Peut-être Guillaume Aluder
7. Peut-être bâtard d'Arsieu de Montesquieu et de Constance d'Andoins.
8. Ce château était peut-être encore occupé par les routiers en 1385 (cf. Cabié, ovrr. cité, p. 15).
XII — il
Augerot et le Petit Meschin^. La place était très forte, et il y existait un souterrain d'une lieue de long, parlant du château et aboutissant dans la campagne. Augerot proposa de s'enfuir par ce moyen, et un soir la garnison abandonna le château : une partie renonça à la vie d'aventures; d'autres, dont Augerot, allèrent en Périgord, à Montréal^. Trois jours plus tard, les assiégeants, qui avaient fait fabriquer un engin pour l'assaut, s'aperçurent que le château était vide. Le souterrain fut découvert, et le sénéchal de Toulouse raconta à Gaucher de Passac que tous les châteaux ayant appartenu à Renaud de Montauban possédaient semblables souterrains^.
Une garnison mise à Pechpeyroux, on assiégea Curvale en Rabastens''. On essaya, sous la conduite de Raimond de Curvale, de pénétrer par le souterrain; mais les assiégés veillaient et bouchèrent le passage. On dut amener l'engin préparé pour La Bouffie et transporté ensuite devant Pechpeyroux. Parmi les assaillants se trouvaient les sénéchaux de Toulouse et de Carcassonne, le sire de Barbazan, Benoît de La Faignole, le sire de Bénac, le fils du comte d'Astarac, Raimond de l'Isle. Après un bel assaut, la place fut prise et les assiégés pendus. Le même sort fut subi par ceux qui tenaient Le Mesnil; aussi les défenseurs de « Roiz' » et de la Roque-d'Arifat évacuèrent-ils hâtivement ces places, où les remplacèrent des garnisons françaises. Le gros des troupes s'en alla se reposer pendant trois jours à Toulouse, puis repartit pour le Bigorre. A « Doz .lulein^ », le sénéchal de Nebouzan se joignit à l'armée, le siège dura quatre jours, et on dut traiter avec le capitaine, un Gascon venu de Lourdes, Bernier de Brunemotte. La garnison fut
1. Perrin de Savoie ou le Petit Meschin, de son nom Hellias Machin (Delachenal, Histoire de Charles V, t. 111, p. 290, n. 1). — Cf. Froissarl, éd. Luce. t. VI, p. xxi, n. .3; t. VIT, p. xciv, n. 3, et iloni Vaissete. Histoire de Languedoc, l. I.\, p. 790-791, 806.
2. Dordogne, arr. Bergerac, canl. Villaniblard, conim. Issac.
3. Sur les souterrains-refuges, voy. A. Blancliel, Les soiiterriiins-rrfjtt/e.t de France. Paris, A. Picard, 1923, in-8'.
4. Le siège de Cnrvale aurait précédé et non suivi celui de Pechpeyroux (Cabié, Campagne..., |). 24). Le château fut conlié à Ph. de Laulrec avant décembre 138i.
5. Localité indéterminée. D'après Cabié [Campagne..., p. 24) ce serait soit Rosières (Tarn, arr. Albi, cant. Carmaux), occupé i)ar les routiers de 1382 à 1384, soil Rassise (Tarn, arr. Albi, cant. el conim. RéalmonI).
6. Probableineul Juillan (Hautes-Pyrénées, arr. Tarbes, cant. Ossun).