EXPLICATION NÉCESSAIRE
On ne peut plaire à tout le monde et à son père, je viens de constater une fois de plus la véracité de ce dicton populaire.
Remplaçant mon directeur, M. Paillot, souffrant, à la dernière Réunion du Syndicat des Exploitants, et ayant pris comme tel la parole en son nom, au sujet d'un projet qui n'est encore qu'à l'état d'embryon, mais qui, les événements ou les nécessités obligeant, peut parfaitement prendre corps ; projet mis en avant non par moi agissant au nom de M. Paillot, Secrétaire du Syndicat, mais par un des membres de ce même Syndicat, dont, pour ne pas faire de personnalité, je ne peux ni ne veux citer le nom : projet, dis-je. nue j'ai essayé d'expliquer, peut-être avec beaucoup d'inexpérience, mais certainement avec le ferme espoir que, mis à exécution, il pourrait être acceptable et utile pour la majorité des exploitants... Or. un des principaux loueur de fdms, je dis loueur et non éditeur-loueur, accréditant sans contrôle aucun, ce qui lui est faussement rapporté, parce que mal compris et dénaturé, me calomnie odieusement à, mes amis en même temps membres du Syndicat dont je suis le Président, ainsi qu'à des personnes de mes connaissances, en affirmant une absurdité telle
qu'ellle dénote chez son auteur un manque absolu de bon sens et aussi un secret désir de m'être préjudiciable.
Le Syndicat des exploitants ne peut être l'ennemi des loueurs, il déplore au l'ontraire que ces derniers soient en nombre infime. C'est une logique que seules les intelligences taillées à coup de serpe ne comprennent pas. Voilà pourquoi, dans l'intérêt de ses membres, il fait œuvre de prévoyance pour le cas où il se trouverait en face de l'inéluctable. On ne peut donc lui reprocher de s'armer en conséquence, car ce n'est pas quand l'ennemi est maître de la place qu'il faut songer à organiser la défense.
Jean Mariani.
Paris, le 1er décembre 1909.