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CHAPITRE XVI

1382, avril. CONFÉRENCE DE TOURNAI ; PROPOSITIONS INACCEPTABLES DU COMTE DE FLANDRE. — 3 1)1(11. BATAILLE DE BEVERHOUTSVELD ; VICTOIRE DES GANTOIS; PRISE DE BRUGES; FUITE DU COMTE. ;

Coiriineiicement de juin, siège d'audenarde par Philippe d'abte-

VELDE. Août, assemblée A COMPlÈGNE DES NOBLES ET DES

PRÉLATS. — Septembre-octobre . Philippe négocie avec l'Angleterre. — 3 novembre, le roi de France arrive a arras pour

PRÊTER secours AU COMTE DE FLANDRE ET s'aPPRÊTE A ENTRER EN FLANDRE AVEC SON ARMÉE (§§ 263 à 312).

La guerre de garnisons continue entre les Flamands fidèles au comte et les Gantois, qui ne reçoivent de vivres que du comté d'Alost et des Quatre-Métiers ; encore ceux d'Alost, poursuivis et harcelés par les gens de Termonde, ne peuventils continuer à les secourir.

D'accord avec le duc Aubert et le duc de Brabant, le comte empêche le blé de pénétrer dans la ville de Gand; la famine est imminente ' et Philippe d'Arlevelde fait ouvrir les greniers des abbayes et des riches bourgeois et vendre le blé k un taux fixé^.

Malgré quelques secours venus de Hollande, de Zélande et parfois de Brabant, la ville manque de tout à l'époque du carême.

Douze mille hommes, poussés par la faim, s'acheminent alors vers Bruxelles et Louvain, où ils trouvent des vivres'. Leur

avec le roi de Castille, le roi Kerdinand avait envoyé en Angleterre un écuyer nommé Ruy Cravo, pour s'excuser d'avoir été forcé de renoncera marier sa fille avec le prince Edouard, lils du comte de Cambridge, et jiour jirotester de son amitié (F. Lopes, t. IV, p. 478; D. Nunez, t. II, p. 358).

1. Les Gantois ne pouvaient se procurer des vivres qu'à grand' peine i< et furent de si prés gueltiés toute celle saison d'yver et jusques à l'en- « trée de may que vivres deffailloient en Gand, si que ])lus n'avoient que n mengier » (Ist. et chr., t. II, p. Vi5].

2. Philippe d'Artevelde avait, en mars 138Î, commandé une expédition qui était allée chercher des vivres dans les environs d'.\udenarde et de Courirai (Kervyn, t. X, p. 455).

3. Ce n'est que le 10 avril que les Gantois purent aller à Liège et à

chef, François Ackernian', demande aux Liégeois et à leur évêque, Arnould de Hornes^, d'intervenir auprès du comte et de leur laisser faire de copieuses provisions. P. 201 à 204,

La permission est accordée; en deux jours, six cents chars sont remplis de farine et de blé. François Ackerman songe alors au retour; mais, en passant par Vilvorde'', il s'avise d'aller trouver à Bruxelles, au palais de Caudenberg', la duchesse de Brabant. Celle-ci, en l'absence du duc, promet aux Gantois d'intercéder pour eux auprès du comte et de provoquer à Tournai la réunion d'une conférence en vue de la paix. P. 205, 206,

Ces vivres permettent aux Gantois de prolonger quelques jours la lutte, mais bientôt ils n'en souffrent pas moins. On était en carême (mars et avril 1382) : le comte décide alors* de mettre le siège devant Gand et de châtier les Quatre- Métiers. Il convoque ses bonnes villes de Flandre et ses che-

Louvain chercher des provisions. Di"»» le 1" du mois, ils avaient envoyé à Louvain des déjmtés i|ui , accompagnc's du hoursniestre et de quatre échevins, avaient obtenu de l'évéque des vivres et la promesse de s'cntrenieltre pour eux auprès du coiiite (Kernn, t. X, p. 'i55).

1. Sur François Ackeruian, (|ue nous avons déjà cité comme rewaert de Gand eu 1381 (p. xx, note 2), et que nous retrouvons à la tête d'une llolle en 1382 (p. lxxi, note 4), voy. dans Kervyn (t. X, p. 454-455, et t. XX, p. 2-5) plusieurs actes du Record Office. Ce jiersounase, qui joue dans la suite un rôle important comme amiral de Flandre, est nommé Francion et qualifié de diix irjiiobUis par le Religicii.r de Saint-J)enis (t. I, p. 370); une rédaction des Chronique.'i de Flandre {fst. et clir., t. 11, p. 223-225) le confond avec .Tean Yoens et lui altrihue eu 1379 l'incendie du château du comte de Flandre.

2. Évéquc de Liège de 1378 .jus(|u'â sa mort en 1390. La )ilupart des manuscrits, et d'après eux Meyer, otl'rent à tort la leçon Arnould d'Krclé pour Jean d'Arkel, prédécesseur d'Arnould de Ilorues (13lii-I378) sur le siège épiscQpal de Ijiège. Une longue généalogie- de la famille Homes, dans laquelle ligure ri''véque de Liège, a été imprimée à Paris eu 1722: elle est conservée à la Hihliolhèque nationale (Pièces orig.. vol. 1533).

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