‹ Chroniques laurentiennes [microforme]Chapitre 32 sur 37 · D TE · texte numérisé non relu

D TE

à sa foi, à sa langue et À ses lois :

“Québec souhaite bienvenue au fils de son Roi !

Dans l'enceinte du parlement, remparts de nos droits, les hauts fonctionnaires de l'Etat et les dignitaires ecclésiastiques, présentèrent À leurs Altesses, leurs respectueux hommages.

Au cours de cette cérémonie publique, une jeune huronne de la bourgade de Lorette vint, élé- Bamment drapée dans son costume indien, faire selon l'usage, au nom du chef allié de sa tribu, acte de soumission et de fidélité. Elle évoqua, en son langage imagé, au pieds du fils d'Edouard VII, les mônes de ses pères, cédant le pas devant la civilisation blanche, se Convertissant au Christianisme.

Pendant la présentation d'adresses de bienvenue, sous les

fenêtres des édifices parlementaires, où s'était massée la foule immense ; un chœur puissant d'enfants d'école entonnaient tour à tour les hymnes patriotiques. Chaque nationalité participant de la voix et du cœur à la loyale démonstration. Entendant ces chants, qui comme l'encens de la grande prière d'un peuple jeune et fort, montaient vers les cieux ; les paroles du poète Canadien, dans une ode à George III, me revenait en mémoire :

‘“ Le Canada prospère

Sous les soins d'un tel père; Et parmi tant d'états, aucun

[peuple n'est plus he: :c'x.

Oh ! Québec, co: . « . étais belle, au matin de ce ; :d jour.

Dans ce rayon de sole:i, chassant les brumeuses vapeurs, on eut dit une déesse à son lever qui,

ren nest

Pour mieux jouir de la lumière du jour, ramène sur ses épaules blanches, d'un jeste élégant et gracieux, les boucles d'or de ses cheveux épars.

Ainsi pour toi, de voir entrer dans tes murs, augustes témoins d'un passé plein de gloire, ces hôtes distingués, tout ce que la cour d'Angleterre a de plus noble et de plus aimable et bon ; ce fut l'insigne privilège de ta légendaire hospitalité. Enfin, d'acclamer à quarante ans de distance, le fils d'Edouard VII, marque ton esprit de souvenance et d'inaltérable loyauté,

Je me souviens ! Dieu est mon

Droit, Honi soit celui qui mat J pense !

Septembre 1901.

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