‹ Chronologie égyptienneChapitre 126 sur 179 · A M ou 11 [1 °u II (I . On est tenté de l’identifier au · texte numérisé non relu

A M ou 11 [1 °u II (I . On est tenté de l’identifier au

n" 45 de A, Neferkere' chendou, et de voir dans . . i le n" 43 Neferkere' Nebi. Alors l’ordre des noms serait différent. — Souvent on

a lu le nom | [j Achthoes, comme à la ligne 23. Au point de

vue paléographique, ce ne serait pas impossible, mais l’obstacle vient de ce que le fr. 48 ne peut rester à la place que lui a assignée Seyffarth, pas plus qu'on ne peut le placer quelque part ailleurs dans la dynastie des Hérakléopolitains.

2. Pour les sept rois de la VIII1' dynastie on peut donc compter environ 31 ans.

en vue de nommer tous les souverains, qui ont çà et là porté une fois le titre de Roi ; il n’a voulu donner qu’une suite chronologique continue.

Quant à la dynastie suivante de 18 rois, il n’est pas douteux qu’elle ne corresponde aux Hérakléopolitains de Manétlion. D’après Manéthon, son premier souverain s’appelle Achthoes (Ochthovis dans l’Arménien) : « il fut plus terrible que tous les autres avant lui, et fit le plus grand mal à tous les habitants de l’Égypte; plus tard, il tomba en démence et périt par un crocodile ». Son nom égyptien est Chti (prononcez : Achtoï) et nous connaissons même deux souverains de ce nom, 1° Çq<> 1] t| J

Jebmerire' Chti ; 2° \ LJ J Ouahkere*

Cliti’. L’un d’eux, sous la forme => jj(j apparaît dans le Papyrus comme quatrième roi de la dynastie ; le premier, dont le nom est perdu, peut très bien s’être lui-même appelé ainsi. Nous connaissons un autre Ilérakléopolitain postérieur : c’est q □ (j(j Kamerire'5 de la grande inscription du nomarque de Siout, publiée par Griffith, d’après laquelle il mourut dans une guerre avec le royaume thébain du Sud ; c’est peut-être le même que o LJ Merkere, du sarcophage d’Apa'anchou, de Sakkara1 2 3. Enfin, il faut rattacher ici le roi o vzv7 É| Nebkaoure', connu par le Conte du paysan, dont l’action se passe à Hérakléopolis4.

1. Maspero, Proc. Soc. Bibl. Arch., XIII, 1891, 429; Lacau, Recueil , XXIV (1902), p. 90 sq. Le nom se trouve aussi dans le Papyrus (lolenischefï, Æ. Z., XIV, p. 109.

2. Aussi sur une palette du Louvre, Petrie, Hist., I, p. 115.

3. Æçiupt. Inschr. des Kgl. Musccn zu Berlin , II, p. 132. Il était aussi prêtre de la pyramide d’Atoti V ( ibid p. 131).

4. Petrie ajoute ici, avec raison, quelques autres noms provenant de scarabées (Hist., I, 116 sq.), par ex. : G ,Ol Ma'ajebre'. Par

contre, on admet aujourd’hui généralement que le roi Chian n’appartient pas â ce temps, mais à l’époque des Hyksos.

ANNALES DU MUSÉE GUIMET

Dans le Papyrus ne sont conservés que peu de restes d’autres noms, la plupart évidemment des noms personnels, et non pas de noms de Rois. Le troisième roi s’appelait Neferkere', ce qui prouve encore que cette dynastie cherchait à se rattacher aux anciennes traditions. Le nom revient au fr. 43, lequel, si notre arrangement est correct, contient les derniers quatre noms de la dynastie : Nitocris, Neferke[re'] ' avec l’épithète « hounou le jeune», Neferes et Jeb.

Dans Manéthon, les Hérakléopolitains se partagent en deux dynasties de 19 rois chacune. Les 18 rois du Papyrus correspondent à la première. Comme on le voit, ici encore on ne s’est pas proposé de compter tous les souverains de cette époque ; au contraire, dès que la dynastie de Thèbes arrive à l’indépendance, le Papyrus passe aux Thébains. Nous avons vu que les premiers rois de Thèbes ont été pendant de longues années en guerre avec les Hérakléopolitains ; les rois de ce temps-là peuvent correspondre à la deuxième dynastie hérakléopolitaine de Manéthon, que le Papyrus a omise®.

Inversement, dans Manéthon, on peut avoir essayé de compenser les nombres, comme cela s’est passé sûrement pour les dynasties XXIIe à XXVIe; c’est la seule explication possible du chiffre de 43 ans attribué aux 16 rois thébains de la XIe dynastie — ce nombre de 16 rois est certainement trop élevé, même en y comprenant tous les nomarques du temps antérieur à la royauté thébaine. En fait, on pourrait penser que les derniers Hérakléopolitains ont continué à végéter comme des rois fantômes jusqu’au temps de Nebchroure'

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