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CHAPITRE CCLXI

Comment le duc d’York, souverain f ouverneur de Normandie

pour le roi d’Anglelcrre, vint veis la ville de Pontoise pour I cuider lever le siège du roi de France.

Au temps dessus dit, le duc d’York, qui étoil chef pour la guerre et lieutenant-général pour le roi Henri d’Angleterre ès marches de France et de Normandie, avoit assemblé tie six à sept mille combattants, entre lesquels étoient les seigneurs de Scalles et de Talbot, messire Richard de Voudeville', qui avoit épousé la duchesse de Bedfort, sœur à Louis de Luxembourg, comte de Saint-Pol, et aucuns autres capitaines de Rouen dont plus avant ne me suis informé des noms. Et avoient avecque eux très grand nombre de chars, charrettes et chevaux chargés de vivres et artilleries ; et si y avoit très grand nombre de bétail. Si se mirent en chemin en moult belle ordonnance, entour la mi-juillet; et de Rouen, par aucunes Journées, vinrent devers Pontoise le duc d’York et ses gens ; et faisoient l’avantgarde, atout trois mille combattants, messire Jean de Talbot.

Si se logea le dit duc à Chevrin, à demi-lieue près de la dite ville de Pontoise, et l’avantgarde se logea en une ville nommée Hérouville ; auquel logis y furent par trois Jours ; et ravitaillèrent la dite ville très abondamment de plusieurs manières de vivres. Et adonc firent savoir au roi qu’ils étoient venus pour le combattre et toute sa puissance, s’il se voulait mettre aux champs contre eux. IMais le roi n’eut point conseil de ce faire; ains lui fut dit et remontré, comme autrefois, par ceux de son grand-conseil, qu'il seroit trop mal conseillé d’aventurer sa personne et toute son armée contre gens de si petit état, au regard de lui; disant outre que autrefois lui avoit trop cher coûté en aucunes batailles qui avoient été faites contre eux par ses gens durant son règne ; et que mieux valait de leur laisser faire leur envahie pour celte fois et garder les passages de la rivière; car bonnement ne pourroient les dits Anglois faire long séjour ci si grand gent, pour ce qu’ils n’avoient vivres,

sinon à grand danger. Et fut cette conclusion tenue. Si furent plusieurs capitaines envoyés par ordonnance avecque leurs gens au bout de la rivière d’Oise, depuis Pontoise Jusqu’à Beaumont et encore outre ; et le roi et ceux des bastilles demeurèrent en leur logis. Et adonc les Anglois, voyants que point ne seroient combattus, prirent conseil et conclurent l’un avec l’autre de passer la rivière d’Oise, s’ils pouvoient, pour aller en l'Ile-de-France et mêmement au logis du roi. Si se délogèrent dont ils étoient logés, au quatrième Jour, et tous ensemble s’en allèrent loger à Champ- Ville-au-Vergier.

Et [lource qu’ils étoif’nt assez avertis et informés qu’on gardoit les passages contre eux, virent bien qu’ils ne pouvoient mieux faire ni achever leur entreprise que par nuit. Et avoient des petits bateaux de cuir et de bois, cordes et autres habillements tout propices à faire ponts, qu’ils avoient chargés sur chariots. Si ordonnèrent que la greigneure partie de leurs gens feroient semblant de vouloir passer par force d’assaut au pont de Beaumont, en y faisant un très grand cri et haute noise, afin que toutes gens de leurs adverses parties laissassent leurs gardes pour y venir; et les autres, atout leurs habillements, iroient tout coiment épier sur la rivière, quand ils verroient qu’il seroit heure de besogner. Laquelle chose ils trouvèrent selon leur intention, c’est à savoir adressèrent conire l'abbaye de Beaumont, où lors n’y avoit point de guet; car déjà toutes gens de guerre étoient allés devers le dit lieu de Beaumont, où le dessus dit bruit et cri étoient encommencés, si comme entre eux Anglois avoient proposé et divisé; et faisoient grand semblant de vouloir illec passer la rivière, ce qui étoit mal possible, pour tant qu’on leur voulsîl défendre. Et adonc les dessus dits Anglois boutèrent un balel en l’eau, et passèrent bien doulablement outre, trois ou quatre, pour la première fois; lesquels allachèrenl une forte corde d’un bord à l’autre, atout [letits poinçons qu’ils avoient liés par le milieu; par le moyen de laquelle ils passèrent tantôt de quarante à cinquante, lesquels se fortifièrent de pieux aiguisés au deux bouts, ainsi qu’ils ont accoutumé et établi de faire. Or, considérez le grand péril où les premiers passants se met-

