MÉldOlKES (i4ô
pj^Vit e$tre prias. Si fust^rins le seigneurde Brouay, le seigpeui; du Bois , le seigneur de Montcaurel et ^ aucuns autres, touts lesquels estoient ayecq le comte de Charollois ; et des gens du costé du roy feurent prins le comte de Vantadour , le seigneur de Barbazan , qui fust ung jour et une nuict avecq les morts sans avoir cognoissance^ et autres. Quant le voj de Franche perçut que ses gens estoient rebouttési, et oyt ^iie aucuns de ses gens lui dirent que otï di^oit , p^UjB^i son pst , que il ^toit mort , on dit qu'il se frippa dedans çes gens, et osta sa salade de dessus sa teste, et disoit à ses ge^^ : « Mes » amis, voici Yostre roy, deflPendez-vous debonc<eur^ ». je pe suis point mort; » et s'y porta très valliamment jusques ad ce que on lui vint dire que ses gens s'en estoient fuis ; lors se retrait sur le Montla-Héry tout dessus ; et illecq fust une espace de temps, durant lequel temps le remanant (reste) de ses genscombattoient ; et se recueillirent tellement qu'ils se retrayèrent sur le mont où le roy estoit.
comte et ses, gens demoura en la place moult joyeux de sa, victoire ; et se rallièrent ensemble , et se, remirent en bataille, attendants et cuidants que le rpy et ses gens 4prechief leur deuissent venjir courre sups. La bataille dura jusques à sept tieures du vespres; le roy se tint sur le mont depuis environ sept heures jusques soleil couchant , qu'il se partist dji mopt et arriva, environ dix heures en la nuict , en la ville de Corbeil, à six; lieues du Mont-le-Héry atout bien peu de gens, car plu-
sieurs de ses geoss'eti estoieût fuis^ que ou ne scavoit où* Le comte qui, jusques au lendemain au poinct du jour, s'estoit tenu en bataille, attendant le roy, cuidantqu*il l'ust encoires sur le mont, fust adverti de la départie du roy, mais il ne volt sousfrir que on allast après eux, craindant les embûches^ non scachant encoires la villaine fuite des gens du rpy, desquels aucuns fuirent si loing qu'ils ne cessèrent fuire jusques à Amboise, disants partout où ils passoient que le roy estoit mort et desconfit* Le comte alla le lendemain sur le mont , où il trouva pbisieurs chevalliers, planté (quantité) de morts; et combien que aucuns disoient que les Franchois^lesy avoient jettés, adfinque Ton ne sceut combien de gens de leur costéy estoient demourés, toutesfois à la vérité on ne sçavoit si c'estoit des gens du roy ou du comte, car le jour de la bataille y oit dedans la ville sur le mont grande occision.