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CHAPITRE IV

1388. SUITE UU VOYACIi ET DES BÉCITS DESPAN UU LION : SIÈOE UK LOURDES PAR LE DUC d'aNJOU (jldn-juiUet 1373) ; MORT DE PER- ARNAUT DE BÉARN ; ATTITUDE DU COMTE DE FOIX ENVERS LE DUC d'aNJOU (1374) ; RAPPORTS DU DUC DE BERRI ET DE GASTON PUOEBUS

(1.380-1381) ; projet de mariage du duc de berri et de l'héritièrede comminges (1388-1389) ; origine de la rivalité des mai- SONS DE FOIX ET d'armagnac (1289-1290); mort de GASTON, FILS DE GASTON PHOEBUS (1381) ; LE SOMNAMBULISME DE PIERRE DE BÉARN et la FABLE d'aCTÉOX (§§ 13 à 22).

En chevauchant, Espan et Froissart passèrent près des châteaux de Mascaras et de Barbazan, d'où Froissart aperçut Montgaillard et le chemin de Lourdes. Suivant le cours de l'Adour, Espan raconta que Mauvezin pris, le duc d Anjou alla à Bagnères-de-Bigorre, puis entreprit le siège de Lourdes, où se trouvaient Perarnaut de Béarn, son frère Jean de Béarn, Pierre d'Anlin, Arnauton de Rostan, Arnauton de Sainle-Colomme, le Mongat de Lourdes, Ferrando de Miranda, Olin Barbe-, le

1. iMoissart, (|ui écrit en t3!IU (cf. plus loin, p. ZV.)), dil exprrsM'moiit (lu'Espaii lui racoiila ci'( ('pisode coiiiiiic arrive trois ans au)>aravant.

•^ Ce personiiii;;e, appelé aussi Molin Barbe (Mareelliii Bou<lel, licyislres ciinsulnircs de la fille de Sinnl-Flniir en Ininjue romniii', ave(- résumé français. Paris, H. Champion, 1898, iii-8", xxvii-358 payes, p. 310), ac-

SOMMAIRE DU LIVRE TROISIÈME, îiS l:i-22. XXIIl

Boure de Cardeilhac, le Bourc Camus ' . La ville, close seulement de palissades, fut prise après un siène de quinze jours; on commença alors l'attaque du château, qui résista six semaines, et, le capitaine refusant alors de capituler, le duc d'Anjou leva le siège et se dirigea vers Mont-de-Marsan'-. Le comte de Foix était inquiet de ce mouvement; mais le duc lui envoya, se trouvant entre Mont-de-Marsan et Brocas', Pierre de BueiH. Le comte reçut ce dernier à Orthez et traita avec lui. Après quoi, le duc rentra à Toulouse. P. 56 à 60, 337-338.

Pendant ce temps, le comte de Foix mandait à son cousin, Perarnaut de Béarn, de venir le trouver à Orthez. Perarnaul, ayant fait jurer à son frère Jean de garder fidèlement le château de Lourdes pour le roi d'Angleterre, vint à Orthez à V/iôtel de la Lune. Il se présenta devant le comte de Foix, qui le convoqua trois jours après en présence du vicomte de Bruniquel^, du vicomte de Couserans*, son frère, du sire d'Antin, et lui ordonna de lui livrer le château de Lourdes; sur son refus, il le frappa de cinq coups de dague et le fit jeter dans une fosse, où il mourut, faute de soins'.

Le comte était, en effet, impitoyable; il tint ainsi prisonnier

complu une ]iartie de sa carrii>re militaire en Auvergne. En 1375, il était l'iui des défenseurs de La Roche-Sannadoiie; fait prisonnier et enfermé à Clermonl-Ferraiid, il se racheta, prit La Roche-Doiinezat, d'où Boucicaut achela son départ en 1392 (Marcellin Boudel, oiirr. cité, p. 310). — La Chronique du bon dur Loys de Bourbon (éd. Chazaud, dans Société de l'Histoire de France, p. 100) le nomme Nolimbarbe (cf. également Froissart, éd. Kervyn de Leltenhove, t. .\1, p. 65).

1. Sur ce routier, cf. Froissarl. éd. Luce, t. VI, p. xxii, n. 1 et 4; p. lxi, n. 1. — Il se trouvait en Nivernais en novembre et décembre 136'7 avec Bernard de Loberac et Naudon de Bageran (Arch. dép. de la Côle-d'Or, B. 5498).

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