loient; pour vrai, s’il y eût eu tant seulement dix combatlanls de la partie des François, ils eussent bien gardé le dit passage contre le dit duc d’York. Si est moult bel exemple pour ceux qui ont telle besogne à conduire, d'y commettre gens qui soient sûrs et doutent à perdre leur honneur, pource que , par mau- \aise diligence, advient souvent de grands mésaventures.

Et tôt après, aucuns des gens de Floquet, qui avoient la charge de ce côté, en retournant devers Beaumont, où ils étoient allés au cri dessus dit, aperçurent les dits Anglois qui passoient. Si y allèrent tantôt, et crièrent à l’arme tout du long de la dite rivière jusqu’au dit lieu de Beaumont, où étoient grand’ partie des capitaines, qui montèrent tantôt à cheval. Et allèrent les aucuns au dit passage sur intention de les rebouter; mais ce fut peine perdue, car ils étoient en très grand nombre pour y résister, jà soit ce qu’il y eût escarmouche entre icelles deux parties. A laquelle escarmouche fut mort un très vaillant homme, nommé Guillaume du Châtel, neveu de messire Tanneguy; et avec lui furent morts deux ou trois autres. Et avoient fait les dits Anglois un pont de cordes, par lequel ils passèrent tout leur charroi et autres bagues et habillements de guerre. Et lors les François, voyants qu’ils n’y pouvoient mettre remède, se tirèrent hâtivement en grand’ partie vers Pontoise, et noncèrent au roi de France ces nouvelles; lequel en fut moult grandement déplaisant, et aperçut bien aucunement qu’il étoit en grand péril de recevoir grand’ honte, dommage et destourbier. Si fit sans délai porter grand nombre de son artillerie dedans la grand’ bastille de Saint- Martin, et se prépara diligemment de déloger de là et toute son armée, si besoin lui en eût élé. Et lors iceux Anglois, quand ils furent passés tout à leur aise, couchèrefit la première nuit au pont du dit passage, et firent ce jour aucuns nouveaux chevaliers. Entre lesquels le furent faits les deux frères du comte de Staffort, dont l’un se disoit comte d’Eu; et le lendemain se délogèrent assez matin, et chevauchèrent en moult belle ordonnance en tirant ■vers Pontoise, et se logèrent en deux villages.

Et adonc eut le roi conseil de laisser son logis de MaubuissoD, s’en alla à Poissy, et

