Espagne, prov. de la Corogne
1. Walsingham (p. 143) attribue l'initiative de ce détour à lord Fitz Walker.
3. Sur ce siège, voy. plus haut, p. xi.viii. Le duc de Bretagne qui aurait entrepris le siège de Brest, défendu par un capitaine anglais, Jean Roche, à contre gré (cf. Chmiiir/iie du KeUgieux de Saint-Denis, t. I, p. i'ïi), avait l'ail élever deux bastides sur les rives de la rivière de Penfeld. L'utie, Ires forte, était en pierre, avec dos inurs de dix pieds d'épaisseur et flanquée de sept tours, avait été construite du 22 juin au 10 juillet; on la nommait Dnfhouse on logis des pigeons, du fait qu'elle avait été édiliée sur lemplacemenl d'une ancienne fuie seigneuriale : Jean de Males- Iroit, le vicomte de La Belliére, le vicomte de Combourg, Morfouace, la défendaient avec trois cents hommes. L'autre, moins importante, édiliée par le connétable de Cllsson, en bois, avec un mur bas, était encore inachevée: sa clôture sur une face était une simple barricade faite de roues de chariots liées et entrelacées : on la nommait Kerneguez. Son rôle se bornait i\ empêcher les assiégés de se ravitailler vers Quilbignon (A. de La Borderie et H. Pocquet, Histoire de Bretagne, t. IV, p. 104-105). — D'après Knyghton (p. 209| ces bastides auraient été commencées le 20juin; mille ouvriers y auraient travaillé.
4. Jean, sire de Combourg, tils de Jeanne de Dol, dame de Combourg, et de Jeaji de Châteangiron. — Combourg (Ille-et-Vilaine, arr. de Saint- Malo).
5. Ce fut le prieur de Saint-Jacques de Galice qui attaqua les bastides ; après une première avance et un recul des Français, Combourg el Males- Iroit ramenèrent leurs troupes au combat el forcèrent les Anglais à reculer. Mais une autre compagnie anglaise attaqua le fort par derrière; une
LXXVI CHRONIQUES DE J. FHItlSSAKT.
nuit, Malestroit et ses compagnons abandonnèrent la bastide qui avait été construite devant la ville, et se retirèrent à Hennebont'. De leur côté les Anglais reprirent la nier, taisant voile vers La Corogne''', où ils arrivèrent cinq jours plus lard-'. P. 302 à 309, 384-385.
Les Français', leur pèlerinage à Saint-Jacques-de-Conjpostelle accompli, apprirent l'arrivée imminente des Anglais; ils se réunirent à La (kirogne qu'ils occupèrent. Les Anglais débarquèrent hors de la ville ^, et le duc de Lancastre jura de ne revenir en Angleterre qu'après avoir soumis la Castille. Il licencia les mariniers: durant un mois, il demeura avec ses troupes à chasser et à fourrager, ce qui incita certains Français à tendre une embuscade au lieu dit l'Epinette. Sur trois cents Anglais qui y prirent part, deux cents périrent, et c'est vainement que Thomas Moriaux tenta de venger cet échec. Après un mois de repos, le duc de Lancastre se décida h aller à Saintgrosse tour fut minée cl sècioiila parliellement, ensevelissant el écrasant la moitié des assaillants. La nuil empêcha les Anglais de pénétrer par la brèche ainsi faite; les ilcfenseurs en prolilcrent pour sauver les provisions elles niunilions de guerre avant de l'évacuer. Le duc de Lancastre attaqua de son côté la bastille de Kernegiiez. qui ne fui pas investie, mais que ses défenseurs abandonnèrent, et qui fut, le jour suivant, rasée par les Anglais (A. de La liorderie et lî- Pocquet, onvr. cité, loc. cil.).
l. Morbihan, arr. Loricnl.
■>. Froissarl indique le 9 aoùl, veille de la Sainl-Laurcnt, comme date de l'arrivée des Anglais à La Corognc; d'après D. Nufiez (p. 300), ccl événement aurait eu lieu le ib juillet, jour de la Saint-Jacques, cecjui est plus vraisemblable et concorde mieux avec les événements ultérieurs. L'armée anglaise se repo.sa un mois à La Corogne, avant de marcher sur Saint-Jacques-de-Composlelle et d'avancer en Galice. C'est à la nouvelle de ce inouvemenl ipie les Français se mirent en marche et rejoignirent le roi de Castille A Léon, ville que ce .«.ouverain avait quiltce avant le 7 septembre où il se trouvait à Valladolid (cf. Lopez de Ayala, p. G3.i).
3. Le duc de l^ancastrc aurait, au dire du Hcligieiu île Saint-Deitis (t. L p. 442), tenté dacheler les Français.
4. D'après D. Nuncz (p. 301), le gouverneur de La Corogne. Fernand Ferez de Andradc, aurait ouvert la ville au duc de Lancastre. Lopez de Ayala (p. 249) dit que ce gouverneur ilcfendil la place.
5. D. Nunez, p. 301. — Un certain nombre de villes et de seigneurs de Galice se soumirent a lui (D. Nunez et Lopez de Ayala, Ibicl.). — Le roi de Portugal était à Lamego (Portugal, district Vizeu) lorsqu'il apprit l'arrivée de son allié; il lui envoya Vasco Marlinez de Mello et Lourenco Anez Fogaca; puis, avec (piinze cents hommes d'armes, il le rejoignit a Ponte de .\louro (llml., p. 303); la rencontre, d'après Lopez de Ayala, eut lieu prés de Porto (Lopez de Ayala, p. 251).