Aube, arr. d'Arcis
8. Nous ne trouvons qu'un Jean Gouflier figurant dans une montre à Corbie, le 1" août 1380 {Blbl. TSat., Clair, vol. 54, u" 4098). Les Itinéraires de M. li.. Petit ne mentionnent pas cet écuyer.
9. Le 24 août, sous les murs de Troyos, Thomas Trivet renouvelle son engagement à raison de 4 s. par jour jusqu'au 31 décembre 1380 {Rec. Off., Lord Treas. Rem., For. Jcc. 4, m. 40 v°).
10. Aube, arr. de Troyes. — Le texte de Froissart porte Barnart Saint Siple.
11. Les Itinéraires de M. E. Petit (p. 148) indiquent la présence du duc de Bourgogne à Troyes du 23 au 25 août 1380, date à laquellei part pour aller trouver le roi à Melun. Auparavant il s'était occupé à
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les Anglais, contrairement aux idées du roi de France, qui craignait un échec; il avait avec lui de nombreux chevaliers : c'étaient le duc de Bourbon, le duc de Bar, le comte d'Eu, les seigneurs de Couci et de Châtillon, Jean de Vienne, amiral de France, Hugues de Vienne, les seigneurs de la Trémollle, de Vergi, de Rougemont, de Sempy et autres, qui, aux portes de la ville, avaient fait bâtir une bastille en bois, pouvant bien abriter mille hommes.
Le lendemain de leur arrivée à sept heures, les Anglais, bien équipés et parés de leurs plus belles armes, s'avancent vers la ville; et le comte de Buckingham envoie vers les chevaliers français les deux hérauts, Chandos et Aquitaine, pour leur proposer le combat. P. 2j9 à 262, 3o0.
Les chevaliers anglais s'y préparent du reste, surtout les nouveaux chevaliers, comme Pierre Brochon, Jean et Thomas Paveley, qui brûlent de faire leurs premières armes. Raoul de Gruyères^ refuse d'être armé chevalier dans une campagne où l'on se bat chrétien contre chrétien ; il le devint plus tard dans la croisade de Prusse. P. 262 à 264, 350, 3j1.
Les chevaliers français de leur côté vont prendre leur poste de combat dans leur bastille, et défilent devant le duc de Bourgogne. P. 264, 26S, 351.
Les hérauts anglais, ne pouvant parvenir jusqu'au duc de Bourgogne, retournent auprès des leurs, pendant que les jeunes chevaliers commencent à escarmoucher. P. 263, 266, 331.
Un écuyer anglais, Jean Stone-, fait sauter son cheval pardessus les barrières; il est tué presque aussitôt. Le gros de l'armée anglaise s'ébranle alors; et le duc de Bourgogne, ne se sentant pas en force, évacue la bastille, protégé dans sa retraite par les archers génois. Les Anglais, voyant qu'il n'y a pas de
mettre en état de défense le château de Montbard (^Arcli. de la Câted'Or, B 6314, fol. 19).
1. Nous voyons figurer Raoul de Gruyères dans un différend avec Otlie do Grantson (1391-1394) dans les Itinéraires (p. 540 et 551) de M. É. Petit.
2. Le nom de ce chevalier anglais n'est donné tel que par le ms. de Breslau; il est laissé en blanc dans le ms. de Leide : il devient Jennequin Bolcton dans un des mss. de Clielteidiam, est remplacé par la mention né de Cévêché de Lincoln dans certains mss., enfin se transforme en Lionnet de Northbury dans d'autres (cf. p. 352).
cvi CHRONIQUES DE J. FROISSART.
bataille à venir, reviennent gîter à Saint-Lyé*, et le lendemain vont passer la nuit à Mâlay-le-Vicomte^, près de Sens, où ils restent deux jours. P. 266 à 268, 351, 332.
Les Anglais, dans leur chevauchée vers la Bretagne, ne manquaient pas de dire qu'en cette occasion ils ne faisaient point la guerre au roi de France pour leur propre compte, mais étaient simplement aux gages du duc de Bretagne qui les avait appelés. Le roi Charles profite de la circonstance pour écrire une lettre secrète aux habitants de Nantes, la clef de la Bretagne, et, en leur garantissant leurs anciennes franchises, les invite à ne pas rompre les traités passés, en ouvrant leurs portes aux Anglais. Les Nantais, à l'insu du duc de Bretagne qui séjournait à Vannes, lui promettent fidélité.
Revenons aux Anglais, gîtes près de Sens, où leur présence avait attiré le duc de Bar, les seigneurs de Couci, de Fransures et de Sempy. P. 268 à 270, 3o2, 333.
Après s'être reposée à Mâlay-le- Vicomte, l'armée anglaise part un mercredi matin^, traverse l'Yonne au-dessus de Sens,* et vient gîter à Gron'', à une lieue de Sens; elle gîte le lendemain à Nemours^, le surlendemain à Beaune-la-Rolande'', le jour suivant à Pithiviers*, où elle reste trois jours; le quatrième jour, elle se dirige sur le château de Toury^, qui est occupé par le seigneur de Sempy, Olivier de Mauni et Gui le Baveux *". Les Anglais tentent
1. Aube, arr. de Troyes. — Froissart parle ici d'iui Barbon près de Saint-Lyé, qui doit être Barberey-aux-Moines.