La rivière de Gravelines est l'Aa
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rait choisi par quatre chevaliers de l'un et l'autre parti. Edouard refuse d'accepter cette proposition*. P. 49 à ol, 278 à 281.
Grâce à la médiation de deux cardinaux envoyés ^ par le pape Clément VI, les ducs de Bourgogne et de Bourbon, Louis de Savoie et Jean de Hainaut', du côté des Français, les comtes de Derby et de Northampton, Renaud de Cobbam et Gautier de Mauny ''^ du côté des Anglais, passent trois jours en conférences
1 . D'après la lettre d'Edouard III déjà citée, ce défi ne fut porté que le mardi 31 juillet, après trois jours de négociations infructueuses. « Et puis le marsdi vers le vespre, viendrent certajiis graunts et chiva- 1ers de part nostre adversarie , à la place du treté, et offrirent à nos gentz la bataille de part nostre adversarie susdit par ensy que noz vousissoms venir hors le marreis, et il nous durroit place convenable pur combatre, quele heure qe nous pleroit, entre celé heure et vendredy à soir proschein suaunt (3 août) ; et vorroient que quatre chiva- 1ers de noz et aultre quatre delor esleirent place covenable pur l'une partie et pur l'autre. » Le roi d'Angleterre prétend qu'il fît répondre dès le lendemain mercredi l*"" août à Philippe de Valois qu'il acceptait son défi; Jean le Bel (t. II, p. 130 et 131) et Froissart rapportent le contraire. Il y a lieu de croire, comme l'ont pensé Bréquigny {Mémoires de V Académie des inscriptions, t. L, p. 611 à 614) et Dacier (p. 346 de son édition de Froissart, note 1) qu'Edouard III dut accepter en principe le défi du roi de France : le point d'honneur chevaleresque exigeait impérieusement cette acceptation qui au fond n'engageait à rien le roi anglais, puisqu'il lui restait mille moyens d'éluder ou de différer le combat, quand on en viendrait à la mise en pratique, à l'exécution. Il semble, à vrai dire, que le défi n'avait guère été porté plus sérieusement par Philippe qu'il ne fut accepté par Edouard; et le roi de France ne proposa sans doute la bataille à son adversaire que pour dérober sa retraite ou du moins se mc-nager une explication honorable.
2. Ces deux légats étaient Annibal Ceccano, évêque de Frascati, et Etienne Aubert, cardinal prêtre du titre des Saints Jean et Paul. Du reste. Clément VI n'avait pas cessé, depuis le commencement de la guerre, d'intervenir pour la conclusion d'une paix entre les deux rois. Il avait même adressé des reproches assez vifs au roi d'Angleterre, par lettres datées d'Avignon le 15 janvier 1347, au sujet du peu d'égard que ce prince avait eu à la m('diation des légats du saint-siége. Voyez Robert de Avesbury, p. Ik6 à 153 et Ilymer, vol. III. p. 100 et 101.
3. Les plénipotentiaires français étaient, d'après la lettre d'F.douard, les ducs de Bourbon et d'Athènes, le chancelier de France (qui était alors Guillaume Flotte, sire de Rcvel), Gui de Nesle, sire d'Offémont, et Geoffroi de Cliarny.
k. D'après la lettre d'Edouard, les plénipotentiaires anglais étaient bien ceux indiqués par Froissart; il y faut ajouter seulement le marquis de Juliers et Barthélémy de Burghersh, cliambellau du roi anglais. Voyez Robert de Avesbury, p. 16'i.
poui' traiter de la paix, mais ces négociations restent sans résultat. Philippe de Valois, qui ne voit aucun moyen de faire lever le siège de Calais ni d'en venir aux mains avec les Anglais, prend le parti de décamper brusquement * et de reprendre le chemin d'Amiens. Ce départ précipité de l'armée, dont ils attendaient leur délivrance, met les habitants de Calais au désespoir, tandis que les assiégeants qui poursuivent les Français dans leur retraite font un grand butin. P. M à 53, 281 à 283.
