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L'AVENIR DE L'AÉROPLANE Dévoilé par Edison
Notre confrère, le Daily Mail, publie, clans son supplément tout entier consacré aux choses de l'aviation, une opinion, autorisée entre toutes, sur l'avenir de l'aéroplane, celle de M. Edison. Voici comment l'illustre inventeur américain prévoit les développements futurs de ce sport nouveau :
Nous avons à envisager la navigation aérienne d'une façon â laquelle nous n'aurions jamais pu songer. Dans dix ans, les machines volantes serviront à la poste.
Elles porteront aussi des passagers. Elles iront à la vitesse de 160 kilomètres à l'heure. Il est imposssible d'en douter. Tout ce qui n'est pas déraisonnable sera accompli. La machine volante, qui réussira au point de vue commercial, n'est pas une absurdité. Elle viendra.
Ces machines postales seront petites, aussi petites qu'elles pourront l'être pour faire leur travail. Plus elles seront petites, moins elles offriront de résistance à l'air. Mais elles seront pourvues de moteurs puissants et atteindront une grande vitesse, 160 kilomètres à l'heure au minimum. Il est même possible qu'elles aillent beaucoup plus vite. Un voyage aérien ne ressemble pas à un voyage sur terre. L'air offre comparativement peu de résistance. Donnez la force motrice à un appareil et vous pouvez atteindre presque n'importe quelle vitesse. Mais si rapide que soit la machine volante,
elle ne portera jamais de poids très lourds. Elle servira à la poste, mais non pas au transport des marchandises.
Ce que je reproche au type aéroplane de machine volante, c'est d'être une machine de sport. Le problème de l'aviation, à l'heure actuelle, comporte 75 pour cent de machine et 25 pour cent d'homme. Cela ne devrait pas être. L'appareil qui doit réussir au point de vue commercial doit être un appareil que tout homme intelligent doit apprendre à diriger dans un temps raisonnable ; quand il aura appris, l'action de l'appareil doit être certaine, sûre. Peu de chose ou même rien ne doit être laissé à l'habileté personnelle du pilote. Et ce doit être une machine qui puisse sortir chaque fois à l'heure fixée sans s'occuper de l'état de l'atmosphère.
Si je devais construire une machine volante, je m'arrangerais de façon à la faire porter par un certain nombre de plans inclinés tournant rapidement, le résultat étant de soulever l'appareil par la compression de l'air entre les plans et la terre. Une machine de ce genre quitterait le sol comme le fait l'oiseau. Puis j'assurerais la marche en avant au moyen d'une hélice.
Je crois que l'on parviendra à découvrir un moyen de transmettre sans fil l'énergie électrique de la terre au moteur d'une machine en plein vol. Je ne sais pas comment cela se fera, mais il n'y a aucune raison de le croire impossible; donc ce sera fait quelque jour. Naturellement, si cette découverte était faite demain, la question de la force motrice pour le vol aérien serait immédia-
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ment résolue. Il n'existe pour ainsi dire aucune limite à la force dont l'on pourrait doter un appareil, donc aucune limite à la vitesse que l'on pourrait atteindre. Mais jusqu'à cette découverte, les aviateurs devront se contenter d'un moteur à explosions. Mais même ces moteurs à explosions sont susceptibles de grands perfectonnements.
Actuellement, on se sert d'essence. L'essence explose bien, mais d'autres substances lui sont supérieures sous ce rapport. J'ai entendu dire l'autre jour que quelqu'un expérimentait l'acide picrique. Si l'on réussit avee l'acide picrique, ce sera un grand pas de fait en ce qui touche à la puissance des machines volantes Et un de ces matins en ouvrant nos journaux, nous lirons que quelqu'un a réussi avec l'acide picrique ou une autre substance, et a exécuté quelque petite chose qui transformera la machine volante et d'un joujou sportif en fera un succès commercial.
Pour la Liberté de la
Photographie Anecdotique
Nous donnons ici par anticipation un chapitre de la Relation que la Commission de la Société Photographique Subalpine a préparée sur son « Questionnaire » publié en 1908, dans le but d'établir par référendum les fondements d'uue future législation photographique et les usages photographiques les plus connus.
