CONCLUSION
DB8 THIUtRZS DB YAUDEVILLE.
BRAziBR ne parle qu'incidemment, dans ce chapitre, du petit théâtre si connu au Luxembourg sou^ le nom de Bobino, et dont il orthographie même inexactement le nom Bobineau. On sait que son nom lui vint de l'un des principaux acteurs des premiers temps de sa fondation, Saix dit Bobino. Ce théâtricule, qui eût certainement mérité une place dans Tamusante galerie anecdotique de Brazier a disparu, lors de la transformation du jardin du Luxembourg, il y a une vingtaine d'années.
486 Petits Théâtres de Paris.
THÉÂTRES BOURGEOIS
DANS la seconde édition, ce chapitre contient, en plus, les passages suivants:
« Le village de Passy a joui de quelque célébrité pour ses théâtres de société ; madame la duchesse de Valentinois y donna des fêtes brillantes et souvent scandaleuses. Elle avait une salle de spectacle dans son parc, où l'on jouait souvent la comédie. Elle donna une fête à madame la comtesse de Provence, femme de Louis XVIII, dont elle était dame d'atours ; on représenta, ce jour-là. Rose et Colas; Clairval et mademoiselle Caroline y jouaient les principaux rôles. Dans Vhôtel Bertitt, dit des parties çasuelles, madame Bertin donnait aussi ce spectacle, mais elle voulait que Tétiquette fût observée ; son mari,moins rigide,se dédommageait de la pruderie de sa femme dans une jolie maison qu'il avait achetée dans le voisinage, pour mademoiselle Contât. Là, on jouait quelquefois la comédie bourgeoise, mais c^était derrière un paravent. Tout y était pêle-mêle, les grands seigneurs et les comédiens la Guimard et
Notes et Variantes. 487
le prince de Soubise, Tévéque d'Orléans (M.de Jarente) et mademoiselle Raucourt.
« Dazaincourt,Prévilie, Dugazon^ Trial^Laruette^ puis mesdames Vestris, Sainval cadette, Joly, Olivier, qui créa le rdle de Chérubin^dans Figaro, puis encore quelques auteurs ; Marmontel, qui faisait des contes, Cailhava,des comédies,Lemière, des poèmes, et le marquis de Bièvre, des calembourgs.
a Collé, déjà un peu vieux,y faisait jouer ses petites pièces polissonnes. Certes, ce théâtre-là devait être fort amusant.
c Le Ranelagh a eu aussi ses comédiens bourgeois. La rotonde du bal se change en salle de spectacle,au moyen d* un théâtre portatif, dont Tavant-scène se rapporte parfaitement avec le décor de la salle et forme un ensemble complet.
« Des élèves dePécole de déclamation et du Conservatoire de musique venaient autrefois essayer leurs jeunes talents dans Part dramatique, sur le théâtre du Ranelagh, et se hasardaientensuitesurde plus grahdes scènes.
« La célèbre Maillard, qui a si longtemps et si puissamment chanté les Clytemnestres au grand Opéra, s'est d'abord fait entendre au Ranelagh sur ce théâtre.
488 Petits Théâtres de Paris.
« On y a également vu de simples amateurs, que le plaisir de jouer la comédie y réunissait.
< Le spectacle était alors très varié: tragédies^ comédies^ opéras-comiques, drames^ vaudevilles, rien n'arrêtait les athlètes qui $*élançaient dans l'arène ; mais il faut en convenir, il en est peu qui se soient montrés dignes de remporter le prix.
« J'ai tiré une partie de ces détails des Chroniques dePassy, ouvrage plein de recherches curieuses et amusantes, publié par M. Quillet, ancien commissaire des guerres, homme aussi bon que spirituel, et qui fut mon ami. Il est mort à Gally en jan~ vier i836.
« Cet excellent homme a placé mon nom dans ses Chroniques, avec une bienveillance toute particulière. Je Ten ai remercié par un couplet, monnaie courante chez les chansonniers :
Merci, mon vieil ami, merci.
C'est trop d'honneur que vous me faites ; •