Le départ du roi de France vient de faire perdre aux habitants de Calais leur dernier espoir, et, pendant ce temps, la famine, qui sévit avec une rigueur croissante, est arrivée à tel point que les riches eux-mêmes ne sont pas épargnés. C'est pom^quoi les assiégés prient Jean de Vienne de s'aboucher avec les Anglais pour traiter de la reddition de la ville. Le gouverneur de Calais fait signe, du haut des remparts, aux assiégeants qu'il a une communication à leur faire. Le roi d'Angleterre charge Gautier de Mauny de recevoir les ouvertures des Calaisiens. Jean de Vienne propose de rendre la ville à la condition que la garnison et la population auront la liberté et la vie sauves. Gautier de Mauny répond que la volonté bien arrêtée d'Edouard est que les assiégés se rendent sans conditions. Le capitaine de Calais s'élève contre une telle prétention, et l'envoyé anglais s'engage i\ user de toute son influence pour obtenir des conditions moins dures. De retour auprès du roi son maître, Gautier de Mauny plaide avec tant d'habileté et de chaleur la cause des habitants de Calais qu'Edouard, se relâchant de ses premières exigences, promet de faire
1. Edouard dit que Philippe de Valois décampa précipitamment le
jeudi (2 août) de grand matin : « jeosdi, devaunt le jour s'en
départi od toutes ses gentz auxi comme disconfit, et hasterent taunt qu'ils ardèrent lor tentes et graunt partie de Jor herneys à lor départir; et noz gentz lez pnrsuerent bien près à la cowe : issint, à l'escri-
vere de cestes, n'estoient ils mye unqore revenuz » (lèid., p. 166).
Nous devons dire que la date des actes émanés de Philippe de Valois, au commencement d'août, s'accorde bien avec le témoignage du roi anglais. Plusieurs pièces ont été données devant Calais (JJ68, p. 297) ou près de Sangatte (JJ68, p. 182) « ou mois d'aoust » c'est-à-dire le l""" août; mais il résulte de deux actes (JJ68, p. 122 et 283) que, Jès le 3 août, le roi de France était à Lumbres (Pas-de-Calais, ar. Saint- Omer, au sud-ouest de cette ville), après avoir passé (JJ68, p. 290) à Ausques (auj. Nordausques, Pas-de-Calais, ar. SaintOmer, c. Ardres ou Zudausques, c. Lumbres), et que le 7 août il" était à Hesdin (JJ68, p. 271) après avoir passé à Fauquembergue (JJ68, p. 292 et 207).
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grâce aux habitants de Calais à la condition que six des plus notables bourgeois viendront, tête et pieds nus, en chemise, la corde au cou, lui présenter les clefs de leur ville et se mettre entièrement à sa discrétion. P. 53 à 57, 283 à 287.
Gautier de Mauny retourne porter à Jean de Vienne l'ultimatum du roi d'Angleterre qui plonge dans la consternation les Calaisiens. A la vue de l'affliction générale, un des plus riches bourgeois, nommé Eustache de Saint-Pierre, n'hésite pas à exposer sa vie pour sauver ses concitoyens : il s'offre le premier pour être l'une des six victimes; et bientôt Jean d'Aire, Jacques et Pierre de Wissant, Jean de Fiennes et André d'Ardres, entraînés par l'héroïque exemple d'Eustache, veulent bien se joindre à lui et s'associer à son dévouement *. Ces six bourgeois se mettent
1. Cet épisode du dévouement des six bourgeois de Calais est emprunté à Jean le Bel {Chroniques, t. II, p. 135 et 136). Un savant académicien du dernier siècle , Bréquif^ny, a élevé des doutes sur l'exactitude du récit de Froissart dans deux dissertations, l'une relative à des recherches sur l'histoire de France faites à Londres {Mémoires de ['Académie des inscriptions, t. XXKVII, p. 538 à 5(i0), l'autre consacrée au siège et à la prise de Calais par Edouard III {Ibid, t. L, p. 618 à 621). Bréquigny se fonde, pour mettre en doute le dévouement d'Eustache de Saint-Pierre et de ses compagnons, sur les quatre actes suivants