Pas un des écrivains de droit, italiens ou étrangers, qui ont examiné la question dont
il s'agit, n'a soutenu ouvertement ce qui semble à nous une vérité patente : que l'appareil photographique lorsqu'il est employé à reproduire les scènes et les événements de la vie contemporaine, et les personnes telles qu'elles nous apparaissent dans les rues publiques, doit être considéré comme une aide pour les yeux et pour l'esprit, presque comme un remplaçant pour eux; de manière qu'il devrait être permis de reproduire tout ce qu'on voit en un lieu public, et qu'il devrait être défendu ensuite de publier ce document de notre vue, de la même façon qu'il est défendu de publier tout autre document ou nouvelle, seulement lorsqu'ils peuvent porter dommage ou faire injure à autrui.
Si quelqu'un d'entre ces Messieurs a soutenu que les limites de la liberté de photographier doivent se rechercher et se trouver exclusivement dans les droits strictement personnels qui protègent l'intégrité morale de la personne qui est photographiée sans sa volonté (droit générique de liberté, droit à la défense de l'honneur, du décorum), la plupart des écrivains et la jurisprudence actuelle ont cru découvrir, en suivant la voie d'une partie de la doctrine allemande et de la moderne jurisprudence française, un véritable et précis « droit à sa propre image » considérée comme une chose patrimoniale ou comme un quid juris et facti à soi appartenant, protégeable et protégé par la loi, et ils ont ainsi établi la plus absolue défense légale à la faculté de photographier qui que ce soit sans sa permission, en considérant cela en substance presque comme
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(Suite et fin)
Fig. 5.
Appareil pour les prises cinématographiques des panoramas circulaires continus.
Sphéroscope simplifié.
NOTA : Afin de faciliter la lecture de cette figure ;
1° Nous avons supposé l'objectif en dehors de la boîte cinématographique, pour la compréhension de la mise de l'index nodal sur le foyer ;
2° Le système de fixation de la boîte, tel qu'il est représenté, peut être fait inversement, dans le sens longitudinal; c'està-dire du côté de l'objectif, afin de faciliter le chargement et le déchargement des boîtes à films en plein jour.
bel-.
Par la combinaison de ces deux mouvements, c'est-à-dire par l'enroulement rapide et continu du film et par le mouvement de rotation très lent imprimé par la manivelle, on obtient ainsi sur le film une impression cinématographique circulaire et continue, dont le rapport considérable entre ces deux genres de
vitesses permet à l'opérateur de bien diriger son appareil. De plus, la l'acuité de ralentir ou arrêter complètement le mouvement de rotation du sphéroscope permet à l'opéxateur de clnématographier 'pendant un certain laps de temps et suivant un appréciateur « du Beau » les parties les plus intéressantes, du pa-
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Fig. 6
Foyer de l'objectif en avant de l'axe de rotation (Anciens appareils)
norama se déroulant autour de lui ; l'opérateur n'ayant qu'à suivre du regard la direction de son objectif.
A cet effet, l'appareil photographique utilisé est muni à sa partie supérieure de deux index x de direction démontables, fixés en Alidade dans la direction centrale de l'objectif.
Il s'ensuit qu'on obtient des impressions cinématographiques continuesr tout en ayant l'avantage de filmer plus en détail, les parties les plus attrayantes animées et inanimées qui peuvent se présenter dans tout le panorama.
Avec ce mouvement de rotation continu, il n'existe aucune complication mathématique, le système à taquets décrit précédemment étant entièrement supprimé.
Le point capital est de faire coïncider parfaitement le point nodal (foyer de l'appareil utilisé) avec le centre de rotation du sphéroscope : principe fondamental sans lequel il est impossible d'obtenir des projections cinématographiques parfaites.
En général, toutes les prises cinématographiques qui ont été faites jusqu'à ce jour ont été relevées avec objectifs ayant leur foyer en dehors du centre de rotation, contrairement au principe précité.
D'où l'impossibilité d'obtenir des juxtapositions parfaites dans tous les plans successifs photographiques, par suite des variations constantes et infinies des angles de prises, ce qui donne aux projections cinématographiques des images surchargées et incomplètes, comme nous le démontre l'exemple ci-après.
Exemple. — Prenons, au moyen d'une chambre noire à glace dépolie, ayant son foyer en avant du centre de rotation qui est généralement l'axe de l'écrou du congrès, c'est-à-dire l'axe du trépied, et relevons avec cette chambre deux clichés panoramiques consécutifs par un simple déplacement de rotation en nous guidant par la glace dépolie ; agrandissons amplement ces deux clichés sur un papier sensibilisé quelconque ; essayons ensuite de raccorder cette partie de 'panorama.
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Fig. 7
Foyer de l'objectif en avant de l'axe de rotation (Anciens appareils)
Nous remarquerons que les divers plans ne peuvent se prêter au raccordement des deux agrandissements, car
les premiers plans empiètent sur les derniers et, de plus, une parcelle de tous les plans secondaires et autres échappe à la prise.
