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D RES ARRETE

OHRONIQUES. 287

de sorte que j'étais immobilisé dans une enveloppe qui aurait pu m'être fatale si l4 Providence n'avait des vues sur moi,

Il faisait noir comme dans les comptes publics de la province, lesquels présentent toujours un excédant de recettes invisible, Il avait plu sans interruption depuis deux mois ct la pluie menaçait encore, de sorte que j'avais toutes les raisons de craindre l'humidité.

Dans la diligenec, qui ne pouvait raisonnablement contenir que trois personnes, sé trouvaient avec moi deux autres gaillards, ouvriers du chemin de fer, âvec leurs mailles, plus le postillon qui, étant ivre-mort, comptait pour un homme et demi. Nous partîmes,

La diligence avait l’air d’une pyramide; c'était affreux ; un pied de boue dans le chemin qu’on ne voyait pas à trois pas devant soi, et des ornières qui rappelaient l’ancien chaos d’où Jéhovah fit sortir des mondes qui n’en veulent guère mieux.

Nous allions donc, enfonçant, bousculant, cahotant, deux. sur l'avant, deux sur l'arrière, nous cognant la tête l’un contre l’autre avec une précision muctte, mais expressive. Il s’agissait de faire trente-deux milles avec les mêmes chevaux qui étaient déjà éreintés dès le départ.—Remarquez. que M. Fraser, le conducteur, de la malle, éSt obligé par son contrat d'entretenir le chemin en bon ordre, ce qu’il exécute en laissant le chemin s’entretenir tout seul. Ccia ne sufhit pas, quoiqu’aux yeux du gouvernement paternel qui nous étouffe, cela puisse paraître du zèle.—Le postillon, ia tête renversée en arrière, avait dégobillé deux ou trois fois sur les malles, et il envoyait des exhalaisons combinées de gin chaud ct de whisky qui refoulaient le vent à quinze pas.

Le passager à sa gauche avait pris les rênes et fouettait les chevaux comme un homme qui n’a aucune idée de l'anatomie, “ Nous allons rester en chemin, c’est clair, ‘? me disais-je à chaque minute. Et quel chemin pour y rester! D'un côté, la montagne coupée à pic; de l’autre, le précipice sur le bord duquel, de distance en distance, aux endroits les plus dangereux, on a élevé un rempart en palissades ou en perches superposées. Nous descendions les côtes au golop et rouns les tournions sur le même train, Notre conducteur improvisé disait qu’il profitait des descentes pour gllér plus vite; en effet, c’est comme cela qu’on va dans l’autre monde avec la rapidité de l’éclair.

Je me sentais amincir dans mes deux gros capots; je devais avoir l'air très pâie; il me semble que j'aurais pu prendre le mors aux dents,

Vers dix heures, la lune, depuis longtemps levée, parvint à dépasser la crête des montagnes qui nous la dérobaient ; alors elle apparut brillante et superbe derrière les nuages qui fuyaient devant elle; je r'oublierai jamais cette clarté subite sur ce terrible paysage. A droite, des rochers énormes, en escalade, comme des flots de pierres poussés l’un sur l’autre par une tempête; à gauche, des vallons, des ravins, des forêts comme des manteaux qu’on déplie lentement, et la rivière de la Métapédia, tantôt se heurtant parmi ses millé"ilôts, tantôt coulant large et puissante et s’arrondissant en lacs successifs qui sont comme les écuelles

où elle puise et se déverse tour-à-tour.

La vallée de la Métapédia, au point de vue pittoresque, est admirable pendant les trente à quarante premiers milles. Ensuite elle s'enlaidit petit-à-petit, devient monotone; ses horizons se rétrécissent, et l’on se trouve enveloppé dans

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une ceinture de bois qui n’ont ni beauté, ni charme, ni même de gibier. Mais, qu’elle superbe région agricole. C’est là que sera un jour le grenier du Canada...

30 NoveuBer.

Enfin, voilà le franc et joyeux hiver qui s’annonce, l'hiver blanc et net, pur et sain. Cela date d'hier seulement, 29 novembre ; cette année il y a du retard, mais nous ne perdrons rien pour avoir attendu. Quelle journée que celle d'hier, et quelle vie, quel bonheur, quel entrain dans la rue St, Jean, à quatre heures de l’après-midi, heure des équipages, des dandies, des filles à marier, des paresseux et des chroniqueurs! Dans Québec il n’y a qu’une rue, pour ainsi dire, c'est la rue St. Jean, large comme un trottoir de la rue St. Jacques à Montréal, et longue comme un des corridors du Mechanics’ Hall; mais quand toute la gent élégante s’y précipite par un temps qui rajeunit de dix années comme celui d’hier, c’est un alali, une fanfare, un chassé-croisé enivrant, des figures jeunes et fraîches qui passent avec un sourire qu’on retrouve cinq minutes après en les revoyant ; des matrones, enveloppées de fourrures, qui s’abandonnent au glissement de leurs sleighs longs et doviles, un tintement de grelots sur tous les tons, sans vacarme, mais, joyeux, heureux, le trot mis en musique,