qu'il avait eu le mérite de découvrir dans les Archives de Londres et de signaler le premier : 1° Une concession à vie faite le Ik août 1347 à Philippe, reine d'Angleterre, des maisons que Jean d'Aire possédait à Calais avec leurs dépendances (Cales. Roi. pat., an. 21 Ed. III, memb. 2) ; — 2» une pension de 40 marcs sterling constituée le 8 octobre 1347 au profit d'Euslacbe de Sainl-Pierre « pro bono servicio nobis pro custoclia et bona disposicione ville nostre Calesii impenrleiido, pro sustenlacione sua.... quousquc de statu ejusdem Eustacii aliter duxerimus providendum. » (llymer, vol. III, p. 138.) — 3" La restitution faite le 8 octobre 13'»7 au dit Eustaclu; de Saint- Pierre de quelques-unes des maisons qu'il posst'dait à Calais et qui avaient été confisquées « diim tamen erga nos et heredes nostros [Eustacbius et sui beredes] bone et fidcliter se gérant et pro salva custodia et municione dicte ville faciant débite qnod debebuut » {Ilnd.) ; — 4° la concession faite à Jean de Gerwadby en date du 29 juillet 1351 des biens situés à Calais qui avaient appartenu à Eustache de Saint- Pierre et qui avaient été coii(is([ués après sa mort sin- ses héritiers « que per forisfactum heredum ipsius Eustacbii, qui adversariis nostris Francie contra nos adiierentes existunt, ad manus nostras devcnerunt.... » (Rot. Franc, an. 25 Ed. III, memb. 5). Bréquigny aurait pu ajouter que le jour même où Edouard restituait à Eustache quelques-uns de ses biens, c'est-à-dire le 8 octobre 1347, il distribuait encore à trois Anglais, à Jean Goldbeter, à Jean Clerc de Londres, à Jean Dalmaigne, des propriétés qui avaient appartenu à ce même Eustache
tête et pieds nus, en chemise, la corde au cou, comme l'a ordonné le vainqueur; puis, au milieu de toute la population de Calais qui leur fait cortège et éclate en sanglots, ils se rendent, dans cet appareil, jusqu'aux remparts. Là, ils sont livrés par Jean de Vienne à Gautier de Mauny, qui les amène en présence d'Edouard. Ils se prosternent devant le roi d'Angleterre, lui présentent les clefs de Calais et le supplient à mains jointes d'avoir pitié d'eux. Edouard reste sourd à leurs prières et donne l'ordre de leur faire trancher la tête, malgré les représentations de Gautier de Mauny. La reine Philippe, qui est enceinte et assiste tout en larmes à cette scène, se jette alors aux pieds de son mari, et, à force d'instances, parvient à lui arracher la grâce des six bourgeois ; elle distribue ensuite des vêtements à ces malheureux, les fait dîner à sa table et les renvoie en donnant à chacun six- nobles. P. 57 à 63, 287 à 293.
C'est ainsi que la ville de Calais, qui avait été assiégée au mois d'août* 4 346, vers la fête de la Décollation de Saint- Jean, fut prise dans le courant de ce même mois d'août de l'an 1347. — Par l'ordre du roi d'Angleterre, Jean de Vienne et tous les gentilshommes de la garnison sont faits prisonniers, tandis que l'on somme les autres gens d'armes, venus là comme mercenaires, et tous les habitants, hommes, femmes et enfants, d'évacuer la ville que l'on veut repeupler de purs Anglais. On ne garde ^ qu'un
de Saint-Pierre. Il suffit de citer les arguments de Bréquigny pour montrer qu'ils n'infirment nullement le témoignage de Jean le Bel et de Froissart. Eustaehe de Saint-Pierre, ïîgé de soixante ans lors de la capitulation, puisque dans un acte de 1335, où il figure comme témoin, il déclare avoir quarante-huit ans, aura voulu mourir dans sa ville natale, dans cette ville qui lui avait inspiré son dévouement ; en quoi cela estil en contradiction avec le récit de Froissart ? Voyez l'excellent livre de M. Auguste Lebeau, intitulé : Dissertation sur le dévouement d Eustache (le Saint-Pierre et de ses compagnons en 1347, Calais, 1839, in-12 de 232 pages.
