandonnés, lequel, aucommandément du duc Charles^ fut rudement poursuivi par messire Olivier de la Marche et ceux de la garde, environ cent hommes d'armes etautant d'archers, desquels il estoit capitaine. Et advint qne le

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vingt-unième d'octobre, ils trouvèrent environ vingtsix ou trente chariots chargés de marchandises^ conduicts et accompagnés de cinq ou six cents cornbattans , sur espérance d'arriver à l'ost du duc de Lorraine ; sur lesquels ledit de la Marche et ceux de sa roule , chargèrent tant rudement , qu'ils les desfirent ^ et ramenèrent vivres et prisonniers à Tost du duc Charles. Ils trouvèrent en un fort buisson aulcuns Àllemans qui s'étoient illec muchés et embuissQnnés, tirants sur ladite garde , de serpentines et arbaleslres ; mais ils furent servis d'archers qui les lardèrent de flèches ^ desquels ils recueilloient à leurs corps pour les tirer derechef sur ladite garde ; mais finablement ils furent desbuissonnés, desmuciés, et exécutés. Pendant ce temps, le comte deChimay, accompagné de six mille combaitans , pareillement le seigneur de Bièvres avec sa bande , retournant du siège de Nancey , estoient logés à quatre lieues prèsdu Pont-à-Mouchon, sans savoir oii estoit le duc Charles, lequel fut fortresjouy , tant de les avoir trouvés près de lui, comme de la fuicte du duc Régnier, son ennemi, qui ne Tavoit osé attendre ; et le lendemain , manda ses capitaines pour conseiller de ses affaires.

Les opinions d'iceulx recoeillies, conclut que le duc Charles demoureroit par aulcun temps audit Pont , ou il se tireroit à Thionville ou à Luxembourg , pour rafreschir tant sa personne comme ceux de son hostel, et les contes de Ghin^ay et de Campo-Basso , ensemble aultres conducteurs se liendroient auprès de Nancey, pour deffendre que

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» les mots que tu as proférés, ce seroit assez pour » nous mener au dernier supplice. »

Finablement ledit Jérosme tant le persuada , répliqua et bouta en teste , que Jehan-André se concorda à son imagination ; et jurèrent ensemble le tenir secret jusques à la mort. Si leur sambla bon , pour achever leur emprinse , que s'ils povoient avoir un tiers, que la chose se conduiroit plus couvertement et de meilleur train. Et adonc l'un d'iceulx mit avant messire Gaspard Visconte , trésorier des gueires , sachant qu'il n'aimoit guères le seigneur duc. Messire Gaspard fut appelé secrètement en un convine, où ils ne furent qu'eux ttois seulement. Et lui commencèrent à dire que fort desplaisans ils estoient du desapoinclement que le duc lui avoit faict de son office , ce que faire ne dèbvoit , considéré qu'il estoit du noble sang des Viscontes, et Irop plus prochain du chappeau ducal que le seigneur duc ; et fut ledit Gaspard tellement enveloppé et enchanté de beaux langages , car l'un et l'aultre en avoient leurs boutiques garnies à voulonté , qu'il s'adhéra à leur damnable conspiration , et jura comme les aultres tenir léauté iri'éfragable ; et aussi les aultres ilii promirent que , s'ils povoient parattaindre la fin de leurs conceptions , ils le feroient seigneur et duc de Milan. Et à tant se partirent et prindrent journée de lendemain retourner à l'hostel de Jehan-André , comme ils firent. Et pour plus grande seurté de leur machination^ afin de mieux concorder le sang du corps avec la voulonté de

rame, iceulx, et en ladite maison, se firentchascun seigner du bras seoestre en un seul voirre, et beurent ensemble leur sang , qui estoit chose tyrannique fort énorme et exorbitante du train de vraie humanité. Et lors fut confermée , ratifiée et corroborée l'exécrable et mauldict e intention qu'ils avoient d'achever leur très doloreuse emprinse.