On conçoit «parfaitement, comme il est dit précédemment, qu'étant donné la multiplicité des déplacements pour les prises cinématographiques, on ne puisse obtenir que des projections brouillées, semblables à ce que l'on appelle le « flou » en photographie.
Enfin, nous pouvons, avec le sphéroscope simplifié, relever avec précision et sans difficulté toutes sortes de vues cinématographiques circulaires et continues, dont les projections reproduiront exactement tout ce que la vue de l'opérateur peut embrasser rapidement autour de lui, tout en lui permettant de s'extasier plus longuement sur les objets ou les scènes animées les plus attrayantes qui 'peuvent se présenter à son regard.
Démonstration théorique venant à l'appui de l'exemple précité.
Relevés panoramiques au moyen des anciens appareils portant le foyer aes objectifs en avant du centre de rotation.
Pour la compréhension des divers re\ levés photograplrques, nous n'admettrons dans le panorama à prendre que trois 'plans successifs et très saillants que nous supposons être des masses quelconques dont les hauteurs vont en croissant du premier au dernier plan, afin d'obtenir sur les clichés l'impression de la partie saillante dépassant chacune de ces masses ; et cela sans tenir compte des plans secondaires et infinis se trouvant entre chacune d'elles.
1° Raccordement sur le 1er plan (fig. 6).
Après avoir impressionné sur notre cliché la première 'prise (traits mixtes), tout en ayant préalablement pris un point de repère s sur la première masse (1e- plan) en vue du raccordement sur ce point, nous déplaçons notre chambre noire {comme il a été dit précédemment dans l'exemple) de façon que le
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Fig. 8
Foyer de l'objectif dans l'axe de rotation Sphéroscope
point s soit reproduit à nouveau sur la glace dépolie ; nous impressionnons
alors notre deuxième cliché (deuxième prise traits pleins).
Ensuite, si nous voulons raccorder les deux agrandissements exécutés avec ces deux clichés uccessifs, nous constatons sur chacune des masses une surcharge (parties doubles hachures) croissant proportionnellement avec leur éloignement du foyer de l'objectif.
2° Raccordement sur le dernier plan
Ce genre de raccordement est encore plus défavorable que celui décrit précédemment. En effet, nous constatons dans ce raccordement des manquants de prises (teintes noires) croissant prorapprochant du côté de l'objectif, inverportionnellement sur chaque plan en se sèment au raccordement exécuté sur le premier plan.
3° Raccordement sur un plan secondaire quelconque.
Les deux genres de raccordements précédents nous permettent de déduire facilement que si le raccordement a lieu sur un plan intermédiaire, il en résultera que les plans avant auront des manquants et ceux arrière seront surchargés.
4° Raccordements parfaits sur tous les plans successifs avec l'emploi du sphéroscope (fig. 8).
On conçoit aisément que le foyer o et l'axe de rotation d'une chambre noire se confondant dans un même plan vertical, tous les déplacements successifs de cette chambre nous donneront des clichés parfaitement juxtaposés, puisque le lieu d'origine des angles de ces déplacements est également le même point de naissance des rayons d'émergence de l'objectif (appelé point nodal d'émergence des î ayons lumineux.)
Aug. SAUNIER.
un vol fait à la personne, à ses caractéristiques intrinsèques, à son propre corps.
Il semble vraiment que l'erreur où tombent nos oppositeurs est de ne pas s'apercevoir que ce prétendu nouveau droit n'est, pour répéter les paroles de M. E. Piola- Caselli : « qu'une forme logique ou, pour s'exprimer autrement, une manière de présenter la construction juridique des susdits droits personnels offensés par l'effet d'une reproduction non autorisée de l'image.
Ces Messieurs regardent la question sous un point de vue abstrait, pour ainsi dire, et ils s'obstinent à déclarer que l'image est comme une partie de nous-mêmes, la manière dont nous existons par rapport aux autres, la preuve, l'apparence, le sceau de notre personnalité; parfois, comme pour les modèles et pour les « pbénomènes vivants », c'est une source de gain, de manière qu'elle a tous les caractères de la propriété personnelle, et qu'elle est violée si on la copie et si on la publie sans le consentement de la personne photographiée.
