Lor, Aisne, nr. Laf»n, r. NiMifcliàlcI
k. HoliiTHiiri, Nord, nr. Avosnr», c. I^andrerio». Alard de Rub«>rsart, fils de Gérard, dit le Uorgne, est mcntioiuii- m 1325.
SOMMAIRE DU PREMIER LIVRE, § 42. clv
élancé, laissant bien loin derrière lui ses compagnons. Les Flamands armés , les uns de haches ou d'espaffus , les autres de gros bâtons ferrés en manière de piques, se défendent comme des lions, et il en est fait un grand cai^nage : quinze mille* des leurs restent sur le champ de bataille, et mille seulement cherchent leur salut dans la fuite. Les gens d'armes du Hainaut sont les premiers qui portent les bannières de leur comte et de Jean son frère sur le Mont-Cassel; ils les font flotter sur les remparts de la ville et au haut de la tour du moustier. Le roi de France prend possession de Cassel et y met garnison. P. 83, 86, 299 à 301.
A la nouvelle de la défaite de Cassel, les \il\es * de Flandres, qui s'étaient insurgées contre leur comte, telles que Bruges, Ypres et Poperinghe , s'empressent de désavouer toute complicité avec Zannequin et de faii'e leur soumission au roi de France. Philippe de Valois entre en vainqueur à Bergues et à Ypres qu'il force à rentrer, ainsi que Bruges, sous l'obéissance du comte de Flandre. P. 86, 301 et 302.
Après avoir ainsi réintégré son cousin, le roi de France retourne à Aire où il donne congé aux seigneurs qui l'étaient venus ser^'ir. Puis il prend le chemin de France; et après s'être arrêté à Compiègne, il fait son entrée triomphale à Paris. Escorté des rois de Bohême et de Navarre, il est reçu solennellement à Notre- Dame, et de là il se rend au Palais ovi se tiennent les réceptions les plus somptueuses. P. 302.
La magnificence de la cour de France s'accrut beaucoup sous le règne de ce prince qui avait la passion des joutes, des tournois et autres divertissements chevaleresques dont il avait contracté le goût alors qu'il cherchait fortune dans sa jeunesse.
1 . Ce cliiffre est très-exagéré. Du côté des Flamands, le nombre des victimes, d'après un relevé officiel et nominal, dressé dans les diverses paroisses complices de la révolte, ne fut que de 3192, auxquels il faut ajouter les morts de Cassel non compris dans le relevé exécuté pour la chambre des comptes. Voyez Mannier, Les Flamands à la bataille de Cassel, p. 15.
2. Tous les biens des rebelles ayant été confisqués, Cassel composa pour 4800 livres parisis, Bergues pour 10 000 livres bons parisis forts, Bailleul pour 500 livres. (Arch.de l'empire, JJ 66, p. 1479, 1432, 1477. Par un don verbal fait à Lille « en retournant de la bataille devant Cassel B, Philippe de Valois accorda au comte de Flandre le tiers des biens meubles confisqués sur les rebelles , lequel don fut confirmé en mars 1330 (v. st.). (Arch. de l'empii-e, JJ 66, p. 709, f" 287.)
cLvi CHRONIQUES DE J. FROISSART.
Malheureusement, Philippe de Valois, d'un naturel à la fois crédule et emporté, subit l'influence de Jeanne, sa femme, fille du duc de Bourgogne, reine méchante et cruelle, qui, sacrifiant tout à ses caprices et à ses haines, fit mettre à mort injustement plusieurs chevaUers. P. 86, 87, 302 et 303.