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LES RÉVÉLATEURS ORGANIQUES

Etude comparative des principaux révélateurs organiques. — Les divers révélateurs utilisés pour le développement de l'image latente ont des propriétés réductrices variables ; les uns, agissant énergiquement, développent en un temps très court, les autres sont plus lents ; les images obtenues ont des qualités différentes. MM. A. et L. Lumière et A. Seyewetz ont cherché, d'une part, à préciser les différences que présentent entre eux les révélateurs au point de vue de leur énergie réductrice, afin de déterminer si réellement, comme on le croit généralement, certains permettent de faire aparaître mieux que d'autres les faibles impressions lumineuses (détails dans les grandes ombres du sujet photographié). D'autre part, ils ont étudié et comparé méthodiquement les divers moyens permettant d'augmenter ou de diminuer les contrastes.

Des plaques d'une même émulsion rapide, ayant été exposées sous l'échelle sensitométrique de Ghapmann John's pendant un temps suffisamment court pour ne faire apparaître qu'une partie des carrés du sensitomètre ^jusqu'au n° 15), ont été dévloppés dans chacun renferment un défaut ou un excès d'alcali, qu'ils soient additionnés de bisulfite de sodium (diamidophénol acide) ou de bromure alcalin, font apparaître le même numéro du sensitomètre, quand on prolonge suffisamment la durée du développement. Toutefois, les uns ne permettent de faire apparaître le numéro extrême du sensitomètre qu'après un développement prolongé qui détermine en même temps la production d'un voile plus ou moins intense. Certains révélateurs lents qui sont des dissolvants du bromure d'argent, soit par la substance révélatrice qu'ils renferment (paraphélynène diamine), soit par la présence d'un excès de bromure de potassium ou de chlorure d'ammonium, ne permettent pas de révéler les impressions faibles au même degré que les autres développateurs.

Si tous les révélateurs, ne renfermant pas une forte proportion de dissolvant du bromure d'argent, permettent de développer au même degré les faibles impressions des images sous-exposées, ils donnent par contre des différences notables quant au rapport des intensités des images développées.

Les contrastes peuvent être modifiés

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par les procédés suivants: On peut les diminuer: 1" en augmentant la dilution du révélateur (3 à 4 volumes d'eau pour un volume du révélateur); 2" en additionnant le révélateur de sulfite de sodium, ou bien en combinant ces deux moyens; 3° en augmentant l'alcalinité du révélateur; 4° en élevant la température du bain.

Le premier moyen s'applique à tons les révélateurs, sauf à Vhydramine; l'hydroquinone, la métoq-uinone, l'adupol, l'édinol sont les moins sensibles à la dilution; le deuxième n'est efficace qu'avec ceux fonctionnant sans alcali (diamidophénol) ; le troisième ne donne de résultats intéressants qu'avec le pyrogallol, le mébol et l'hydroquinone; le quatrième moyen ne peut être utilisé pratiquement qu'avec Vhydroquinone et Vadurol, le- autres révélateurs ne diminuant que très faiblement les contrastes des révélateurs étudiés, en prolongeant suffisamment le développement pour obtenir le maximum de détails dans les ombres. MM. Lumière et Seyewetz oui constaté que tous les révélateurs, quelle que soi! la formule employée, qu'ils par élévation de température.

On peut augmenter les contrastes et, par suite, améliore)' les phototypes surexposés: f" en diminuant l'alcalinité du révélateur, et, avec ceux fonctionnant sans alcali, en diminuant la proportion de sulfite alcalin; 2" en abaissant la température du bain: 3° par adaddition de bromure alcalin. On peut diminuer l'alcalinité par addition d'un acide ou de bisulfite de sodium. Le dernier moyen, qui s'applique à tous les révélateurs, est le plus efficace; de très faibles quantités de bromure alcalin su f lisent pour obtenir l'effet maximum. Les révélateurs qui donnent ainsi la plus forte augmentation des contrastes sont le pyrogattol, Vhydroquinone, Vadurol, le glycine et Viconogène.

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Société Française de Photographie.

La séance de rentrée du 15 octobre ne comportait pas de communications fort intéressantes, et il faut espérer que les séances d'hiver nous réserveront un programme un peu plus substantiel.

11 convient de signaler, cependant, la présentation ipar H. Reeb. d'un nouveau produit, le « Gupryl », pour le virage des papiers au bromure ei des diapositives. Ce produit donne à volonté des tons violets-sépias, bistres et marrons jusqu'au rouge sanguine, qui peuvent à leur tour être transformés en tons verts et bleus par un deuxième traitement approprié. Ce qui distingue les épreuves virées par ce nouveau procédé, c'est la richesse et la franchise

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des tons : l'image n'est pas empâté I

les blancs restent absolument purs. Le Gupril présente, à ce point de vue, un avantage appréciable, car le grand défaut de la plupart des compositions pour le virage des épreuves par développement est précisément de nuancer presque toujours les blancs de l'image.

Après la communication de M. Reeb, la maison Massiot présente un appareil automatique pour projections. Cet appareil est spécialement destiné aux établissements d'infraction qui donnent des cours ou conférences avec projections. L'appareil se compose essentiellement d'une lanterne pour projections avec lampe à arc à réglage automatique.. A l'avant et un peu au-dessus de la lanterne, se trouve un tambour de 40 centimètres de diamètre environ, sur lequel passe une chaîne portant les diapositives. Ce tambour est actionné par un petit moteur électrique, que le professeur ou conférencier peut mettre en marche au moyen d'un petit commutateur mis à. la portée de sa main. La chaîne peut porter vingt-cinq à trente vues, nombre qui est rarement dépassé Sans les cours ordinaires. L'apareil est très bien étudié dans son ensemble et il ne lui manque plus qu'un dernier perfectionnement : l'adaptation d'un commutateur qui permettra au conférencier d'allumer ou d'éteindre à volonté la lampe à an .

Hispano-Films

Nous apprenons avec plaisir que M- Charles Helfer 22, rue St-Marc à Paris, vient d'ajouter à la liste déjà importante de ses représentations commerciales, un nom qui sera demain très en faveur sur le marché du film, F '-Hispano-Films '.

Hispano-Films est une maison d'édition de films établie à Barcelone avec tout le confort industriel nécessaire à une bonne production. Les premiers filins laissenL espérer un brilant avenir. Ce sont des vues documentaires du plus haut intérêt dont l'une a été prise par M. Ricardo Baiïos sur le champ de bataille deMelilla, lors d'un des derniers engagements avec les Rifains ; c'est de l'histoire au sens le plus cruel du mot, et de l'histoire d'aujourd'hui, la plus passionnante.

Le Cinéma-Solaire

Dans un de ses derniers articles, M.

l'ingénieur de Mare dont tous nos lecteurs apprécient la documention positive et l'esprit d'invention, nous demandait quelles différences séparent le brevet de M. Doceitti sur le cinéma-solaire d'une de ses découvertes dans le môme ordre d'idée.

Au moment de mettre sous presse, nous recevons une intéressante lettre de l'associé de M. Doceitti, le professeur Santé Bargellini qui met les choses au point et sépare nettement les méthodes.

Ce sont en effet choses très opposées, ainsi que nos lecteurs pourront voir dans le numéro prochain.

Réservé à la Maison

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PARIS

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