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Cicindelidæ recueillis à la Baie d'Antongil (Madagascar)

terminer ces mesures de protection et ces initiatives, il parait nécessaire d'effectuer «les expériences sur une plus grande échelle.

A ce propos, je suis heureux de vous annoncer que le Conseil municipal de Paris et diverses colonies africaines subventionnent mon projet.

En Allemagne, il existe un Comité de 1 Eléphant qui demande à unir son action à celle du Comité de Paris. M. le docteur Benvald, de Berlin, espère avoir réuni, d’ici le mois de mai, les fonds nécessaires a une mission d’expériences. Peut-être irai-je a Berlin au mois de mars. Dans ce cas, il est probable que nous pourrions mettre sur pied une mission commune, et les résultats qui seraient obtenus par celte mission détermineraient rapidement l’emploi de l'Eléphant dans les colonies alricnines.

CiciMuain.t: iieeveilus i la llm: /> 1 xto \c.il (M \dam$c i/ï) paiî M. 1. \hn:nri:r .\s et i cqii.s tau le UijsÉtv ii'iiisthme \atuiielle.

p\r M. En. Eiæutiaux.

Pogonostovu cvankscens Kl. (nritlc Cast. et Gorv ).

P. cokrdleuv! Cast. et (}ov) (tfrutiosum Kiinck.).

P. eiiALYBEUM Kl. (ntnun, (ioudoti , pnlwscms Cast. et GoryV

p. llkgans Bru lié (Unifia Cast. et Cory, ner W. Uorn).

Ces doux espèces doivent être réunies, malgré l’opinion «le M. Uorn, (pii rapporte certainement à l’espèce de Castelnau une lornie toute dilVerente. L'examen des tvpes, aujourd’hui dans la collection du Muséum de Paris, ne laisse aucun doute à ce sujet. M. Mocquervs a rapporté un exemplaire chez lequel la couleur bleue passe au vert. Celte variation se prosente egalement chez rifanesccns et aussi chez chahjbeum , qui, de bleu foncé, devient noir.

La variété Al/uauiii \Y. llorn, également prise par M. Mocquervs, a ta ponctuation des élytres plus grosse.

PoUONOSTOHA SKRICKOM Klllg.

Pogonostoma cylindricum n. sp.

i à i3 millimètres. Corps allongé, cylindrique; bien avec un rellet verdâtre sur les élytres. Tête plane, fortement rugueuse. Labre à peine bombé au milieu , largement arrondi; son bord antérieur* subdenté. Pronolum long', subparallèle, à peine arrondi sur les côtés entre les deux étranglements, grossièrement ridé transversalement. Elytres cylindriques, un peu plus larges seulement que le pronolum à la moitié de sa longueur, couverts d’une ponctuation très serrée, forte et vaguement rugueuse sur les cotés, plus line h* long de la suture et en arrière: extrémité brusquement rétrécie, tronquée, écliancrée it la suture: angle extérieur fortement denté.

Cette espèce ne peut être confondue avec aucune autre espèce connue: elle est très remarquable par sa forme étroite rappelant les Coll uns. Sa place est voisine à'e kg nus. Pronoluin et ély très plus longs; ces derniers à ponctuation moins forte.

PoGOlSOSTOllA ANTIIRACIM’AI CilSl. et (Ï 01 *y.

P. ovicolle W. llorn (anthracimnn Cast. et Cory. para).

Cette espèce est fréquemment confondue avec la précédente.

P. pcsillum Cast. et Gorv.

P. minimum n. sp.

5,o à G millimètres. Cette espèce est extrêmement voisine de pusillutn ; meme coloration, taille constamment plus petite, palpes blancs à la base, ponctuation des élytres plus serrée et proportionnellement plus grosse, leur troncature simplement sinuée. Doit aussi se rapprocher de Jlacomncnlulnm , que je ne conuais pas.

P. Mocquerysi n. sp.

9 millimètres. Entièrement noir. Tête large, rugueuse. Palpes maxillaires et labiaux blancs. Pronotmn largement arrondi sur les côtés, finement ridé transversalement, rebordé et sillonné latéralement. Elytres à ponctuation forte et écartée*, troncature sinuée.