Tout se montre, tout se pare, éclate et pétille d’allégresse,

Ah! de toutes les choses suaves de ce monde, il n’en est pas de comparables à une belle soirée d’hiver en Cu da, sous la lumière égale et douce d’une lune sans rayons qui illumine l’espace entier de son regard. Qu'il est beau, durant ces éclatantes nuits, sous un ciel blanc comme le lait, de regarder les longues raies des aurores boréales courir sur la neige éblouissante ! Quelle mélancolie profonde, quelle poésie méditative se répandent sur les campagnes endormies dans un lointain horizon! Tout est plainte et murmure parmi les branches dépouillées des bois de sapin. La lune, solitaire, dans un ciel sans nuages, regarde avec une sorte d’attendrissement maternel cette terre inanimée que la neige couvre comme un linceul. Les montagnes, moitié ombre, moitié lumière, apparaissent informes. Le St-Laurent, emprisonné par les glaces jusqu’à une lieue du rivage, roule loin de ses bords des eaux pesantes et muettes qu’aueun navire ne sillonne plus. Mais, dans cette transparence lumineuse du firmament, dans cet immense désert de l’espace muet, il y a parfois quelque chose de désolé, semblable aux couvercles de marbre des tombeaux dont le froid éclat se détache dans une nuit étoilée. (C’est l'heure où les rêves arrivent comme des flots pressés dans l'âme des poëtes; c’est aussi parfois le moment où le chroniqueur cherche une transition pour passer du style descriptif aux choses vulgaires de ce monde que l'exigence du lecteur ne lui permet pas de dédaigner.

Et voilà pourquoi la chronique est si difficile; tantôt sur un pied, tantôt sur l’autre, bondissant à perpétuité sur la corde roide, le chroniqueur est un vrai nègre. Avec cela que le moindre écart le rend ridicule ou insupportable ; il faut être un génie pour braver tant de périls. Croyez-

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vous que je n’aimerais pas mieux faire un discours en par- : lement ou rédiger un bill? Cela ne demande ni style, ni idées ; au contraire. Aussi a-t-on imaginé un mot baroque et dédaigneux pour exprimer ce que cela vaut, On dit “ une indemnité parlementaire,” comme on dirait ‘ je vous rends la monnaie de votre pièce; vous m'assomm2z pour mon plus grand bien, je vous flanque six cents piastres; allons, que ça ne traîne pas,” voilà pourquoi les sessions sont si courtes.

10 DÉOEMBRE.

Savez-vous, lecteurs, que nous ne savons rien, et que c’est presque toujours le hasard qui apprend aux hommes

le peu de choses qu'ils savent ?

Sept matelots, naufragés dernièrement sur la côte d’Afrique, se sont sauvés un à un en s’attachant aux pattes d’un énorme oiseau herbivore; puis ils ont vu le même oiseau se jeter sur des tortues colossales, ies briser sur les rochers et en raanger cinq ou six dans le même jour, Dans notre rsys ii y a une espèce d'oiseaux qui ressemblent beaucoup à celui-là ;. on les appelle vulgairement des contracteurs. Leur mets de prédilection est le bank-note ; il y en a qui en avalent en hors-d'œuvres pour plus de cinq cent mille dollars en deux ou trois ans.

Dans les parages de la Cafrerie, un capitain* de navire a vu capturer un oiseau gigantesque qui avait saisi et mis en pièces un éléphant et en avait déjà mangé le quar quant on parvint à le tuer à l’aide de flèches empoisonnées, Une des grandes plumes des ailes ayant été coupée, on vit ue le tuyau pouvait contenir deux outres d’eau et plus,

Il n’y à aucune raison de s'étonner de ces prodiges. La nature est partout conséquente et judicieuse. Dans les pays où les arbres atteignent une hauteur de trois cents pieds, il n’est que juste qu'il s’y trouve des oiseaux d’au moins vingt pieds de long pour se nicher dessus. Chose €trange toutefois ! C’est dans ces mêmes pays qu’on voit le plus d'insectes; mais cette apparente disparité se concilie aisément au moyen du proverbe: “Les extrêmes se touchent.”

L'homme est rarement embarrassé dans ses explications de l'inconnu ; pour les choses qu’il ne comprend pas, il imagine la loi des contrastes qui répond à tout. Avec cela on va loin, et quand par hasard on se trompe, on s’en console au moyen d’un autre proverbe: errare humanum est. Si la loi des contrastes est si naturelle et si vraie, il me sem. ble qu'on ne peut guère voir un moucheron sans songer de suite à un éléphant, ni de même voir le gouvernement Jocal sans se porter immédiatement vers le système solaire au svin duquel notre globe tourbillonne, gros en proportion, comme une noisette, Mais passons.