1, Comme l'a fait observer Dacier (p. 354 de son éd. de Froissart, note 1), celte date n'est pas tout à fait exacte : c'est une des nombreuses erreurs empruntées par Froissart à Jean le Bel (t. II, p. 139). La tête de la décollation de Saint-Jean tombe le 29 août, et le roi d'Angleterre, au rapport de Robert de Avesbury [Hist. Ed. III^ p. 140) n'arriva devant Calais que le 3 septembre. D'après le même historien {Ihid..^ p. 166), cette ville se rendit le vendredi 3 août, le lendemain du décampement de Philippe de Valois et de son armée : le siège avait duré par conséquent juste onze mois.
2. « Dominas rex , semper misericors et benignus, captis et retentis
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prêtre et deux autres personnes âgées et expe'rimente'es, dont le vainqueur a besoin pour se renseigner sur les propriétés, les lois et ordonnances. Edouard fait son entrée solennelle à Calais dont il va habiter le château et où la reine sa femme met au monde une fille qui a nom Marguerite. En même temps, le roi anglais donne quelques-uns des plus beaux hôtels de la \'ille à Gautier de Mauny, à Renaud de Cobham, à Barthélémy de Burghersh, au baron de Stafford et à d'autres chevaliers de son entourage. P. 63 à 65, 293 à 297.
Les habitants de Calais ne reçoivent aucun dédommagement *
panels de majoribus^ communitatem dictas villoc cum bonis suis omnibus graciose permisit abire, dictamque villam suo retinuit imperio subjugatam. » (Robert de Avesbury, p. 167.) D'après Gilles li Muisis , Edouard III laissa à Calais vingt-deux des plus riches bourgeois « pour rensegnier les biretages», selon l'expression de Froissart. Eustacbe de Saint-Pierre était désigné par sa position de fortune et la considération qui l'entourait pour être l'un de ces vingt-deux; ainsi s'expliquent
les faveurs, très-relatives , d'Edouard en faveur d'Eustache : « pro
bona dispositione villœ Calesït , quousque de statu ejusdem Eustacbii duxerimus providendum. »
1. Cette erreur a été empruntée par Froissart à Jean le Bel (t. II, p. 140). Philippe de Valois, par une ordonnance antérieure au 7 septembre 1347 et qui fut renouvelée en septembre IZk'è (Arch. nat. , JJ78, p. 162 et 169) fit don de toutes les forfaitures qui viendraient à échoir dans le royaume aux habitants de Calais chassés de leur ville par les Anglais; le 7 septembre 1347, il accorda aux dits habitants, en considération des pertes que leur avaient fait éprouver les ennemis, tous les offices dont la nomination lui appartenait ou au duc de Normandie, son fils aine (Arcli, nat., K187, liasse 2, p. 97; une copie de cette pièce originale : JJ68, p. 245, est datée d'Amiens le 8 septembre). Enfin le 10 septembre suiNant, il leur octroya , par une nouvelle ordonnance , un grand noml^re de privilèges et fianchises qui furent confirmés sous les règnes suivants (Recueil des Ordonnances, t. IV, p. 606 et suivantes). Ces promesses ne restèrent pas à l'étal de lettre morte ; un grand nombre d'actes authentiques attestent qu'elles furent tenues. En mai 1348, le roi de France donne une maison sise à Provins à Thomas de Hallangues, bourgeois et habitant de Calais (JJ76, p. 10); en septembre 1349, il concède les iiiens confisqués d'un usurier lombard, sis au bailliage de Vitry, à Colart <le Londeners , jadis bourgeois de Calais, « en considération de ce qu'il a souffert au siège de cette ville » (JJ68, p. 390); le 9 mars 1360, il indemnise Mabille, veuve d'Enguerrand tlit Estrecletrop et Marguerite, fille de feu Lenoir, sœurs, lesqu(>lles avaient ])erchi leurs biens durant le siège de Calais (JJ80, p. 226). En juillet 1351, Jean de Boulogne, comte de Montfort, lieutenant du roi Jean, son neveu es parties de Picardie «t sur les frontières de Flandres, donne à Jean du Fresne le Jeune, fils de Jean du Fiesne, à présent prévôt de Montreuil, jadis bourgeois de Calais,
xxviii CHRONIQUES DE J. FROISSART.