On pourrait répondre que tout ce raisonnement se base sur l'erreur de croire que l'image est une « chose », tandis qu'en réalité elle ne l'est pas. L'image par elle-même n'existe que lorsque et parce que quelqu'un autre la perçoit. Ce n'est pas là un attribut à nous, mais c'est la reproduction dune apparence de nous dans les yeux et dans l'esprit des autres; pour parler vulgairement, si nous étions tous aveugles, personne n'aurait sa propre imag^. Notre portrait donc existe par une vertu qui n'est pas en nous, par vertu d'une sensation d'autrui,
à laquelle, à la rigueur, nous sommes étrangers; et il n'est pas exact de soutenir que c'est une chose exclusivement à nous, quand pour la produire nous devons recourir à d'autres. A plus forte raison ce raisonnement doit être compris lorsque la photographie donne une simple sensation que personne ne peut défendre, et se manifeste en une œuvre qui est le fruit de notre travail, de notre goût artistique et dz notre habilité technique, un produit de notre esprit enfin, comme l'est en effet la reproduction d'une scène de la rue, d'un groupe, d'un cortège, surtout lorsqu'elle est faite dans un but artistique et comme souvenir d'un lieu ou d'un événement.
On peut ajouter encore que, sauf des cas exceptionnels de personnes célèbres — cas dont on a parlé ailleurs — celui qui photographie une scène « de genre » n'a pas en général l'idée de reproduire les individus comme tels, mais plutôt l'ensemble du spectacle comme une chose curieuse et digne de mémoire, et il considère les personnages comme des auteurs, comme des « masques », comme des « species », et non comme des « persome » sujets de droits très personnels, de manière que, ne voulant pas, il n'offense pas leurs droits protégeables et protégés par des lois d'un caractère strictement pénal.
Et il ne peut pas non plus offenser leur droit patrimonial ou d'intérêt, car il est impossible d'imaginer un dommage quelconque qui dériverait immédiatement du fait d'avoir dirigé sur ces personnes l'objectif d'un appareil photographique.
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Aussi, même en suivant l'opinion — si peu solide — des contradicteurs, le dommage, c'est-à-dire la violation d'un droit, ne peut naître que de l'emploi du document photographique, non de sa formation, laquelle, en toute hypothèse, constituerait une « cogitatio », une tentative non condamnable, à peu près comme un faux d'écriture privée dont on ne se servirait jamais.
Mais ce n'est pas sur ce champ que la question doit être discutée. Il est inutile et même dangereux de chercher à adapter des théories incertaines à des faits nouveaux qui ne les comportent qu'avec peine. La vérité pratique est que ee « droit à l'image » ne peut être invoqué et n'a été é'.abli que pour protéger le décorum, la réputation et l'intérêt de la personne photographiée, laquelle, sans doute, a le droit de ne pas être injuriée ou lésée par des photographies qui pourraient lui nuire moralement ou financièrement, lorsqu'elles seraient rendues publiques ou même communiquées à une seule personne.
Ce sont donc là des questions qui rentrent dans le vaste champ des droits patrimoniaux ou du droit à l'honneur, et qui n'ont absolument pas besoin, pour être résolues selon la loi, l'équité et la pratique, d'un « droit à l'image », droit d'une conception si étrange et si douteuse et d'une portée qui heurte si irrémédiablement une habitude universelle pacifique et invétérée. Cette habitude s'est établie sur l'idée que, lorsque notre image est volontairement exposée au public dans les rues et sur les places, elle devient de raison publique et
que personne ne peut être empêchée de la reproduire. De la même manière qu'il n'est ni permis ni possible d'interdire à un peintre de retracer par cœur les traits d'une personne qu'il a vue dans la rue, il n'est pas possible ni permis d'interdire dans nos pays de saisir par une instantanée un passant (ou une scène de la rue) qui, vu par moi, peut être vu par mille autres personnes, et qui, par le seul fait d'être dans la rue, montre qu'il n'a aucune difficulté à se laisser voir, et qu'il lui est tout à fait indifférent d'être vu par mon œil ou par celui de mon block-notes, et d'être rappelé par mon esprit ou par la pellicule photographique.
On ne peut penser, par conséquent, qu'il puisse exister une loi qui défende la photographie instantanée et anecdotique, soit parce qu'elle serait ridicule et contraire à nos mœurs, soit parce qu'elle serait inapplicable pratiquement. Cette loi conduirait logiquement à la défense mahométane de toute œuvre d'art figuratif, qui aurait pour but la reproduction de la figure humaine.
(A suivre) Attilio Lavagna.
(Photographia ArtisticaJ.
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401717. — Hammond. Dispositif stabilisateur pour les pellicules de? appareils employés pour l'exposition de vues animées. 401806. — Gardy. Style pour machines parlantes.
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