Les découvertes géologiques qu'on fait depuis quelque temps sont vraiment merveilleuses; sans doute, l’homme, dégoûté de ce qu'il est aujourd'hui, cherche à se rattraper par ce qu'il pouvait être il y a dix mille ans. On ne trouve plus dans les cavernes du vieux et du nouveau monde que des squelettes de sept à huit pieds, avec .des armes eu pierre, telles que des stylets, des haches, etc.

Aujourd’hui, c'est dans les tavernes qu’on trouve es hommes, et, s’ils sont moins longs qu’autrefois, en revanche ils sont beaucoup plus épais. Moralement, il n’y a pas

de bornes à cette épaisseur. Pour faire des recherches spéciales sur l’homme, il faut être atteint d’une misantropie incurable, et détester ses semblables au point de vouloir se suicider pour ne pas leur ressembler. Quand on pense qu’il a fallu des centaines et des centaines de siècles pour arriver de la connaissance à lusage de quelques métaux maintenant familiers, on admire cet incommensurable idiot qui s'intitule le roi de la création et qui a fait socialement de la femme son inférieure, sans doute pour se venger de la nature qui l'avait faite infiniment sa supérieure.

Au reste ce bipède n’en fait jamais d’autres.

N'ayant pu apprivoiser ie renard, parce que le renard est beaucoup plus fin que lui, il a eu recours à la force, et quelle force! dix, vingt, trente hommes, et dix, vingt, trente chevaux contre un renard !

La nature a vengé la faiblesse en lui donnant des ressources inconnues ; il n’en est pas moins vrai que la force bête coatinuera encore de se pavaner à cheval pendant des siècles à la poursuite d’une queue. Si, au moins, les hommes rouvaient une leçon dans ce trophée sanglant !

Il paraît que le Canada produit beaucoup de fromage depuis deux ou trois ans; c’est, dit-on, un résultat de la confédération.

Le fromage est une variété de la chaussette de gendarme ; nous avons donc fait beaucoup de progrès sous la constitution nouvelle. Ce que nous avons exporté de fromage l’année dernière se monte à près de vingt millions de livres ; il y a même une petite ville du Haut-Canada qui, tous les jours, en a expédié cinquante wagons pleins pendant trois mois,

Le fromage ayant été donné à l’homme pour déguiser son haleine comme la parole pour déguiser sa pensée, il est manifeste que, sous le rapport moral comme au point de vue commercial, nous sommes devenus extrêmement rafine OUR lioissuee

Les adversaires de la réciprocité avec les Etats-Unis disent que la production du fromage »st un des traits de l'énergie que nous avons mise à ne dépendre que de nous-mêmes et à développer nos propres ressources. Je suppose que cela est vrai; mais les bêtes-à-cornes y sont bien pour quelque chose ; tout seuls, nous n’aurions jamais pu produire tant de fromage que cela. On dira que c’est nous qui élevons et qui exploitons les bêtes-à-cornes ; soit. Toujours est-il que c'est là un grave symptôme, et que de pareils monceaux de fromage sont un signe des temps. On ne se serait jamais douté, sans les indiscrétions de la statistique, qu’il y eût tant de bêtes-à-cornes utiles dans le Dominion. Que dire maintenant de ce qui adviendrait si elles se mêlaient toutes d'être aussi fertiles ?

Passons maintenant aux mines. Le Canadien se croit un fin-fin, il croit dire une grande chose lorsqu'il chante sur tous les tons “qu’il faut développer cette richesse naturelle, exploiter ce trésor de notre sol, phrases de journaux et d'agents de colonisation. Eh bien ! il y a longtemps que ce tréso: a été exploité On a découvert dernièrement sur l’île Royale, dans le lac Supérieur, un certain nombre üe mines de cuivre qui avaient été travaillées par une race d'hommes depuis longtemps disparue. Jusqu'où faut-il remonter pour retracer ce peuple éteint, je n’en sais rien ni ai-je envie de le savoir; je trouve que cela est tout simplement insupportable et que l’idée de progrès reçoit tous les

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jours de tels démentis, que c’est à dérouter les plus fermes croyances. On dirait que le grand livre de la nature est ouvert et refermé périodiquement pendant des siècles, mais que nous sommes seulement à une époque où il a été ouvert le plus largement; voilà tout.

Depuis que les sciences naturelles ont acquis leur base véritable, grâce à la méthode expérimentale de Bâcon, nous avons marché si vite et si vigoureusement qu’il semble qu'aucun effort de la barbarie ne pourra désormais refermer le livre. Le dépôt de la science n’est plus circonscrit à un ou deux peuples privilégiés, maïs il est le trésor commun de l’humanité entière ; je ne parle pas des Hottentots ni des Cafres qui ne sont hommes qu’à certaines conditions.

