‹ Chronologie égyptienneChapitre 36 sur 179 · Aàjxapt; B, Aàêapi; G; Lampares Arm · texte numérisé non relu

Aàjxapt; B, Aàêapi; G; Lampares Arm

7. Même total dans Barbarus (voir plus bas). Chez lui. les ch i tires des dynasties sont déplacés, de sorte que celle-ci paraît être la XIe : « XI potestas diospolitanoruin ann. C I.X ».

b. Les sommaires donnent 182 ans-

Au sujet du n° 2, Ammenemes II, les deux sources mentionnent qu’il fut tué par ses eunuques. Pour le n° 3, Sésostris III, on rapporte les récits d’Hérodote (II, 102) sur les expéditions de Sésostris et ceux d’Eusèbe sur la taille de ce roi (II, 106), et les auteurs y ont fait des retouches qui s’accordent avec Diodore (II, 53 s.) (lequel s’inspire d’Hécatée d’Abdère)1. Sésostris chez les Égyptiens serait le premier roi après Osiris. Lamares, que l’Africain écrit Lachares, s’est bâti le labyrinthe pour tombeau dans le nome arsinoï tique. C’est donc Amenemhet III, son nom Aap.âpt~ est venu du prénom royal Nema'atre' (pron. Lemaré), par le changement très fréquent de n en I.

Il est ici très remarquable que l’Épitome ait recueilli un récit d’Hérodote d’une facture hellénique, dont certainement Manéthon n’a rien su ; en conséquence, il ne faut pas donner à l’indication du Fayoum (Aputvoirçç) une valeur de date pour Manéthon ; celle-ci peut très bien avoir été interpolée. La concordance dans ces notices, comme dans les additions d’ailleurs, des noms et des cinq premiers chiffres, prouve qu’Eusèbe ne donne qu’un remaniement de l’Épitome qu’on trouve dans l’Africain. La différence n’en est que plus grande pour les derniers chiffres (où Eusèbe n’était plus tenté, comme d’ordinaire, de compter les manquants) et dans le total d’Eusèbe, qui est complètement inexplicable. Elle prouve cependant qu’il n’a pas compté lui-même ses totaux, mais qu’il les a puisés à sa source, de façon à n’ètre

1. Dans Diodore, le roi s’appelle Ye-tôiotic. Ses expéditions durent d’après Diodore (I, 55, 10), comme dans l’Épitome, neuf ans, clùlîre qu’Hérodote ne donne pas. Quant à la grandeur de son image (les reliefs de Memnon à Smyrne), Hérodote dit : [uyaOo; <rjriOa|jLr,;,

et Diodore. I, 55, 1) : (asvéOe'. TÉTTapTt itaXaiTraï; jjLît'îova tiôv TeTtàpwv

*»)X',,V> ’ftexo; Av •/. ai a jrô; tT-jy/jx'it'i . L’Épitome dans Kusèbc va plus loin encore : ô; /Eyerai YEyovÉvat 6'. 7taXa,.<i:(ov y', SaxiD.iov (J'. — Dans

l’Epitome, se trouve ensuite cette donnée sur Sésocliris (Dyn. II. 8), avec la variante absurde : ci; û'j/o; eî/e nYiypnv e'. nXiro; y' (Air.), luisèbe clttenue ainsi : ci; XeyETas yEyovévai ci^o; sywv itrp'cüvV, itaXatTrcüv y' tô |xéy:0o;.

ANNALES DU MUSEE GUIMET

pas tenu responsable des écarts que son Épitome présente vis-à-vis de celui de l’Africain.

Ce que nous savons par Manéthon sur la XIIe dynastie est au plus haut degré caractéristique pour tout son ouvrage 1 . L’ensemble de son esquisse n’est pas tout à fait fausse; mais le détail fourmille d’erreurs. Dans la suite des rois, Sésostris II manque; aussi Ammenemes III, qui, ‘contrairement à la règle, figure sous son prénom royal, y est-il deux fois, — car Am(m)eres n’est bien qu’une variante de Lamares. Quant aux chiffres, ceux de Sesonchosis = Sésostris Ier, ceux des deux derniers souverains et peut-être aussi ceux d’Ammenemes II, sont à peu près exacts, tandis que pour Ammenemes Ier, Sésostris III, Lamares et Ameres, ils sont absolument faux ; le total dans l’Africain est beaucoup trop faible, et dans Eusèbe beaucoup trop élevé. Ici, où nous sommes le plus exactement informés, il est d’une entière évidence que Manéthon, tel que nous l’avons, pouvait bien offrir une première base pour le classement des rois, mais, à l’histoire réelle et surtout à la chronologie, il ne peut en aucune façon servir de guide utile. Tout système de chronologie bâti sur Manéthon doit nécessairement mener à l’erreur totale.

Une nouvelle date absolue pour la XIIe dynastie a été récemment signalée dans le tombeau du nomarque Toutnecht, fils de Neheri, à Bersche (tombeau n° l)2. On y trouve, à côté d'un tableau de la récolte du lin3, la légende suivante :

1. Quand il s’agit d’erreurs isolées, on peut les attribuer à la tradition longue et compliquée qui le sépare de Jules l’Africain; mais l’absoudre de toutes, c’est impossible.

2. Le développement qui va suivre a paru dans les Nachtrage ~~ur agj/piischcs Chronologie (1908), § 2, p. 18.

3. El Brrsheh, II, pl. 8 et Texte (Griffith), p. 22. La planche ne donne pas la date au complet, mais Griffith l’a complétée grâce à un fragment qui n’a pas été reproduit. La scène n’est que partiellement conservée, mais laisse reconnaître clairement la récolte du lin.

I o III

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