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plus longtemps, dignus vir cui mens melior et vita longior contigisset ' ! »
Au momenl où mourut Cœlius, cette jeunesse élégante dont il était le modèle, et que les vers de Catulle et les lettres de Cicéron nous ont permis de connaître, avait déjà disparu en partie. Il ne restait presque aucun de ces jeunes gens qui brillaient aux fêtes de Baies et qu'on applaudissait au forum. CdtuUe était mort le premier, au moment oii son talent, mûri par l'âge, devenait pluo sérieux et plus élevé. Son ami Calvus allait le suivre de près, emporté à trente cinq ans, sans doute par les fatigues de la vie publique. Curion avait été tué par les soldat? de Pompée, comme Cailius le fut par ceux de César. Dolabella survivait, mais pour peu de temps, et il allait périr aussi d'une façon tragique. C'était une génération révolutionnaire que la révolution moissonnait, car il est vrai de dire, selon le mol célèbre, que dans tous les temps comme dans tous les pays elle dévore se» enfants.
1 Inst. oral. y X, i.
CESAR ET CIGERON