Quoique nous n’en soyions encore qu'aux premiers feuillets du grand livre, je maintiens que nous avons raison d’avoir des idées arrêtées sur le progrès et les principes sur lesquels il repose.

En effet, si le progrès n’était point, il faudrait admettre que les hommes sont parfaits dès aujourd’hui; il serait inutile que l'existence du genre humain se continuât, puisqu'elle n’aurait plus de but à remplir, puisque la recherche de la vérité et la science de la nature seraient d’absurdes tentatives.

Chaque pas que l’homme fait dans la science est une révélation de plus qui apporte un nouvel appui à la vérité. Est-ce que cette agitation particulière à notre époque, en vue d’une amélioration successive et sans limite de la condition sociale, n’est pas un des caractères saillants de cette idée de progrès qui se présente à l’homme moderne

sans cesse et sous toutes les formes ? Elle offre ie plus parfait contraste avec le monde ancien, avec ses plus nobles interprètes, les Cicéron, les Sénèque, les Marc-Aurèle qui tout en déplorant et en méprisant leur époque, n’imaginent rien pour la réformer, ne découvrent dans leur esprit aucune vue d'avenir, aucune perspective d’un nouvel ordre politique ou moral.

L'image d’une perfection idéale et toujours fugitive ne s’est jamais présentée à l'esprit humain avec une force aussi transcendante et expansive que depuis les deux dernières générations. Les nations démocratiques et libres, placées en face des continuels changements qui se passent à chaque instant dans leur sein, toujours cherchant, tombant, se redressant, souvent déçues, jamais découragées, découvrent sans peine que rien ne les borne ni les fixe, et tendent incessamment vers cette grandeur immense qu’elles

entrevoient confusément au bout de la longue carrière que l'humanité doit parcourir. -

De tout ce dont je vous parle en ce moment, il n’est jamais question dans le parlement local. Pourquoi ? je ne saurais le dire en vérité. Et cependant, le procureur-général a l'habitude de passer à l’étamine de l’examen philosophique toutes les questions qui se présentent, et M. Bellerose ne se lève jamais que pour enfoncer Platon.

Mais il y des lacunes partout. (Cela tient au tempérament national qui est porté à la négligence.

Ce qui prouve que nous sommes dans une époque de progrès incontestable, s’est qu’on vient de faire la plus grande des découvertes, à mon sens, une découverte exprès

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pour les parlements qui ont besoin, plus que toute autre institution, que le génie de l'inventeur vienre à leur secours. Cette découverte, c’est la éribune mécanique.

Vous êtes dans une assemblée parlementaire. Le prem’er orateur inscrit se place à la tribune ; les autres, dans l’ordre de leur inscription, sur des sièges préparés ad hoc. Chaque auditeur est muni d’une balle de plomb. Quand l’orateur commence à l’embê..….. pardon! quand la conviction de l'auditeur est formée, il laisse couler la balle de plomb dans un tube qui se trouve à côté de chaque siége; et, cuand la moitié plus un des assistans a lâché sa boule, grâce à un ingénieux mécanisme, le poids de ces balles de plomb réunies fait basculer la tribune, l’orateur est englouti dans les dessous, et le suivant lui est mécaniquement substitué. On rend les balles et la fête recommence.

Sans doute cettc invention n’a pas été faite pour le Conseil Législatif qui n’en a pas besoin; car, là, il n’y a pas plus d’auditeurs que d’orateurs. Depuis un mois que siége le parlement local, personne n'avait encore entendu parler de cette chambre haute, lorsque, tout-à-coup, la discussion sur le double mandat est venue subitement révéler son existence. Oh, grands dieux! quelle dérision fortuite! J’ai vu des hommes entichés de cette institution, qu’ils regardaient comme un contre-poids nécessaire, s’en revenir accablés après cette séance.

Nos honorables étaient pris comme des rats dans x filet; ils gigotaient, piaillaient, questionnaient, abasourdis d’avoir à rendre une décision, chose inattendue, Toute la presse s'amuse de cette scène bouffonne, et la ville en fait des gorges-chaudes, heureuse de trouver dans son désœuvrement un objet risible.

La session tire à sa fin; il le faut bien, le gouvernement a épuisé presque toutes les mesures conçues par l'opposition. L'année prochaine il se présentera avec les autres mesures des députés de la gauche laissées de côté pour cette année, et cela constituera le discours du trône. De cette façon on s’éternise au pouvoir; le moyen est simple et à la portée de la majorité.

L'année prochaine, si le gouvernement ne fait pas encore des questions ouvertes de toutes celles qu'il a fermées jusqu’à présent, nous pouvons compter sur un début triomphal.

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