Henri Berthout IV, sire de Duffel
10. Voyez cliap. iv, p. cxlvi. — 11. Ibid. — 12. Ibid. 13. Sans doute Gautier, II du nom, fils de Roland, seigneur de Halluin et de Tronchiennes.
\k. Jean de la Grudmse.
ccxLiv CHRONIQUES DE J. FROISSART.
Mulleton. Le roi anglais fait là plusieurs nouveaux chevaliers et enti-e autres Jean Chandos, le plus vaillant chevalier qu'il 3 eut jamais en Angleterre. Cet illustre capitaine a dit plusieurs fV)is en présence de Froissart qu'il avait été fait chevalier de la main d'Edouard III le vendredi de l'assemblée de Buironfosse. La bataille du roi d'Angleterre se compose de vingt-huit bannières, de quatre-vingt-dix pennons, de six mille hommes d'armes et de six mille archers. Trois mille hommes d'armes à cheval et deux mille archers placés sur les ailes forment la réserve ; les principaux chefs de cette réserve sont Robert d'Artois, Gautier de îVLiuny, les seigneurs de Berkeley et de ClifFord , Richard de Pcmbridge et Barthélémy de Burghersh. P. 177 à 179, 469 à 472. Dans l'armée du roi de France il y a deux cent vingt-sept bannières, cinq cent soixante pennons, quatre rois, si.x ducs, trente-six comtes, quatre mille chevaliers et plus de soixante mille hommes de pied fournis par les communes de France. Aux côtés du roi de France se tiennent Jean de Luxembourg, roi de Bohème, Philippe d'Evreux roi de Navarre, David Bruce roi d'Ecosse, .Tean duc de Normandie, Eudes IV duc de Bourgogne, Jean III duc de Bretagne, J^ouis I"" duc de Bourbon, Jlaoul duc de Lorraine, Gautier duc d'Athènes. Les comtes sont Charles II de Valois, comte d'Alençon, frère du roi do France, Louis de Nevers comte de Flandre, Guillaume II comte de Rainant, Gui de Châtillon comte de Blois, lleini IV comte de Bar, Guignes VIII comte de Fore/, Gaston II comte de Fois, Jean I"' comte d'Armagnac, Jean dauphin d'Auvergne, Ancel sire de Joinvillc , Louis II c(»mte d'Etampes, Bouchard \I comte de Vendôme, Jean IV cf)mte de Ilai'court, Jean de Châtillon comte de Saint- Pol, Raoul II comte de Guines, Philippe comte d'Auvergne et de Boulogne, Jean V comte de Roucy et de FÎjMisni», Charles de 'i'ric comte de Dammarlin, Louis I"" de P«)iliers comte de \alentinois, Jean II de l'onthieii comte d'Aumale, Jean II de Châlon comte d'.\uxcrre, I^ouis II comte de Sancerre , Auk- comte de Genève, Pierre comte de Dieux, Edouard III comte de PouthicM, Jean I" vicomte de Melun et sire de 'lancarville, Henri IV < ointe de Vaudemont, Jean <le Noyers conile de .loigny, (iaurlicr l\ de Cliâlillfin (oinle de Porcien, Jean viromlc de Ileauniont, Jean comte de Montfort, Aymeri ^'lll viiduite de ^iarbontie, Roger Bernard comte de Pé-rigitrd, Arnaud de la Vie sirr de Villemur, Pierre Ravnioml I" «onile de Conimingi's, le
SOMMVIRE DU PREMIER LIVRE, §§ 84-88. ccxlv
vicomte de Murendon'^ ^ les comtes de Douglas et de Murray d'Ecosse, Guillaume I" marcjuis de Namur. L'armée du roi de France est l'épartie en trois batailles dont chacune comprend quinze mille hommes d'armes et vingt mille hommes de pied. P. 180 et 131, 472 et 473.
Deux opinions ont cours [)armi les Français. Les uns sont d'avis qu'on livre bataille ; les autres sont d'un avis contraire : ils disent que le roi de France, outre le danger de trahison auquel il est exposé, a tout à perdre, s'il est vaincu, et n'a rien à gagner, s'il est vainqueur. Vers midi, un lièvre qui vient se jeter parmi les Français, occasionne un grand vacarme. Les chevaliers, qui de loin entendent ce bruit, s'imaginent que c'est la bataille qui commence ; ils mettent à la hâte bassinet en tête et glaive en main. Le comte de Hainaut fait alors quatorze nouveaux chevaliers qu'on appela toujours depuis les chei.'aliers du lièvre. Robert, roi de Sicile, très-versé dans l'astrologie, a prédit une défaite aux Français. Sans s'émouvoir de cette prédiction, Philippe de Valois est impatient d'en venir aux mains ; toutefois il fini par céder à l'opinion des chaperons fourrés dont l'influence domine dans son conseil, et la bataille n'a pas lieu. Quant au roi d'Angleterre et aux Anglais, ils sont tout disposés à continuer la campagne ; mais le duc de Rrabant , qui est partisan de la retraite, parvient à ranger à son opinion le duc de Gueldre, le marquis de Juliers et les seigneurs allemands. Edouard III et ses alliés lèvent leur camp le soir même, passent la Helpe au pont d'Avesnes, la Sambre, traversent le Hainaut et gagnent le duché de Brabant. Le comte de Hainaut quitte aussi le roi de France dès le vendredi et reprend le chemin de son comté par Landrecies et le Quesnoy. Philippe de Valois, furieux d'avoir laissé partir les Anglais sans leur livrer bataille, part de Buironfosse le samedi au matin et retourne à Saint-Quentin où il donne congé à ses gens d'armes. Avant de revenir à Paris, il met des garnisons à Tournai, à Lille, à Douai et dans toutes les forteresses de la frontière ; il laisse à Tournai Godemar du Fay, à Mortagne sur Escaut Edouard de Beaujeu, avec le titre de souverains capitaines et gardiens de tout le pays des environs. P. 181 à 184, 473 à 479.
1. 31itrendoti est peut-être pour Montredoii (Tarn, arr. Castres), seigneurie qui appartenait aux vicomtes de Lautrec. Amauri ou Amalric, vicomte de Lautrec, seigneur de Montredon, mourut vers 1341.
ccxLvt CHROMQUES DE J. FROISSART.