avec lui tous ceux de son osl, réservé ceux de la bastille Saint-Martin, en laquelle demeurèrent de deux à trois mille combattants ou environ, desquels étoit souverain capitaine le seigneur de Cotigny, amiral de France, et avecque lui La Ilire, Joachim Rohault, Jean d’Es« touteville, et Robinet son frère, messire Robert de Béthune, seigneur de Moreul en Brie, le seigneur de Chàlillon, le seigneur de Moyencourt, Régnault de Longueval, le seigneur de la Roche-Guyon, le seigneur de Moy en Beauvoisis, et moult d’autres nobles et grands seigneurs et vaillants hommes de guerre; et aussi y demeurèrent ceux de la cité de Tournai, dont dessus est faite mention. Et y avoiton retrait des vivres de l’ost en très grand’ abondance. El au parlement d'icelui roi, leur fut promis de les secourir et aider en tout ce qui leur seroit possible. Fit quant au boulevert du bout du pont, que tenoient les dits François, ils le délaissèrent et abandonnèrent. Et en après, le dessus dit duc d’York se tira vers Maubuisson, dont le roi de France s’étoit parti, et y trouva encore des vivres et moult d’autres biens que les marchands n’avoient pu emmener; et là se logea. Et Talbot s’en alla loger une lieue plus avant en une ville, sur la rivière entre Pontoise et Conflans, lesquels logis ils tinrent trois jours. Et alloient en la ville par leur pont, que ceux de dedans avoient réédifié, avecque leur boulevert, tout à leur bon plaisir. Et pareillement ceux de dedans issoient quand bon leur sembloit , sans avoir empêchement ou destourbier de leurs dits adversaires. Si espéroient ceux de la dite bastille être assaillis chacun jour, et étoient en volonté d’eux très bien défendre; de laquelle chose au regard d’assaut, ils n’avoient garde, car iceux Anglois n’eussent jamais bouté leurs gens en ce danger, attendu les affaires qui leur survenoient, dont ils ne pouvoient encore voir la fin. Mais, nonobstant ce, leur disoient qu’ils les assaudroient, et qu’ils se départissent atout une partie de leurs bagues, et qu’ils feroient en gens de grand sens, attendu et vu que le roi les avoit abandonnés et laissés en ce danger; mais ils n’en avoient point volonté. Ains répondirent qu’ils n’en feroienl rien, et que point ne les doutoient. Entre lesquelles paroles furent faites aucunes escarmouches

>nlre eux, et plus de trait que par aucune iianière,

Etau quatrième jour, le dit duc d’York se lélogea du dit lieu de Maubuisson, et alla au ogis de Talbot, qui avoit fait faire un boulevert de cordes, claies et autres besognes , par equel ils repassèrent l’eau d’Oise ; et pouvoient aien avoir cinquante que chars que charrettes. Et ce propre jour, Pothon de Sainte-Treille î’éloit parti de Poissy avec grand’ quantité de gens de guerre, pour mener vivres à la devant dite bastille. Et allèrent après lui le connétable de France , le comte de Saint-Pot et aucuns autres capitaines pour le secourir, s’il en eût eu besoin ; mais ils furent avertis du repassage des dits Anglois, par quoi ils envoyèrent devers le dit Pothon dire qu’il se hûtût de retourner. Et il leur remanda qu’ils s’en allassent passer par Meulan, par où ils s’en retourneroient au dit lieu de Poissy par l’autre côté de la rivière ; laquelle chose ils tirent. Et après que te duc d’York et ses Anglois furent repassés, comme dit est, s'en allèrent mettre en bataille devant Poissy, où étoient le roi et le dauphin avec grand’ partie des seigneurs et des capitaines. Et y eut une moult grand’ escarimuuche, à laquelle furent pris deux des archers du connétable de France et un archer du comte de Saint-Pol. Et de là s’en allèrent loger en une ville nommée Tourlie-sur-Seine ; et le lendemain retournèrent à Mantes, et le roi s’en alla à Poissy et à Conflans, atout une partie de ses gens. Et te dit connétable, le comte de Saint-Pol et plusieurs autres allèrent passer à Saint-Cloud et de là à Paris, où ils furent deux jours ; et puis retournèrent tous gens de guerre en rile-de-France , où leur furent délivrées villes pour eux loger, chacun selon son éiat. Et depuis, te roi atout les seigneurs qui étoient entour lui allèrent à Saint-Denis en France , où ils furent jusqu’à la mi-aoùt; et de la retourna le roi encore à Conflans, où il fit faire un pont pour passer une île sur la rivière de Seine.