Pendant le temps de ceste cruelle conspiration^ estoit le seigneur duc en Piedmont , pour réduire en l'obéissance de la ducesse de Savoye certaines villes et places qui lui estoient rebelles; car le jeusne duc de Savoye avoit espousé madame Blanche , sa fille. Puis , quant il eut séjourné en Piémont environ neuf mois , il retourna à Milan , cinq ou six jours avant Noël , pour faire son triomphe comme il avoit ac- . coutume annuellement de faire; car tous chambellans, chevalliers, gentils- hommes , vassaux, barons, serviteurs et escuyers le venoient reverender et sei'vir deux fois l'an , assavoir à la saint George et au Noël ; et quand le jour saint Estienne estoit expiré , le duc de Milan se desguisoit , ensemble ses plus privés et secrets amis , et passoit son temps en danses, esbattemens et momcries, allant de maison en maison jusques au quiœesme. Et tiennent ceste mode les Milanois, afin de parler avec leurs amoureuses , ensemble voir et choisir dames et damoiselles à leur plaisauce, et de parler et deviser amoureusement avec elles. Et lors les citadins puissans et riches font parer leurs salles moult sumptueusement, et appellent les jeunes filles de leur parenté et

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ledit Jehan se trouva despouillé du régime de son abbaye , de laquelle chose il avoit triomphé par long-temps, il fut amèrement troublé. Si que , pour remède, appela en procès ledist évesque, comme lui demandant trois mille ducats d'intérest, qu'il avoit mis de son propre en réfection de ladite abbaye, disant oultre qu'il l'avoit prinsà ferme du viel abbé trespassé y l'espace de neuf ans , qui encoires n'estoient expiras ; et que se le duc de Milan ne lui faisoit raison de sondit inlérest , jamais l'évesque n'en auroit paisible possession , ne personne par lui, se non /par pièces. Ce procès dura plus d'an et demi , en la court du duc Galeas , lequel totalement favourisoit audit évesque, en condamnant ledict Jehan-André à payer aulcuns despens ; dont il se contenta pis que devant , et ne cessa de poursuivre son cas à l'escu et au baston , tellement que ledit évesque n'y sçavoit comment besongnier. Et combien que ce Jehan- André fuistde petite stature et corpulence maigre, sec, un petit boiteux, et avant en son temps, si estoit-il fier comme un lion, fort magnanime, courageux^ très riche, et de puissant parentage; et quant aulcunes fois il rencontroit ledit évesque^ il disoit en passant qu'il lui rendroit son argent, ou une fois il laveroit ses mains en son sang. En ce temps , ung jeune fils, natif de Milan , nommé Jerosme Ozate, se tenoit à la court du duc Galeas, et estoitson chambellan d'honneur. Mais, comme il confessa depuis, jamais ne l'aima une seule

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heure , disant que dès sa tiouvelle réception en la ducé , lorsqu'il veit porter Tespée nue devant loi conune il est d'usage, s'il pooit une fois avoir tant de credence autour de lui de porter l'espée, il lui en trancheroit la teste s'il pooit. Gestui Jerosme estoit grand orateur , et Jehan- André grand poëte, parquoi ils se Irouvoient souvent ensemble pour coinquer leur science ; et entre aultres devises dict Jerosme à Jehan-André : « Je m'esbahis comme tu peux souflPrir que le duc » te face si grand tort , quand ne te faict rendre » les trois mille ducats par toi exposés en l'ab- » baje de Miramont. C'est un pervers tjran , » déprédeur du peuple , et qui ne vise sinon à » mettre JVIilau à ruine perpétuelle ; » et lui réduisit en mémoire l'histoire du romain Cathelin, veuillant habandonner son corps pour le bien publique. « Or est-il ainsi, que le seigneur duc , usant » de sa tyrannie, oultrageusement moleste son » peuple , par mettre sus nouvelles impositions , » tailles et gabelles. S'il y a quelque belle femme » au pays , il faut qu'il Tait à sa vçulonté , soit » par proumesses , dons , ou raptures ; il trouve » journellement tours et pratiques de amas^r )) argent, à la grande fouUe et charge de la » chose publique ; et est ma credence que qui » pourroit extirper et détruire un tel tyran et » satrappe, il acquerroit gloire et louange devant » Dieu et devant les hommes. »

Adonc Jehan-André lui respondit : « Jerosme^ » advise que lu dis ; car si on scavoit seulement