Cette espèce ressemble beaucoup h nigricans (brunuipes) , mais sa tête est plus large, son labre plus court, son pronotum plus globuleux, paraissant moins long. Elle est probablement aussi très voisine de Sel tau nu W. Horn, que je ne connais pas. Remarquable par sa tète large et ses (piatre palpes entièrement blancs, les deux derniers articles des maxillaires seuls légèrement brunâtres.

P. basale n. sp.

9 millimètres. iSoir. Tète plane, rugueuse. Labre très avancé. Palpes labiaux entièrement blancs; les maxillaires noirs, blancs à la base el à fextrémité. Pronotum long, plus étroit en avant qu’en arrière, globuleux, ridé trans\ersalement, finement sillonné au milieu, marqué à la base d’une tache rouge ne dépassant pas le sillon transversal. Elytres parallèles, couverts d'une ponctuation assez forte, pas très serrée, leur troncature siimee. Pattes noires.

A cause de la tache du pronotum, cette espèce otfre une certaine analogie avec fluvontacitlahun W. Horn, mais son aspect général el la coloration de ses palpes le rapprochent de uigncaua. Plus grand, de lorme plus allongée: labre plus distinctement denté eu avant; pronotum un peu plus globuleux, à peine distinctement limité latéralement; ponctuation des élytres un peu moins forte, moins régulière: leur troncature semblable; pattes plus

longues. Hessoinbli» à Morquerjfsi par la ponctuation lU's élvtro*, mais la lote et le pronotiim ^onl plus étroits, les palpes maxillaires sont noirs presque eu entier, les pattes son! plus lougues et plus minces {l \

P KRin EM.v ri'LViPEs IVj. [mirabilis Gast. Brullé).

Les ilenx exemplaires île la collection Dejean et le l\pe unique île Bru lié sont des o : le labre, les palpes et les pattes sont jaunes; le bord supérieur delà tache médiane des élvtres se replie en arrière près de la suture. M, Mocquens a rapporté des o dont les palpes, les cuisses et les tibias (extrémité brune) sont noirs, et une seule 9 dont le labre, les palpes, les cuisses et les tibias, presque entièrement, sont noirs; la tache médiane des élvtres est semblable, les tarses postérieurs sont blanchâtres.

Une autre forme a été prise à Fianarantsoa. par les frères Perrot; je n’ai vu que des 9: elles ont aussi le labre, les palpes, les cuisses (sauf la base des postérieures) et une partie de* tibias noirs et les tarses postérieurs blanchâtres, mais leur aspect général est plus robuste et le bord supérieur de la tache médiane des ol\ 1res s’étend en avant le lon,q de la suture. Je proposerai pour cette variété le nom de Petroti '.

Pkiudexia front vus Brnllé.

M. Moeqnerv* n'a pas rapporté le vrai P. , euvove eu grand nombre

par M. Sikora.

Pogonostoma Horni il. -p.

8 millimètres. Noir, palpes et bas»* des premiers articles des antennes jaunes. Tète plane, rugueuse. Labre avance, arrondi, faiblement bombé au milieu, aplati sur les bords. PmunUim assez long, arrondi ^ur les côtes, à peu près aussi rugueux que la tète, distinctement limité latéralement. Elvtres parallèles, fortement écbancres à la suture à l'extremite. (roupies au wmmel; ponctuation "Crree et rugueuse.

Ma collection (e\-co!l. Fairmnire). un exemplaire sans localité. Muséum de Paris (Humblol, ib8ÔL un exemplaire.

Espèce voisine de Mucqucrysi par la couleur des palpes, mais en diffère notablement par la tète moins grosse, le prouotnm plus rugueux, moins fortement limité latéralement et les pattes moins longues. Ressemble beaucoup plus à «igriron.s et s’en distingue par les palpes blancs; le prouotnm plus rugueux, plus large, paraissant plus court; les élvtres également plus larges, plus brusquement rétrécis au sommet, plus largement ecliancrés à la suture et couvert* d'une ponctuation beaucoup plus serrée et qui lui donne l aspect mal.