Avec ce, fit faire un autre pont pour passer la dessus dite rivière tout outre; au bout duquel il fit un boulevert et grands fossés entour, dedans lequel se logèrent grand nombre de gens de guerre. Durant lequel temps, Talbot vint piller la ville et l’abbaye de Poissy et les

biens des dames, et puis s’en retourna à Mantes. Et bref ensuivant , fut la ville de Pontoise ravitaillée pour la quatrième fois; et y demeurèrent les gens du duc d’York, au lieu de ceux qui y étoient de par le dit de Talbot, dont le roi fut moult travaillé. Voyant qu’il étoit petit apparent que son entreprise vînt à bonne fin et conclusion, il pensa en lai-même que, s’il se départoit de là sans avoir l’obédience d’icelle ville de Pontoise, qui tant lui avoit coûté, et devant laquelle il avoit jà été si longue espace de temps, ce lui seroit un très grand dèboutement et déshonneur de s’en partir sans la subjuguer; et crieroit le peuple contre lui et ses gouverneurs, et par spécial les Parisiens, qui tant avoient mis du leur. Et avec ce étoit du tout averti comment les princes de son royaume, et mêmement de son sang, n’étoient point bien contents de son gouvernement ; et lui avoit été dit qu’ils se dévoient assembler ensemble, et que ce n’étoit point pour son bien ; et par ainsi n’étoit point merveille s’il avoit bien â penser.

Néanmoins il se disposa et conclut avec les plus féables de son conseil de retourner et loger au dit lieu de Maubuisson, et de poursuivre sa dite entreprise ; et y revint au bout de douze jours après qu’il en fût parti. Si fit reloger scs gens en plusieurs lieux, ainsi comme ils étoient par avant son partement. En un autre jour, se leva une moult grand’ escarmouche au connétable entre Maubuisson et la dite ville, à laquelle fut mort Claude d’Hengest, seigneur d’Ardillières, du trait d’un canon.

Et d’autre part, durant le temps dessus dit, furent faites plusieurs chevauchées et escarmouches entre les François et les Anglois, lesquelles à raconter chacun à part ici seroient trop longues et ennuyeuses ; dont à l’une fut blessé Charles d’Anjou d’une flèche. Et au regard des grosses besognes et rencontres, s’en firent peu qui fassent à écrire. En après, 1© comte de Saint-Pol, qui avoit ses gens, lesquels étoient moult travaillés, et avoient dépendu largement du leur, et moult désiroient de retourner en leur pays, et lui prièrent qu’il les voulsît ramener, prit congé du roi et de monseigneur le dauphin, et s’en retourna devers son pays; lesquels lui donnèrent de beaux dons, en le remerciant des bons services qu’il leur

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avoit faits. Si se partit de li , et puis emmena ses gens pour passer la rivière d’Oise au pont Sainl-Maxence.

A l’entrée duquel pont le capitaine d’icelle issit hors pour parler au comte de Sainl-Pol. Si s’émurent entre eux paroles rigoureuses, et tant qu’icelui comte de Sainl-Pol cuicla faire prendre le dit capitaine; mais il saillit vitement dedans son fort. Et incontinent fit tirer de canons et d’arbalètes sur le dit comte de Saint- Pol et ses gens, desquels coups de canon fut lué le cheval de messire Ferry de Mailly, et un autre homme d’armes eut le bras rompu. Pour lequel débat le dit comte et ses gens se retrahirent arrière de là, et s’en allèrent passer à Compiègne ; et de là se lira le dit comte en son pays ; et ceux du dit pont allèrent après aucuns de ses gens qui étoient passés, et allèrent vers Mont-Didier; si les battirent et détroussèrent. Et en ces mêmes jours, se partit pareillement le comte de Vaudemont atout ses gens; et aussi firent autres grands seigneurs; et laissèrent le roi en l'état que vous avez ouï, dont il n’étoit guère joyeux, quelque semblant qu’il montrât ; mais il ne pouvoit adonc avoir autre, et lui convenoit attendre toutes les aventures qu’il plaisoit à Dieu lui envoyer. Si faisoit de jour en jour très diligemment continuer de Caire jeter ses gros engins contre les tours et murailles de la ville, et avec ce contre l'église de Notre-Dame, étant au dehors d’icelle ville, laquelle le Anglois tenoient et avoient tenu toujours, passé long temps. Lesquels murs de la dite église furent moult démolis et abattus, et tant que, le seizième jour de septembre ensuivant, le roi eut conseil de faire assaiJir icelle église; et fut par un samedi.

