Mutilé, mais encore nettement reconnaissable
2. Le fragment doit être tourné un peu plus vers la gauche que dans ^édition de Wilkinson (ce que prouve aussi le verso), de sorte que les ligues 5 et 6 se tiennent plus loin du bord que les lignes 9 et 10; dans les lignes. 1 à .4, il y a un beaucoup plus grand morceau perdu à droite.
S’il n'est pas possible d'après cela de rétablir complètement le texte, le sens général n’est cependant pas douteux. La 1. 9 donne comme durée du règne des Semsou Hor, les « serviteurs d’Horus », les véxueç de Manétlion, plus de 13420 ans; la 1. 10 donne une somme de plus de 23200 ans « jusqu’aux Semsou Hor ». La première chose à faire, c’est de regarder la première somme comme incluse dans la seconde, de sorte que la différence de 9000 ans correspondrait aux chiffres de règne partiels qui précèdent’. La 1. 8 a conservé une remarque finale pour les règnes précédents; tout d’abord ce fait, que régulièrement le fils a succédé au père2 3, ensuite qu’il y eut 7 femmes, dont le temps de règne et la durée de vie étaient dénombrés. Cela répond à la donnée connue d’Hérodote (II, 100 , que parmi les 230 rois, dont les prêtres lui lurent les noms d’après un rouleau de papyrus, il y avait 18 Éthiopiens, paa yuvyj STuytoptoç, oiôsâXXot avôpsç AiyÛTmoC. Le Papyrus de Turin a donc une observation de ce genre pour les rois mythiques ou a demi mythiques avant Ménès, pour lesquels il renonçait à faire une énumération des noms (que la Pierre de Païenne encore a connus).
Les 7 premières lignes contiennent un relevé sommaire de ces dynasties qui ont précédé les Semsou Hor. Déjà la première ligne offre une somme, 1090 -f-x années. Cette dynastie était-elle la première qui suivit les Dieux, ou
1. Naturellement il est possible aussi que l’on ait calculé ainsi :