L'UNION CINÉMATOGRAPHIQUE
34, Rue CharIes=BaudeIaire == 118, Faubourg Saint=Antoine
félicité par Son Eminence, qui m'a conseillé de projeter la Genèse du monde dans les Instituts d'éducation catholique, après les cours de géologie. »
Non moins que la Genèse du inonde, la Faite en Egypte et Quo vadis gardent en Italie la laveur du public et sont constamment et partout demandées.
Après la France, c'est l'Italie qui porte actuellement le plus haut le drapeau de la projection; ses débuts, on l'a constaté, sont presque tous des coups de maître. Est-ce à dire que les autres pays s'en désintéressent? Nullement, et les enquêtes auxquelles nous procédons actuellement nous permettront de dire un jour, comme nous venons de le faire pour l'Italie, ce qui se fait ailleurs, en Belgique, en Espagne, en Angleterre, etc.; le mouvement se généralise, nous devons y contribuer de toutes nos forces, pour la gloire de Dieu et de l'Eglise.
G. -Michel Coissac.
Vitagraph C°
La Vitagrnph C° qui va, perfectionnant sans cesse ses moyens de production, s'est vu depuis quelque temps dans la nécessité d'augmenter aussi ses services commerciaux à Paris. A partir du 15 juillet, les locaux qu'elle occupe rue Sainte-Cécile s'agrandiront de deux nouveaux bureaux réservés à la Direction et aux collaborateurs immédiats de M. Reader le très aimable représentant de la Compagnie américaine pour la France.
Comment les Brevets
pris en Belgique
peuvent être examinés avec le plus de profit.
L'intérêt qu'a tout industriel de se tenir régulièrement au courant des brevets pris dans sa spécialité n'est plus mis en doute.
Nous nous bornerons à voir de quelle manière il pourra les consulter le plus rapidement, le plus économiquement et avec le plus de profit.
Les brevets belges répondent fort bien à ce but de documentation.
En effet, à cause de l'importance de l'industrie en Belgique, les inventions de l'étranger ayant une valeur sérieuse sont toutes brevetées en Belgique.
La loi belge offre cette particularité qu'on y délivre des brevets d'importation même plus d'une année après la demande de brevet dans le pays d'origine. Il arrive fréquemment que les essais, pour démontrer la valeur d'une invention, prennent plus d'une année. Une invention qui paraissait peu importante au début peut, dans la suite, être protégée en Belgique par un brevet d'importation quoique l'année de protection accordée par la convention soit écoulée. C'est pourquoi beaucoup d'inventions ne sont brevetées que dans leur pays d'origine et en Belgique, car dans les pays tels que la France, l'Allemagne, l'Angleterre, les Etats-Unis, il est trop tard pour y prendre un brevet valable parce qu'on n'y délivre pas de brevets d'importation.
les Machines J. DECRIE
Breveté S. G- D. Q.
Perforeuse, Tireuse, Signeuse, Brosseuse,etC 111, Rue Saint-Maur, PARIS
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De plus, dans aucun pays du monde, la taxe pour le dépôt du brevet est moins élevée qu'en Belgique, et comme la durée de secret des brevets n'y est que de 3 mois (en Allemagne et en France la moyenne dépasse 5 mois), il s'en suit que c'est l'ensemble des brevets pris en Belgique qui donne la liste la plus complète et la plus récente des brevets importants.
En Belgique se trouvent ainsi réunis tous les éléments permettant de faire des recherches rapides et efficaces.
L'Allemagne a une installation extrêmement importante pour les recherches des brevets; le Patentamt y consacre des millions, possède une vaste bibliothèque, de nombreux employés et ingénieurs, ce qui explique lé haut prix de revient de la demande de brevet à examen (environ 120 fr. contre 35 trancs en Belgique.)
Dans la bibliothèque d'Allemagne où se font les recherches du Patentamt manquent malheureusement les 215,000 brevets belges, qui sont précisément les plus intéressants pour nous.
