‹ Ciné-journalChapitre 121 sur 303 · L'OPINION DE LA PRESSE · texte numérisé non relu

L'OPINION DE LA PRESSE

Ce que pense du CINÉMA SOLAIRE

la « Tribuna ».

La Cinématographie solaire est une de ces inventions, ou applications, qui lorsque quelq'un y a songé, font dire aux autres ! « Mais comment ça se fait que nous n'y avons pas pensé nous aussi ? » La découverte de M. Doccetti est, en effet, d'une simplicité intuitive et si pratique, que jamais le trop célèbre œu' de Colomb ne pourrait être mentionné plus à prospos.

Il s'agit de cela, — l'appareil cinématographique reste, en principe, le même, les films sont (au moins pour le moment), les mêmes et, comme changé, il n'y a que la source lumineuse. Il n'y a plus besoin de source électrfque. plus

LOCATION DE FILMS

Société Générale des Cinématographes et Films

Télép. : 215=14

DIRECTEURS

Siège Social s 70, rue du Temple, PARIS

IE

Télép. : 215=14

Ser vice spécial j>ouz* la Location en Prorince

PRIX DÉFIANT TOUTE CONCURRENCE

() Stock très important et constamment renouvelé. - 25,000 mètres de Vues à vendre depuis 0,25 le mètre A. DELOBELLE, 20, Rue du Vieux- Marché-aux- Moutons - LILLE

AGENT GÉNÉRAL pour la Région du Nord

besoin d'instalation électrique, il n'y a plus de frais d'électricité.

Les frais sont faits par Je soleil.

Nous n'avons pu savoir quel est exactement le système de lentilles employé par M. Doccetti pour obtenir les superbes projections que nous avons hier admirées au Glercle Artistique, mais on comprend aisément que l'appareil doit être simple et clair... comme le soleil, parce que les projections se dessinaient sur l'immense cadran de la grande salle, lumineuse d'une luminosité tranquille, douce à nos yeux, pleines d'une suavité que nous n'avons jamais pu voir dans les projections obtenues par la crue et sautillante lumière électrique.

Les projections ont tellement plu, qu'à un moment donné le public a interrompu l'orateur, M. le professeur Saute Bargiellini, qui parlait des futures et innombrables applications du Cinématographe Solaire, et a salué l'inventeur par une chaude et longue ovation. Et cet inventeur est bien loin d'être un homme de science ou un opticien expérimenté ; c'est un bon ouvrier qui, à force d'activité et de ténacité, a réussi à devenir un bon producteur « de pipes de bruyère ».

Mais, en attendant, son invention fait faire un pas de géant à ce nouvel art ou nouvelle science du cinématographe qui a pris, dans si peu de temps et surtout chez nous, un développemnt d'une telle étendue, qu'il serait bien difficile de lui trouver un terme de comparaison.

Par cette invention, le cinématographe deviendra un objet portatif, comme le phonographe, applicable à toute fenêtre de maison ou villa, capable de pénétrer par tout et porter ses visions artistiques ou exotiques, dans les pays les plus éloignés, même dans ceux où il ne serai!

arrivé jamais, qu'avec l'électricité. Mais il faut penser que, même en Italie il \, a beaucoup et beaucoup de pays qui attendent et attendront encore pour longtemps les petites lampes de la civilisation.

Le professeur Bargellini faisait hier remarquer au public réuni au Cercle Artistique, tous les avantages didactiques que cette invention pouvait porter avec elle et il souhaitait que, d'ici peu de temps, chaque école, chaque lycée, chaque université, fut pourvue de sou économique cinématographe et que les élèves puissent ainsi — autant dans la géographie que dans l'histoire, art, archéologie, science — jouir des avantages que donne toujours la représentation graphique de la chose représentée.

Nous voulons souhaiter même une autre chose. Nous voulons espérer que cette invention, issue du peuple, puisse retourner au profit du peuple, et que le cinématographe solaire soit l'initiateur d'une nouvelle spécialité de films qui ne chercheront plus leurs inspirations dans le crime ou le vol, mais bien au contraire, dans le champ de l'auto, du paysage exotique, de l'industrie.

Et c'est avec un tel espoir que nous

s Machines J. DECRIE

Breveté S. G- D. Q.