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seroit évesque, et eulx mesmes seigneurs de Milan. Et, de faict, aulcuns grands personnages de la cité se boutèrent en ceste erreur, et se adhérèrent secrètement en ceste cruaulté, qui nul semblant n'en firent quand l'exploict du meurtre ne tourna à leur plaisance. Quand les aguets, altrappes et embuschès de ces satellites furent apprestés à leur voulonté, le duc de Milan , qui riens n'en scavoit , descendit au portai de l'église Saint-Estienne, pour ouyr la messe, et entra dedans, tenant le bras d'un ambassadeur qui illec estoit survenu ; et devisoient ensemble de leurs affaires. Et quant le duc fut au milieu de la nef de l'église , Jehan André vint, qui lui porta une supplication; et, sitost que le duc l'eust reçue , Jehan André le print par le collet et lui donna hastivement trois coups , l'un en puisant dedens le ventre, le second en la poitrine , à l'endroit du cœur , et le tiers en la fossette du gosier ; et l'attaindit si au vif de sa dague envenimée, que le duc oncques puis ne parla mot, fors qu'il s'écria sur le capitaine du chasteau de Milan , estant auprès de lui , en disant : ce Ah ! Ambrosin ! » et incontinent cheut à genoux. Et ainsi que Jehan- André , qui avoit donné ces * coups s'en cuida fuir et eschapper par le cloistre des chanoines pour monter à cheval , comme dit est, un estaffier du seigneur le cuida arrester ; mais ledict Jehan-André lui lança un coup de sa dague , et l'aultre cheut tout mort ; puis le serviteur dudict Jehan-André tira son espée pour aider son maistre, et fut incontinent prins et mené au chasteau.

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Cependant les courtisans et estaffiers estoient enipeschés pour trouver le principal facteur, Jehan André, lequel, pour soi garantir, s'estoit bouté entre dames et damoiselles , tellenient qu'il estoit assez diflTicile à le trouver et encores plus à l'entanier; car il estoit armé à la couverte, si n'avoit rien de nud que la face et le fondement. Finablement, vint un estaffier mor du duc, qui lui bailla si grant coup sur la teste du pommeau de son espée, qu'il le fist cheoir à terre, puis ledict lui lancha Fespée à travers le corps. Pendant le temps de ce piteux exploict, le duc estoit à genoux, et auprès de lui estoient les deulx complices dudict facteur, Jérosme et messire Gaspard, ayant longues cappes, pourveuz de dagues, faisans signe de faire place, en criant Fa-largo; et toujours frappoient et donnoient sur le duc tant qu'il expira. Les j)rinces , chevaliers et gentilshommes jettoient leurs robes à terre, et coupoient les verrières de l'église pour sortir hors; car il y avoit si terrible tumulte de peuple illec assemblé en grande multitude, tellement troublé, espoventé et esbabi du détestable meurtre illec perpétré, qu'il n'y avoit si preux personnage ne si belle damoiselle qui n'eust voulu estre hors pour avoir perdu la moitié de son trésor. Quand les gens furent vuidés de l'église et que la murmure fut à demi appaisée, l'on porta le corps du seigneur mort devant l'autel où il debvoitouyr la messe, lequel fut tout à coup déveslu et lavé en malvisée (malvoisie); çt feurent trouvées

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aultres^ pour recevoir et entretenir en devises d'a-^ mourettes, tous ceux qui desguisament viennent illecq danser et niouver en grandes pompes^ et cousteuses bonbances.

Et pour tant que le du cestoit moult curieux de soi trouver où estoient les grandes danses et belles damoiselles, Jehan-André s'appensa de richement tapisser son hostel , autant que possible lui seroit, ensemble de le furnir des plus gorières damoyselles de Milan , afin de Tattraire illecq et despescher de sa vie tout chaudement ; car Ton n'eusist sceu véritablement congnoistre celui qui le coup euist donné , sinon confusément. Et pour mieux assurer ce faict, Jehan-André avoit donné à deux cents compagnons deux cents paires de chausses d'une devise, lesquels dévoient garder la feste et estre prests au commandement dudit Jehan-André, se quelque mutation y fuist survenue. Et en ce tumulte et confusion de momerie, avoient conclud de meurdrirleurseigneur^ combien que lesdits compagnons estoient ignorans dudit cas.