Puisque l'Allemagne ne fait aucune recherche parmi les brevets délivrés en Belgique depuis 1830, il est donc nécessaire pour tout inventeur ou industriel qui veut se renseigner avec précision sur les brevets, de faire rechercher aussi bien en Belgique qu'en Allemagne.
La question se pose de savoir par où il faut commencer.
En examinant la question de plus près, on remarque qu'une recherche en Belgique
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coûte 10 francs; c'est-à-dire qu'on peut rechercher au prix de 10 francs, si une invention donnée ne se trouve pas décrite dans n'importe quelle classe de brevets.
En Allemagne le Gouvernement ne consent à faire des recherches qu'à conditions qu'on y dépose une demande de brevet. Or, chacun sait qu'une demande de brevet en Allemagne revient en moyenne à 110 et 120 francs.
Il est absolument logique de commencer par la recherche la moins coûteuse, c'est-àdire la Belgique, puisque dans le cas où l'invention y existe déjà, la dépense en Allemagne deviendrait inutile.
Les huit dixièmes des brevets délivrés en Belgique sont demandés par des étrangers, il en résulte que tout industriel n'aura donc qu'à suivre régulièrement les nouvelles inventions qui paraissent dans les revues de sa spécialité, pour se tenir complètement au courant de ce qui se passe dans sa branche.
Il y trouvera des inventions belges et étrangères qui n'ont même pas eu le temps d'être mises en pratique en Belgique et qui pourraient perfectionner avantageusement son outillage ou lui ouvrir des voies nouvelles.
C'est par l'étude des brevets étrangers pris en Belgique qu'on évitera de se laisser devancer par la concurrence étrangère. S'il paraît une invention de nature à modifier les prix de revient, on en sera averti avant que les effets ne s'en soient fait sentir et on pourra prendre ses mesures en conséquence. .1. Gf.vers & O, Anvers.
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INSTANTANÉS EN COULEURS au Magnésium
La photographie dans les intérieurs, et notamment au théâtre, a pris une grande extension depuis le jour où l'on eut l'idée d'employer la lumière produite par la combustion rapide du magnésium finement pulvérisé. De très nombreuses poudres existent à cet effet : les unes, ne contenant que du magnésium pur, sont destinées à être projetées dans une flamme ; les autres contenant du magnésium mélangé à un comburant, qui produira l'oxygène activant la combustion, sont enflammées soit avec une amorce de fulminate, soit avec une mèche de coton-poudre. Dès que MM. Lumière eurent mis dans le commerce leur remarquable plaque autochrome, permettant de reproduire toutes les couleurs du sujet photographié, on essaya naturellement l'emploi du magnésium pour obtenir des portraits à l'intérieur des appartements ; mais le résultats furent nuls ou très mauvais. Cela tient à plusieurs causes, dont les deux principales sont : l'insuffisance de la lumière donnée par la poudre et le mauvais choix de la coloration de l'écran d'objectif.
Il faut non seulement que la poudre employée produise un éclair très lumineux et très actinique, mais aussi très rapide afin que le sujet ne ferme pas les yeux. Il résulte, en effet, des études faites par M. A. Londe sur la rapidité de combustion des poudres à base de magnésium, que les yeux ne se ferment qu'après 1/12 de seconde ; il faut donc avoir une poudre qui brûle com-
plètement en un laps de temps inférieur à cette fraction de seconde. Il faut, en outre, que la lumière soit d'une coloration telle qu'elle puisse impressionner la plaque ; mais à cette condition se trouve intimement liée celle de l'écran coloré à interposer entre l'objectif et le sujet photographié.