Perforeuse, Tireuse, Signeuse, Brosseuse,etC 111, Rue Saint-Maur, PARIS

faisons à l'intelligent "M. Doocetti, toutes m i- congratulations, bien heureux de saluer dans les colonnes de notre journal cette nouvelle et sensationnelle découverte, due au vif talent italien.

Moralité de la Photographie

La photographie tient dans la vie une place beaucoup plus grande que nous ne soupçonnons. Ils ne sont pas seuls à être soumis à son influence ceux qui se livrent à cet art , les profanes la subissent aussi ! Avez vous assisté dans un villahe à l'arrivée d'un photographe ambulant : le tableau est curieux, point n'est besoin du tambour du garde champète pour annoncer la bonne nouvelle : à peine la voiture est-elle installée que tout le village le sait et que l'on accourt à la ronde. C'est que se faire photographier est an besoin que chacun éprouve à certains moments ; enfants, jeunes hommes, jeunes filles, hommes, putains, mariées ou célibataires, tous défilent devant l'objectif, lui demandant de fixer par une image le souvenir d'un événement de la vie : jeune mère faisant photographier son enfant :

poupée posant en robe garnie de fleur d'oranger; jeune homme voulant avoir son image avec sa première moustache ; jeune soldat son portrait en tenue militaire pour l'envoyer à ses parents, à sa promise ; enfin

tous demandent à la photographie de leur donner un souvenir durable de la joie ou de la tristesse.

A tous, le proffessionnel offre ses talents; l'amateur photographe opère par lui-même et passe par les mêmes émotions que celui qui ignore les mystères de la chambre noire ; aux même instants de la vie, il éprouve les mêmes besoins. Il a en plus la satisfaction de créer lui-même ses photographies ; il les voit éclore dans ses mains et les façonne. Ces souvenirs, son œuvre personnelle, lui seront d'autant plus chers. Qu'elle douce satisfaction n'éprouvera-t-il pas, quand les ans auront atteint, à feuilleter l'album qui contiendra les épreuves qu'il aura tirées, développées lui-même. Comme le philosophe, il s'écriera ; A telle époque j'étais-Ià ; telle chose m advint. Bien mieux, il reverrr les lieux témoins de sa joie, de sa tristesse, tels qu'ils étaient au temps des événements qu'il revivra.

Voilà chers lecteurs et amis, l'œuvre de la photographie ; voilà un de ses nombreux avantages ; celui-là seul devrait nous la faire aimer et nous pousser à la propager autour de nous. Mais elle a enco.e d'autres avantages, elle fait de celui qui la pratique un être tout autre ; elle le façonne, elle lui donne des idées qu'il n'aurait pas acquises, des aptitudes qu'il n'aurait pas contractées. C'est ce que nous verrons par la suite ensuivant l'influence de la photographie dans la vie et dans l'éducation de l'homme.

(Causerie Photographique de Douai).

in

Paris moo : Grand Prix

Saint-Louis 1904 : Membre du Jury H. C.

Liège 1905 & Milan 1906 : Grand s Prix

lllipi' gfr* nHl!ll!lllllll|

SOCIÉTÉ

9 titi «

ÊtablisserpcDts

6aan>0Dt

Capital : 3.000.000 Frs

57, Rue Saint=Roch, PARIS

Appareils

- Les plus robustes - Les mieux construits

Nouveau CHRONO à CROIX de MALTE réglable

Nouveau SYNCHRONISME

à 500 francs

Projections

Parlantes

700 PHONO-SCENES

Chaque Semaine : 8 Nouveautés T^Z 1 -+\\ C5 Les plus Comiques du Monde entier 1. II 111^

Demander le nouveau Catalogue Illustré 1909

BMStMOti

Le Grand Cinéma de la Villette.

Nous apprenons avec le plus vif plaisir que M. Spinelli, ex-chef du service du personnel à l'Hippodrome aux temps des succès cinématographiques, vient d'acquérir le Grand Cinéma de la Villette, 7, rue de Flandre, à Paris.

M. Spinelli est de ceux qui savent créer le succès; consciencieux et énergique, il ne manquera pas de faire de son nouvel établissement une attraction populaire de premier ordre. Nos meilleurs vœux l'accompagnent.

A qui le Pôle?

Peary?

Cook?

Tons les deux! Mi l'un id l'autre! Lequel des deux!

Telle est la question du jour que vient de poser, en un film que tout le monde attendait, une jeune société d'édition, la C. A. (Ciné- Actualité), 147, rue de Créteil, à Maisons-Alfort (Seine).