Cest advis fut rompu ; et leur sambla que la despesche en seroit trop longue \ parquoi délibérèrent de le despescher le jour Sainct-Estienne^ et en l'église Saine t-Estien ne de Milan. Et furent iceulx trois ensemble fort empeschés le jour du Noël , pour faire leurs préparatoires ; puis révélèrent le secret de leur entente à un chanoine de ladicte église, grand docteur et fort entendu, nommé le prévost de Garguon , qui hayoit à mort le seigneur duc. Et quand ils lui eurent bien au

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long récité leurs pernicieux courages , il coUauda fort leur emprinse , disant que ce seroit œuvre méritoire y et qu'ils eu auroient louange devant Dieu et les hommes; dont, pour le tout achever , leur oflPrit assistance , faveur , fidélité , aide et secours de corps et de qhevance^ comme leur adhérent et compaignon , au mal, au dur, à la vie et à la mort ; et leur conseilla que, sans longuement tenir le foc en l'eaue, afin que Tembusche ne fusist descouverte , et que ladite besongne fust mise à exécution , le lendemain , jour de Saint- Estienne , et en son église mesmes ; car le duc se trouvoit de coustume voulontiers à la messe , pour ce que grande multitude de damoiselles y arrivoient ce jour , tant pour voir que pour estre veues; et n'estoit chose qui tant pleut à icellui duc, que l'inspection et regard d'icelles. Et proposèrent de bouter vingt ou trente compagnons bien en poinct à la chambre dudit chanoine , pour les secourir se besoing estoit ; puis feirent venir de leurs chasteaux une quantité de gens armés à la secrette, pour les bouter pareillement en cinq ou six maisons de leurs parents eslaos avant la ville; et firent tenir sellé un cheval tout prest en la maison dudit chanoine , pour monter Jehan-André quand il auroit tué ledit duc de Milan , comme il espéroit faire , afin de soubdainement courre avant la ville et rues pour faire mettre aulx sacquemans les meilleures maisons de la ville, et donner tout au povre commun. Et firent leur compte, que ledict chanoine

en lui quatorze plaies dont la moindre estoit mortelle. Et quant il fut ensepveli et fut bouté sur le grand autel du domme , ainsi que l'on a accoustumé de mettre les princes et seigneurs de Milan; et pour acoiser le peuple horriblement fouUé de debtes et exactions eslevées par icellui défunct contre le bien et utilité de la chose publique , afin qu'il ne se mutinast et ne labourast à avoir duc ou seigneur hors du lignage, madame la duchesse, son espouse, fit crier publiquement : que toutes tailles et gabelles que le duc , son mari , avoit mis sus paravant, elle les rappeloit et mettoit à néant, promettant tenir le peuple en justice , paix et tranquilité ; et à tant le peuple se contenta. Les petits enfants de Milan, autant que le jour dura, traînèrent aval la ville le corps de Jehan-André, en proférant opprobres, paroUes deshonnestes et injures ; puis fut pendu par les pieds au bout de la tour de l'horloge, en la place des marchands ; et les maisons de lui et de ses parens feurent mises aux sacquemanspar le menu peuple de la ville. Son valet fut prins, qui accusa les aultres, lesquels, sa,ns contrainte nulle , congneurent et confessèrent le cas, tel qu'il est dessus récité ; et maintinrent jusques à la mort, que s'ils l'avoient encores à faire, le feroient,'se possible leur estoit; car, pour ressource du bien publique , et pour la grande pitié qu'ils avoient du povre peuple oppressé, trop durement travaillé et exactioné, ils avoient adventuré leurs vies, cuidans faire complacence et

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îiervice à Dieu d'extirper hors des bons un tel mauvais et horrible tyran. Aulcuns disoient qu'ib espéroient que le peuple de Milan se debvoit esmouvoir pour les tirer hors du misérable et horrible danger de la mort ; mais ledit peuple ne monstra quelque signe; et nonobstant leurs bonnes raisons 9 madame les fit esquarteller tous vifs ^ de nuict y dedans le chasteau de Milan ; et leurs testes feurent portées sur tranchans de lances au bout de rhorloge , et leurs membres aulx portes de la ville. Et ainsi termina misérablement sa vie Galéas Maria , très noble duc de Milan , eagié de trentetrois ans , fort élégant personnage^ riche, puissant y doulx et affable, large d'honneur , pompem et beubanceulx, aimant les chantres plus que nul prince du monde , l'esbat de la chasse , et le deduict des dames.

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