Si fut assez tôt prise d’assaut, et ceux de dedans morts et pris. Laquelle église éloit moult haute, et assez près de la dite ville, par quoi on pouvoit de là voir grand’ partie du gouvernement des dits Anglois, et avec ce on les poiivoit moult travailler de petits canons et couleuvrines, et aussi d’arbalètes et autres habillements de guerre. Par le moyen de laquelle prise de la dite église fut derechef conclu, le mardi ensuivant, qu’on livreroit plusieurs assauts à icelle ville, pour voir et essayer si on la pourroit bien conquerre. Et comme avoit été conclu fut fait; car, le mardi dessus dit, le roi

et tous les autres seigneurs et capitaines firen armer et habiller leurs gens, et les enhorlèren tous, criants à haute voix: « Saint-Denis 1 vilh gagnée! » Si setrouvèrent tantôt dedans en trè; grand nombre, qui très vaillamment en vahiren les défendants, lesquels commencèrent à tourner le dos et fuir, pour eux retraire par les églises et autres forts lieux.

Toutefois y eut tantôt et prestement plus de cinq cents Anglois mis à l’épée, et le surplus furent prisonniers, qui pouvoient être, selon juste estimation, le nombre de quatre cents ou environ. Et entre les autres, de ceux qui y furent morts, le fut un chevalier anglois nommé messire Nicole Bourdet, et si fut pris le capitaine de la dite ville. Et de la partie du roi, y furent morts, tant à assaillir la ville et au prendre, comme ceux qui moururent après par blessures, quarante ou environ. Si furent aussi faits plusieurs nouveaux chevaliers; entre lesquels le furent Jean et Robinet d'Estouteville, frères, Régnault de Longueval, Le Bon de Reuly et plusieurs autres. Et quant au regard de celui qui monta premier sur la tour, il fut moult autorisé de tous les seigneurs pour sa grand’ vaillance; si le anoblit le roi et ses successeurs, et avec ce lui donna aucuns riches dons pour soi entretenir lui et son état. Si entra le dit roi en la dite ville, avec ceux de son assaut. Et assez tôt après que ses gens l’eurent gagnée, fit défendre incontinent qu’on ne fît nulle force aux habitants d’icelle ville, qui s’étoient retraits ès dites églises, sinon à ceux qui étoient armés. Et lui venu, sa bannière au plus près de lui, devant la grand’ église, un Anglois saillit hors d’icelle, qui se rendit à lui. Si le reçut à merci depuis, et le délivra sans payer aucune finance, et lui donna aucuns beaux dons El tantôt entra dedans icelle église, et fit son oraison moult dévotement et humblement devant le grand autel, en regraciant Lieu son créateur de la belle et bonne fortune qu’il lui avoit envoyée. En après, tout le jour et la nuit ensuivant, iceux François cherchoient les Anglois, lesquels s’étoient mussés en plusieurs lieux et divers ; et ainsi qu’ils les trouvoient, les mettoient à l’épée ou les prenoient prisonniers.

Ainsi et par celte manière reconquit Charles, roi de France, septième de ce nom , la

dessus dite ville de Pontoise , par force d’assaut, à son très grand honneur, devant laquelle ville il avoil eu plusieurs grands affaires, comme dessus est déclaré. El au regard des nobles , tant chevaliers comme écuyers et autres gens de guerre qui furent à icelui assaut, il en y eut très grand nombre qui s’y porloient prud’hommément et moult vaillamment, enlre lesquels me fut dit que messire Charles de Bocquem y avoit été bien vu.

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