‹ ChroniquesChapitre 5 sur 74 · Deux-Sèvres, arr. Niort · texte numérisé non relu

Deux-Sèvres, arr. Niort

2. Vienne, arr. Poitiers, c. Vouillë. II n'est question dans la lettre de Derby ni de l'attaque de Niort ni de la prise de Saint-Maixent et de Montreuil-Bonnin. Henri de Lancastre dit seulement qu'en chevauchant de Saint-Jean-d'Angély vers Poitiers, il s'empara du chiîteau de Lusignan, l'un des plus forts de France et de Gascogne, et qu'il y laissa une garnison de cent hommes d'armes, sans compter les gens de pied. Ibld., p. 143 et 144.

3. D'après la lettre de Derby, Poitiers tomba au pouvoir des Anglais « le proschein mersquerdy après le Seint Michel », c'est-à-dire le 4 octobre 1346. I^id., p. 144.

4. L'évêque de Poitiers et quatre barons qui avaient essayé de résister aux envahisseurs, s'étant sauvés à la prise de la ville, les Anglais firent main basse sur tout ce qu'ils trouvèrent. Harbert Beliant, l'un des seize hommes d'armes de la garnison de Poitiers, fut dépouillé de tous ses biens meubles évalués six mille livres. (Arch. nat., sect. hist.,

JJ81, p. 450) « apparuit episcopum , capitula, collegia et alias

gentes ecclesie ville Pictavis, in capcione facta per inimicos nostros de dicta villa, omnia bona que tune habebant, libros, calices, vestimenta,

vasa argentea amisisse » Il résulte d'une enquête faite en 1351

que les parties du diocèse de Poitiers qui souffrirent le plus, tant de la chevauchée de Henri de Lancastre en 1346 que de la peste de 1348, ce furent les archiprêtrés et lieux r/e Llsigniaco (Lusignan, Vienne, arr. Poitiers), de Sanxaio (Sanxay, Vienne, arr. Poitiers, c. Lusignan), de Royno (Bouin, Deux-Sèvres, arr. Melle, c. Clief'-Boutonne), de Roffiaco (Eouffiac-d'Aubeterre , Charente, arr. Barbezieux, c. Aubeterre), de Romio (Rom, Deux-Sè\res, arr. Melle, c. Lezay), de Chauniaco (Chaunay. Vienne, arr. Civray, c. Couhé), de Exoduno (Issoudun, Creuse, arr. Aubusson, c. Cliénérailles), et partie des arcliiprêtrés et lieux de Gencajo (Gençay, Vienne, arr. Civray) et de Melle. JJ80, 778.

5. Derby dit qu'il resta à Poitiers huit jours seulement, après quoi il revint à Saint-Jean-d'Angély d'où est datée la curieuse lettre qui contient le récit de son expédition. Aux conquêtes de Derby mentionnées plus haut, des pièces du Trésor des Chartes nous autorisent à ajouter Tonnay-Charente (JJ76, p. 321), le cbâteau de Soubize (JJ81, p. 147), les cliâtellenies de Loudnn (JJ80, j). 577), de; Soubize, de Taillebourg (JJ77, p. 34) et la plupart des forteresses de Saintonge, Poitou et Périgord (JJ77, p. 51).

6. Derby était de retour à Londres le 14 janvier 1347, jour où il s'entretint à la Tour avec David Bruce, roi d'Ecosse.

yiii CHRONIQUES DE J. FROISSART.

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