Jean, sire de Walincourt
5. Raimbaud Creton, sire d'Estourmel, fils deWatier et père de Jean.
ccxxxviii CHRONIQUES DE J. FROISSART.
grande salle de l'abbaye d'Honnecourt. Du moins, il y e'tait encore un jour que Froissart passa par là, et les moines le montraient §i comme un magnifique trophée. Les assaillants , repoussés après
un assaut qui dure jusqu'à la tombée de la nuit, reAÏennent sur leurs pas vers Gouy-en-Arrouaise * . Le comte de Warwick n'est pas plus heureux le même jour dans une attaque contre le château de Ronsoy^ qui appartient au seigneur de Fosseux'.
L'armée du roi de France est toujours campée entre Saint- Quentin et Péronne, entre Bapaume et Lihons* en Santerre, Le lendemain de l'attaque d'Honnecourt, le roi d'Angleterre se déloge du Mont-Saint-Martin après avoir donné l'ordre de ne faire nul mal à l'abbaye. L'armée d'Edouard HI et de ses alliés, forte de quarante mille hommes, est divisée en trois batailles. La première bataille ou avant-garde est commandée par les maréchaux ^ d'Angleterre ; la seconde a pour chefs Edouard HI en personne,
le duc de Brabant, Robert d'Artois, le duc de Gueldre , le marquis de Juliers et l'archevêque de Cologne. Enfin, la troisième bataille ou arrière-garde marche sous les ordres des marquis de Meissen et d'Osterland et de Brandebourg, des comtes de Berg", d'E]le^ de Meurs'', de Salm, de Jean de Hainaut, d'Arnoul de Blankenheim et de Guillaume de Duvenvoorde, des seigneurs de Cuyk et de Fauquemont.
Le roi d'Angleterre, laissant Saint-Quentin à droite, vient se loger, d'abord à l'abbaye de Fervaques' près de Fonsommes^, puis à l'abbaye de Bohéries '". Le gros de son armée est campé