du roi de France pour qui ils ont tout perdu ; la plupart d'entre eux se retirent à Saint-Omer. — Grâce à la médiation du cardinal Gui de Boulogne \ légat du Sainl-Siége, une trêve de deux ans est conclue entre les rois de France et d'Angleterre : la Bretagne seule est exceptée de cette trêve. — Edouard repasse en Angleterre, après avoir confié la garde de sa nouvelle conquête à un Lombard nommé Aimeri de Pavie ^ ; il ne se contente pas d'envoyer à Calais, qu'il veut repeupler ', trente-six riches bourgeois anglais, dont douze de Londres ; il octroie à cette ville de grandes libertés et franchises* pour y attirer des étrangers. — Charles de Blois, fait prisonnier à la Roche-Derrien, et Raoul, comte d'Eu, tombé à Caen au pouvoir des Anglais, que l'on détient alors à la
des biens sis à Bouvines et en la comté de Guines confisques sur Gillebert d'Aire qui est allé demeurer à Calais avec les Anglais. JJ82 , p. 271.
1. Gui de Boulogne n'eut aucune part à ces trêves qui furent conclues le 28 septembre 1347. Les médiateurs furent les cardinaux Annibal Ceccano et Etienne Aubert. La trêve ne devait durer que quinze jours après la fête de Saint-Jean-Baptiste de l'année 1348, c'est-à-dire environ dix mois, et non pas deux ans, comme l'avance le chroniqueur trompé sans doute par les prolongations accordées à différentes reprises. Froissart se trompe aussi en disant que la Bretagne fut exceptée de ces trêves. [Rymer^ Fœdera, vol. III, p. 136 à 138) Dacier avait déjà rectifié Froissart sur tous ces points. Voyez son édit. de Froissart, p. 356, note 2.
2. C'est Jean de Montgommery, et non Aimeri de Pavie, qui fut nommé capitaine de Calais, avant le départ du roi d'Angleterre, le Ç octobre 1347 (Rymer, vol. III, p. 138). Jean de Montgommery fut remplacé le P"" décembre de cette même année par Jean de Chivereston {ihid.^ p. 142). C'est seulement le 24 avril 1348 qu'Edouard nomme son amé Aimeri de Pavie, non capitaine de Calais, mais capitaine et conduiseur de ses galées et de tous les arbalétriers et mariniers montant les dites galées {Ibid.^ p. 159). Aimeri de Pavie, chargé sans doute comme capitaine des galées de défendre les approches de Calais du côté de la mer, remplit-il en outre par intérim ou autrement les fonctions de gouverneur de cette ville ? On en est réduit sur ce point à des suppositions.
3. Le 12 août 1347, le roi d'Angleterre fit annoncer par tout son royaume qu'il concéderait des maisons, des rentes et ferait toute sorte d'avantages à ceux de ses sujets qui voudraient s'établir à Calais avant le P"" septem!)re suivant. V. Rymer, vol. III, p. 130.
4. Le 3 dt'cembre 1347, Edouard confirma les statuts donnés à la ville de Calais en 1317 par Mabaut, comtesse d'Artois. (Rymer, vol. III, p. 142 à 144.) Les dispositions que le roi avait ajoutées à ces statuts dès le 8 octobre 1347 sont relativement libérales. [Ihid. p. 139.) V. Bre'quigny, Mém. de l'Académie des Inscriptions, t. 50, p. 623 à 627.
SOMMAIRE DU PREMIER LIVRE, g§ 315-316. xxix
Tour de Londres avec David Bruce, roi d'Ecosse, et le comte de Murrey, sont traités avec beaucoup de courtoisie \ Charles de Blois, à la prière de la reine d'Angleterre, sa cousine germaine ^, Raoul d'Eu, parce qu'il a su gagner par sa galanterie les bonnes grâces de toute la cour. P. 65 à 67, 297 à 299.