Un amateur photographe très artiste e.
en même temps très habile, M. Pavie, s'est parfaitement rendu compte des conditions qu'il fallait remplir pour obtenir des instantanés au magnésium sur les plaques autochrome et il s'est adressé aux deux spécialistes qui pouvaient le mieux, par leurs études antérieures, résoudre ces deux questions de la poudre et des écrans. L'un, M. H. d'Osmont, a depuis déjà longtemps composé une poudre, à base de magnésium et de phosphore, qui brûle en un temps extrêmement court ; il l'a modifiée de manière à lui donner le degré d'actinisme convenant aux autochromes. L'autre, M. Mentpillard, bien connu par ses travaux sur l'orthochromatisme, après avoir étudié spécialement le spectre donné par la poudre d'Osmont, a combiné un écran jaune verdàtre à base de jaune de quinoléine, de bleu de Hoescht et d'esculine qui ne laisse passer que les rayons lumineux correspondant aux couleurs réelles des objets photographiés
Avec ces deux collaborateurs, M. Pavie a pu obtenir des résultats surprenants ; il a pu fixer sur la plaque, avec toutes leurs couleurs, des sujets en mouvement tels que: un homme fumant une cigarette et lançant une bouffée de fumée ; une danseuse exécutant un pas de caractère.
LA LUMIÈRE NOUVELLE
J. ROSEMBERG, H, Rue Cadet - PARIS
Pour cause d'a^ranifissemenf les Bureaux
et la Salle de projection sont transférés
Pour obtenir des photographies de ce genre, il est nécessaire d'employer un objectif à grande ouverture ; nous avons vu des épreuves suffisantes obtenues avec une ouverture de F : 6,3 et 0,10 gr. de poudre ; niais une ouverture plus grande est préférable. Pour fixer les idées à ce sujet nous dirons que M. Pavie a employé un objectif (Lucidior de Duplouich) ouvert à F : 4,3 pour obtenir un personnage en pied sur plaque 9x12, en plaçant le sujet à 3 m. de l'appareil. La poudre d'Osmont, dite poudre Idéal, n'explose pas par le choc, elle peut donc être transportée sans danger. Voici la meilleure disposition à adopter pour utiliser cet éclairage.
On répartit la charge de poudre, 0,10 gr. ou plus suivant l'intensité à obtenir, sur une longueur d'environ 0,40 m. dans une gouttière métallique derrière laquelle on met une feuille de zinc nickelé formant réflecteur. Afin de mieux harmoniser l'éclairage, et de lui enlever toute dureté, on place à environ 0,50 m. en avant de la gouttière un écran, de 1 mètre de côté, en batiste blanche très fine qu'on pourra pour plus de sûreté ignifuger en le passant dans une solution de horax, puis en la laissant sécher. Le sujet est placé à environ 2 m. de cet écran diffuseur et il est bon de mettre de l'autre côté, et à la même distance, un autre écran, mais opaque celui-là, destiné à former réflecteur et à éviter les ombres trop accentuées ; une étoffe blanche jetée sur un paravent remplit très bien cet office.
On opère ensuite comme pour les photographies au magnésium ordinaire, c'est-à-
dire qu'on peut laisser toutes les lumières allumées ; on ôte le bouchon de l'objectif au moment où on allume la poudre et on le referme aussitôt. Si on utilise une amorce au fulminate pour allumer la poudre, en se servant du dispositif spécial combiné par M. d'Osmont, on peut, au moyen d'un tube en y, agir en même temps sur l'obturateur et sur le déclenchement du percuteur.
La possibilité de faire des instantanés dans les appartements augmente considérablement le champ à explorer dans le domaine du portrait en couleurs. Jusqu'à présent, même dans un atelier bien éclairé, il était réservé aux personnes qui peuvent rester immobiles pendant une vingtaine de secondes ; pour les enfants il fallait opérer en plein air et parfois au soleil. Or, le portrait gagne beaucoup en intérêt quand le sujet est représenté dans le milieu même où il vit, avec les objets qui l'entourent habituellement. Aussi est-il à prévoir que ce procédé va donner un nouvel essor à la photographie des couleurs qui, avec la nouvelle méthode de développement que nous avons indiquée récemment, est bien maintenant à la portée de tout le monde.
G. Mareschal.