LafiQtte l'éioigaait de l'Ile sainte da Lerins , etc
André Doria s'étant rendu maître de la place forte d'Anlibes, pilla et saccagea tons les lieux marqiians de la cAte jasqu'à l'embouchure du Rhône, excepté )a ville d'Hyères, ponr la quelle il avait toujours témoigné une grande prédilection.
II. Une étroite et longue caverne s'ouvre et s'enfonce âans les entrailles de la montagae.
L'auteur a voulu parler du Saioi-Trou , qu'où voit dans le terroir de Roque-Brune et que vont sonvent visiter aujourd'hui les voyageurs et les curieux qui s'arrêtent au Mny, raaisils passent inditférens devant sa vieille tour sans imaginer que cette masure est un moDumeat liistorique des plus glorieux pour la Prqveoce. Le gouvernement pourrait l'acquérir à bon marché et la préserver, par des réparations bien entendues , du démolissetneut dont un jour elle ne peut manquer d'être menacée.
II. Je voua avais prévenu , sire, que vous trouveriez des sujets indociles.
Charles- Quin t , avant de passer le Var, prenait insolem.-
ment le litre de coule souverain de Provence, un jour qu'il inleiTogeaitsa Hulletu^l'iiccueilprùumë qu'il recevraîl dans ses Douveaai. états : je craii» fort que vous n'y trouviez des sujet» indociles, s'écria spirituellement un gentilbomme fnaçaî» que des griefs particuliers contre la cour avaient forcé de s'expatrier. » Quelques auteurs, et je dois même ajouler que c'est le plus grand nombre, attribuent cette réponse à Larocbe du Mainn , l'un des capitaines français renfemiés dans Fossan, enPiémont, qu'assiégeait Antoine de Lève. Au reste, quel que soit l'auteur de celle eicellente plaisanterie, il parait certain qu'elle fut goûtée de l'empereur. Je ne sais si au retour de sa désastreuse' «expédition il l'eût écoulée avec autant de sang-froid, et il est permis d'en douter.
i3. L'incendie allumé par- les ordres dr Charles.
Ce ne sont point les bois dea maures qui furent livrés aux flammes, ainsi que l'assure Bouche, mais nue partie de la forêt de Lesterelle. Quant au fait de la jeune fille animant par son exemple une troupe de femmes timides et désolées, il y a en de ma part anachronisme et mélalopisme. Eu i543, les troupes de Charles-Quint s'étaut emparées de la petite ville d'EntrevauK, les habitans les chassèrent ayant à leur téie une Jeune fille de vingt ans dont la beauté les séduisait, dit Bouche, «i même temps que son courage les portait au combat sur l'aile de la victoire. Cette fille incomparable, continue l'historien, remplissant à la fois les fonctions de soldat et de général , puisant dans le seul enthousiasme pour la patrie ce que la plupart des guerrier! ne prennent que dans l'exemple ou une longue habitude des armes, reprit la citadelle sur l'empereur, et arbora, de sa main délicate et triomphante , le pavillon français sur les remparts. Au bois de Lesterelle , moins heureuses qu'à Entrevaux , toutes les femmes se distinguèrent et périrent de la mort horrible que j'ai décrite. On élève en France et à grands frais tant de monumens inutiles, qu'il peut bien être permis de réclamer une simple colonne ou même ane pierre qui , dans un département frontière, apprendrait auic étrangers, si encore
ils usaient quelle réception leur feraient le» descendans
de ces fpmmes courageuses.
■ 4. Tandis qiiil parta^ait vnlre iCi che/'s les terres déjà ronquiset,.
C'est à Fréjuï, la ville des Césars, que Charles-Quiut,suc-
cesseur des C^rs, conçut la pensée qu'il mit à exécation an peu i)!us tant, lorsqu'il fut arrivé à Aîx, de créer de nouveaux fiefs et de nouvelles charges en Provence pour «n revêtir ses généraux ou ses créatures. Le duc d'Âlbe fut hit vîce-roi d'Arles, André Doria duc des lies d'Hyères sous le nom d'Iles d'Autriche; du Guaat devint gonveineur de Marseille, Canoë sur-intendant , elc. Il érigea, en outre, quatre duchés, quatre principautés, quatre marquisats. Fréjns changea de nom et fut appelée Charlevîlle; BrignoUes reçut celui de Nicopolin ou ville de la Victoire, et enfin il termina le cours de ses faveurs eu portant ■ l'archevêché d'Aix un Napolitain nommé Capello, qui, dans un panégyrique dont quelques fragmens ont été conservés, mettait l'empereur bien au-dessus de Constantin, de Justiaien et de Charlemagne. Nous avons vu de nos jours de pareilles scènes se renouveler; mab les officiers de Napoléon jouirent quinze ans de leurs dotations et de leurs titres , tandis que ceux de Charlesj-Quint ne les gardèrent qu'une quinzaine de jours.
) 5. Et la capitulation de la tour du Muy.
Voici comment Bouche rapporte le fait : v Prés du May, * quinze hommes enfermés dans une tour arrêtèrent trob jours « la division ennemie. Charles V, qui la commandait, fit tirer « cent quarante-neuf coups de canon sur cette espèce de fort ; « ceux qui le défendaient n'en furent point ef&ayés.
« Il recourut à la ruse, et leur fit promettre de leur lais- « ser la vie sauve s'ils se rendaient voloatairemeut. Ces braves " gens , qui manquaient de vivres et de munitions, donnèrent dans le piège, ouvrirent la porte de la tour, se présentèrent R eu armes à l'empereur qui les fit pendre, sans égard pour n leur courage et la promesse qu'il avait faite de les sauver. "
TodIod. — Imprimerie de Daplessii OUiTsalt.
Crrattt.