Humoristique, satirique, à mise en scène inédite et somptueuse, l'œuvre nouvelle sera le succès de rire de la semaine, des deux côtés de l'Atlantique.

Les Révélations du Cinématographe.

Il y avait foule l'autre soir, dans un des cinématographes de la rue de la Gaîté, à Montparnase, à Paris.

Les scènes se déroulaient avec rapidité sur l'écran, et les spectateurs, intéressés, applaudissaient, tou à Lour, 1<> hardi marin qui fit le tour du monde, une expérience d'aviateur, ou les mésaventures du marchand de vins à qui les clients jouent des tours pendables.

Tout à coup alors que la vue cinématographique représentait les différentes péripéties de la semaine d'Aviation de Reims, un cri perçant d'elTroi retentit en même temps qu'une jeune femme roulait à terre, terrassée par une violente crise de nerfs.

A ses côtés, le mari, en proie à une visible surexcitation, avait peine à maîtriser sa colère.

— La misérable ! dit-il à ses voisins. Je viens de la reconnaître sur l'écran, attablée au buffet du champ d'aviation, en galante compagnie, alors que je la croyais chez des parents de province, pendant que j'effectuais une période militaire de vingt-huit jours.

Il fallut suspendre la représentation et conduire la malade dans une pharmacie voisine, au milieu d'un public considérable qu'amusaient les malédictions du mari.

Cette aventure ne devait pas tarder à avoir un dénouement qui faillit tourner au tragique.

A peine les époux avaient-ils regagné leur domicile, rue de la Tombe-Issoire, qu'une scène très vive éclata.

Le mari reprocha, en termes sévères, à sa femme, d'avoir une conduite scandaleuse et de profiter de son absence pour renouer une vieille liaison que l'épouse avait rompue avant son mariage.

L'infidèle accueillit cette mereuriale d'un ton narquois. Plus le mari outragé haussait la voix et se laissait emporter par la colère plus elle haussait les épaules et le narguait, en riant aux éclats.

Fou de rage, il saitsit un revolver qui se trouvait sur la table de nuit de la chambre à coucher et en tira un coup dans la direction de l'épouse qui, par miracle, ne fut pas atteinte.

Mais l'émotion éprouvée par celle-ci fut si forte qu'elle s'abattit lourdement sur le plancher. Croyant l'avoir mortellement blessée, le meurtrier descendit précipitamment l'escalier et, courant à tout? haleine, alla se constituer prisonnier entre les mains de M. Baissac, commissaire de police du Petit-Montrouge.

— Je me nomme Julien Boistard, dit-il au magistrat ; j'exerce la profession de voyageur, et je viens de tuer ma femme parce qu'elle me trompait. ,

Le commissaire de police ouvrit une enquête et, les faits n'étant pas aussi graves que le racontait le voyageur de

commerce, il remit ce dernier en liberté provisoire, en lui faisant promettre de retourner sagement auprès de sa femme et de lui pardonner. ,

Les Nouveautés des

Etablissements Gaumont.

Le service des actualités des Etablissements Gaumont, toujours désireux de satisfaire la curiosité du public, et l'impatience des amateurs de nouveautés sensationnelles lance aujourd'hui trois lilms superbes, tant au point de vue photographique que de celui de l'intérêt du sujet.

Le premier est:

Le match Paris-Francfort, où l'équipe française fut victorieuse des Champions du rowing allemand;

Le second nous représente :

Le dirigeable « République », pendant et après ses réparations et nous montre le magnifique vaisseau aérien faisant ses essais à 150 mètres d'altitude avant de se mettre à la disposition de l'Etat-major du général Tremeau;

Enfin, le troisième est:

Une vue prise au cours des expériences de Santos-Dumont à 5 heures du soir, le 15 septembre, et le représentant dans sa tentative pour abaisser le temps du record de lancement. Gomme Santos-Dumont est un des pionniers de l'aviation et de l'aéronautique, il est particulièrement intéressant de le montrer au public, et nous sommes persuadés

que ces trois bandes, prises au prix de grandes difficultés, seront favorablement accueillies par nos clients.

Longueurs:

Match Francfort-Paris, 100 mètres environ;

Dirigeable « République », 103 mètres environ; ,

Santos-Dumont, 85 mètres environ.

Un nouveau film historique de la Maison Gaumont.

Page 1