‹ Chroniques de Jean MolinetChapitre 90 sur 165 · DE GEORGES CHASTELLAIN. 20J · texte numérisé non relu

DE GEORGES CHASTELLAIN. 20J

Charles, par cremeur ou par faveur, comme qui seroie à ly , et non pas à l'aultre , et voudroye par ce moyen ,ce poroitsambler, justifier Tung comme tout nel, et Tauitre condamner obscur, sauve la '

de chacun; certes, ce je ne voudroie, ne

en moi ne fust oncques.

Mes tant en ose- je bien dire et maintenir ; Se le roy se fust contenu de ses vices monstrer au duc Charles , et de les exercer en ly et contre ly , jamès ne se fust descouvert de nuls vices envers le roy , dont il eust deu faire plainte ; car ne lui eust ne formé ne meu jamès guerre ne rébellion , ne ne se fust porté envers ly , fors comme envers son souverain. Mes quant il a esté expert et appris de ses périlleuses conditions et meurs, et que ses subtils argus tendoient sur ly , il a usé du meismes tel qu'il y falloit allencontre , monstre barbe de respondre à qui usoit de manière de manace ; et tant se peut dire de ly y mètre les vices qui *...., qu'envers le roy n'a volu faire faulte ni user de déception ne de fraude ne de lascheté , ne de reproche, ne de nulle tricerie, ne mensonge; bien a volu garder son pas en la nature et qualité de traictié faict aveucques ly ; l'a observé de sa part, tant qu'il a peut; et quant le roy l'a enfraint, il s'en estdolu et esmeu, et le lui a mis en

Page 1