Lavais d’abord pense que cet individu pouvait se rapporter à Schaumi, mais le docteur liorn, à qui je l’ai communique, a reconnu qu’il n’appartenait pas à son espèce.

.* Chez la P. bilans Fairm., le labre est noir dans les deux sexes.

Une autre espèce très voisine, ambanumisis Brancsik, se distingue par les taches jaunes des élvtres occupant presque tonte la surface et l’abdomen d'un jaune de rouille. Je ne la connais pas.

MeGILOUMI AüOM"

Megalomma trimaculatum n. -p.

10 à ta millimètres. Forme étroite et parallèle de 1 dont *. même aspect riunrne coloration. Tête plus parallèle derrière le- a eux. Pronotum inoinlong, nnliement ridé. Elytres à ponctuation plu- légère, orné- d^ deux petite" laci.es jaunes placée-, l’une près du Lord au-de-.-ou» du ruiLeu, l’autre un peu plu- La-, près «le la -uture. et d'une bande marginale de même couleur a l'extrémité.

Megalomma Mccquerysi n. <p.

11 millimètres. D'un vert clair peu brillant, a\ec i'extrérne rebord deél\tre- d'un bleu violacé. leux saillants. Front ridé longitudinalement, faiblement biimpre—ionné transver-alernent entre le- yeux. Labre jaune, grand. largement arrondi -ur les cotés, bisillonné en long, tridenlé au sommet. Palpes jaune-. Antennes noirâtres avec la plus grande partie des article- de base jaunâtre. Pronotum un peu plus long que large, faiblement arrondi -ur les coté-. FU 1res environ une fois et demie plu- large- que le pronotum a la base, parallèles, arrondis au sommet, armés d’une petite épine à l'angle apical, impie-donné- près de l'épaule. marqués d’une ponctuation assez grosse à la base, mai- écartée, faible -ur le re-te de la surface, ornés de points blancs disposés en triangle, un prè^ du bonl.au delà de la moitié, un antre avant l’extrémité et le troisième un peu au-dessous du premier, près de la suture; quelquefois, le point placé avant l'extrémité se prolonge sur le bord en une bande étroite se dirigeant vers la suture. De— sous d'un bleu \iolacé. Pattes d’un brun clair avec la base de> cuisse? jaune.

Cette espèce est vnidne de minimum; -on labre est moins rétréci eu avant, son pronotum proportionnellement moins étroit, moins parallèle. Elle peut aussi être comparée à unigvttatum Fairm., mai- son labre e-t beaucoup plu- large, entièrement jaune et son pronotum moins étroit.

Megalolma vip.idictaxecai Bmlié 1 .

La belle couleur bleue détend davantage que chez le type, et on distingue -eulemenl, le long de h suture, un retlet verdâtre peu apparent.

Je* me range h l’opinion du D \\. Horu, quant a la léunion des genre- Megalomma A Phytodeutera . mai- je proteste contre -a prétention de considérer M. helhtlum comme une >ariété de Adcnis. Chez la jremiere. la taille est toujours pin- petite: j'en ai eu un grand nombre d'exemplaires sou- le- veux et jamais je n'ai iencontre d’intennediaire<. D** plu», ce qui e-t décisif, le prouotum est beaucoup moins fortement ridé, et les ebtie- jamais o.n^s de taches, -auf à l'epaule.

- J’ai reçu du D r Horn, de Berlin, sous ce nom. une espece qui est nouvelle et que je décris ici :

Megalomma maximum n. -p. nrulicycrœui/i \ar. Horn, Mus. .

y i4 millimétrés. D’un vert olive fonce, peu brillant. Labre long, rétréci eu

Les élytres seul ornes d’un point blanc près du bord, à peu près à la moitié.

Dans cette espèce, les élytres sont couverts sur toute leur su rince dune ponctuation assez forte, a peine rugueuse,

Mkgalomma minimum \V. Horu.

LlCIN DEL\ TRILI N\RIS Kl.

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