SIKGF. DE BREST 1>AK I.E CONNÉTABLE DE CLISSON
1385. CAMPAGNE DE GAUCHER DE PASSAC CONTEE I,ES ROUTIERS EN TOULOUSAIN, EN ROUERGUE ET EN BIGORRE : PRISE DE SAINT-CIRQ, LA BOUFFIE, PECHPEVROUX, CI/RVALK, JUILLAN, CIEUTAT DE NA-
VARRET, OST. 1386. Slf:GE DE BOUTEVILLE. F.NUMÉHATION
DES PLACES FORTES DE LA GARONNE ET DE LA DORDOGNE. ATTITUDE DES SEIGNEURS GASCONS (§§ 48 à 58).
A l'époque de ces événements, le connétable de Clisson résolut de chasser les Anglais de Brest ^, le comte de Bretagne ne
t. Les écrivains espagnols et portugais ne font pas allusion à ces trêves, mais parlent au ronlraire des tentatives portugaises contre l'ennemi. D'après Fernantl Lopcz, le connétable de Portugal ayant réuni 1,000 lances A Evora arriva h Kadajoz le 1 octobre et le 3 à Almeuflral; de là il marcha vers Séria, et rencontra les Castillans au passage de la Guadiana vers Valverde (D. Nunez, p. Î81 et suiv.).
1. Sur ce sif'-ge, voir plus loin, p. lxxv. — Brest était occupé par les Anglais depuis le 5 avril 1378, date à laquelle le duc de Bretagne le leur avait livré pour la durée de la guerre (cf. Froi.isarl., éd. Luce, t. IX, p. XLVii, n. 2). En 1.386, le due de Bretagne mit le siège devant la ville, et Jean de Malestroit, le '22 juin, fil confruire un nouveau fort (cf. J.-L. Dauvin, Essaix topo(jrnphi(pies, statistiques et économiques sur la ville, le château, le port et la rade de Brest. Brest, 1873, in-32, p. 12-15).
xr.VIII CHRONIQUES DE .1. FROISSART.
voulant pas ou ne pouvant pas, malgré les objurgations du roi de France et de ses oncles, (aire cette entreprise. Le connétable chargea de ce soin le sire de Malestroit', le vicomte de l,a Bellière-, Morfouace^. le sire de La Piociie-Derrien^, qui élevèrent une bastille devant la place et la bloquèrent. P. 181 à 183, 364.
En même temps, un chevalier de Berri, Gaucher de l'assac". se tenait dans le Toulousain. Avant son arrivée, le sénéchal de Toulouse, Hugues de Froideville, et le sénéchal de Carcassonne, Roger d'Espagne, avaient averti le conseil du roi de l'état du pays. En effet, sur les frontières du Toulousain et du Rouergue, des compagnons venus de Lourdes et de Castelculier se tenaient sous Saint-Cirq'', Saint-l'aul-la-lSouffie", Pechpeyroux*, Curvale', LeMesnil'o.Roque-d'Arifat ", Sainte-Dode '^!Savaret '■', et bloquaient ainsi Toulouse. Leur chef était un Basque, Espa-
1. Jean de Malestroit, (ils aine de Jean de Châtcaugiron, épousa Marguerite de Loheac, lillc de Jean de Lohcac et de Béatrice de Craon. Il mourut en 1394 (cf. A. de Paz, Uixtoire (jvnèuloijiqtw. de /dusieurs nirii- .lons de Bretagne. Paris, N. Buon. 16Î0, in-fol., p. 183).
2. Jean Hagucnel, vicomte de La Bellière, lils de Guillaume Raguenel et de Jeanne de Montforl [Ibid., p. 416).
3. Voir Froissftrl, éd. Luce. t. IX, p. i., n. 3. — Le ii juillet 1379, il donnait quittance à Jean Le Flament de 165 francs pour ses gages et de dix écuyers servant sous les ordres de Raoul de Beauchainp, capitaine de Sainl-Malo (Bibl. nat., L'Iairanibault, vol. L.\.\IV, n' 6139).
4. Charles de Dinan (-f- 1418), époux de Jeanne d'Ancenis et de Jeanne de Beaumont, cousin et héritier do Louise de Dinan, femme de Gui de Laval {f 1383).
5. Cf. Fruissail, éd. Luce, l. X. p. xxr. n. 4. — En 1386, il élait capitaine des gardes du roi (Bibl. nal., Pièces orig. '2209. Passac, n" 8, 9).