‹ Chroniques (volume 2)Chapitre 33 sur 60 · Wenceslas de Bohême et Jeanne de Brabant, sa femme · texte numérisé non relu

Wenceslas de Bohême et Jeanne de Brabant, sa femme

5. L'un de ces messagers, Jean de Rotselaer, appartient à une famille bien connue de Brabant.

(j. Parmi les chevaliers i|ui vinrent à Calais au-devant de la reine était Guillaume do Windsor, auquel l'ordre avait été donné de se préparer à cette mission dés le 20 septembre 13S1 [Rec. Off'., Issue Rolls 303, m. 15).

7. Les ambassadeurs anglais chargés de recevoir à Calais la reine Anne étaient Jean de Montaigu, Siuion Burley et Jean de Holland, frère du roi (Kymer, t. Vil, p. 230). Ils étaient porteurs dune certaine somme, empruntée à Nicolas Brembre et destinée « à diverses chivalers, esquiers « et autres olliciers venantz en la compaignie de Anne, la soere du roy « des Romayns et de Boeuu^, nostre compaigne future, de sou paiis tan- « que à Calais et retournant/. d'ilUieciues à leur paiis susditz » [Rec. Off'., Issue Rolls 304, m, 12 et 15; Warr. /or issues, bundie 5).

S. La reine emmenait avec elle en .Vngleterre 55 chevaux de selle et de trait, qui nécessitèrent pour leur passage l'affrotemenl do trois bateaux de Uunkerque {Rec. Off"., Issue Rolls 305, m. 8).

SOMMAIRE DU DEUXIÈME LIVRE, §§ 234-262. Ll

favorable et débarque à Douvres ' . De là elle se rend à Cantorbéry, où elle est reçue par le comte de Buckinghaiu, entin à Londres 2. (Depuis Maestricht, la nouvelle reine est escortée par Robert de Nanjur.) Le roi l'épouse à Westminster le 14 janvier 1382, au milieu de grandes réjouissances ^, et l'emmène auprès de sa mère à Windsor, oii se trouve aussi la duchesse de Bretagne, Marie, qu'on ne veut pas laisser retourner auprès de son mari, accusé de pactiser avec le roi de France. On propose alors aux deux fils de Charles de Blois, Jean et Gui, prisonniers en Angleterre sous la garde de Jean d'Aubrecicourt, de leur rendre l'héritage paternel sous condition d'en faire hommage au roi d'Angleterre ; l'aîné épouserait Philippine, fille du duc de Lancastre et de la duchesse Blanche''. Les deux princes refusent, préférant mourir en prison que d'abandonner leur qualité de bous Français. P. 168, 169, 356, 357.

Ayant besoin d'argent pour la solde des gens d'armes qu'il envoie au secours du roi de Castille, le roi demande au receveur de Paris, à qui chaque semaine, comme cela est convenu, est payée une certaine somme de florins, de lui avancer 100,000 francs. Celui-ci refuse de le faire sans le consentement de la commune de Paris. Mécontent, le roi demande l'argent à ses bonnes villes de Picardie^.

Tandis que le roi, ne venant point à Paris, réside soit à

1. Anne l'ut reçue à Douvres jiar le « <'onnétablc o ihi château, Robert d'Asheton, ([ui s'occupait déjà depuis quelque temps des préparatifs de cette réception (Hec. Off., Issue Rolls 304, m. 14 et 15; Ibid. 305, m. 6). L'arrivée de la reine en Angleterre fut accompagnée d'un tremblement de terre, dont on ne manqua pas de tirer jirésage (Walsingham, t. II, p. 46).

2. Arrivée à Londres, la reine demande, le 13 décembre 1381, une amnistie générale, qui est accordée aux rebelles des communes (Ryincr, t. VII, p. 337). Convocation est envoyée « iliversis episcopis, prelatis et « cerlis magnalibus de essendo apuil Westm. in diebus maritagii et coroi( nacionis domine regine » {Hec. Off., Issue Rolls 304, m. IG).

3. Walsingliam (t. II, p. 47) ne précise pas la date des noces royales qui furent faites, dit-il, après l'Éiiiphanie de 13S2. Ce fut l'archevêque de Cantorbéry qui célébra le mariage et couronna la reine.

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