‹ Ciné-journalChapitre 8 sur 303 · L'UNION CINÉMATOGRAPHIQUE · texte numérisé non relu

L'UNION CINÉMATOGRAPHIQUE

34, Rue Charles=Baudelaire == 118, Faubourg Saint=Antoine

-* VOm LA COUVERTURE ^

Téléphone : 944-14

gner les différentes phases du scénario, il ne reste plus qu'à établir le métrage de cette bande avant de la mettre en magasin.

Ce résultat est obtenu avec des machines spéciales.

Les métreuses, ces ainsi qu'on les nomme, sont des appareils qui servent à déterminer la longueur des films, elles intéressent tout le monde, éditeurs, loueurs et exploitants.

Toutes celles qui existent actuellement dans le commerce et qui sont d'origine anglaise, allemande, voir mêma française, reposent sur le même paincipe : deux bobines, l'une débitrice l'autre réceptrice; entre les deux se trouve un rouleau denté taillé au pas positif actionné soit par une manivelle, soit par le film lui-même qui va s'enrouler sur la bobine réceptrice commandée alors directement, sur l'axe de ce rouleau un pignon d'angle ou une vis sans fin mènent une roue qui actionne, soit une flèche qui se meut sur un cadran gradué en mètres, soit un compteur d'unité.

Ces machines ne paraissent pas satisfaire complètement ceux qui s'en servent.

On leur reprocherait :

1" de n'ètreexactes qu'à quelques dizaines de centimètres près.

2° d'avoir une mise à zéro très laborieuse.

.5" de s'user très rapidement.

Il faut cependant remarquer que vendues pour prix très modeste, elles n'atteignent pas cent francs généralement, elles ne sauraient être "la machine idéale" exacte, pratique et robuste. L. PRÉVOST.

LE THÉATRO-FILM

La Société des Etablissement Gaumont met en vente cette semaine une nouvelle série de vues, cinématographiques sous le nom de Théatro-Film. Voici l'exposé dont elle lait précéder la notice de ces nouvelles œuvres mises en scène par M. Maurice de Féraudy, sociétaire de la Comédie-Française. On en trouvera la liste sous la rubrique de nos nouveautés cinématographiques.

Il était certain que le Cinématographe qui depuis des années a fait déjà tant de proguès, ne pouvait pas échappera l'évolution Théâtrale vers la vie et vers la vérité. Le public qui, à l'heure actuelle s'est passionné pour cet art si amusant, si curieux et si intéressant, commence à se lasser un *peu des mêmes scènes plutôt rapides et bousculées.

Il demande aujourd'hui un effort nouveau, il veut quelque chose de mieux*, il est luimême plus mûr pour la compréhension de ces petites pièces et il réclame qu'elles comportent non plus un fait, mais une histoire complète avec un développement d'idées exprimées avec une telle vérité, une si grande intensité d'expression et une telle justesse que même sans le secours de la parole il s'en dégage de véritables sentiments.

C'est de ce désir d'un Cinématographe plus naturel, plus vivant et plus artistique, qu'est née la création du Théàtro-Film.

Les Fabricants du monde entier - - qui veulent des Films fixes emploient

les Machines J. DEBRIE

Breveté S. Q. D. Q.

Perforeuse, Tireuse, Signeuse, Brosseuse,etC 111, Rue Saint-Maur, PARIS

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M. Georges Laine, qui en a eu la première idée l'a offert en collaboration à M. Maurice de Feraudy, l'éminent Sociétaire de la Comédie-Française dont le penchant pour les choses neuves et modernes est si connu.

Par ses hautes relations artistiques dans le monde des Auteurs et des Comédiens.

M. de Feraudy a pu facilement s'assurer les concours les plus distingués.

De son côté, grâce à ce concours, M. Laine a pu établir des bandes Cinématographiques à un prix sensiblement le même que le prix ordinaire des autres bandes.

Les exploitants vont donc trouver une invention presque nouvelle et une exécution irréprochable dans les bandes que leur livre le Théatro-Film, aux prix habituels.

aie m Osnema

» C'est de Belgique que nous vient la lumière. — - - - -

=(. Anvers )

Depuis longtemps l'idée du "Cinéma à l'école" compte à Anvers de nombreux et zélés partisans et est en voie de recevoir une large et intelligente application.

Il convient tout d'abord de féliciter le " Cercle d'Études photographiques " d'avoir mis au service de l'enseignement de nom-

breux clichés prêtés par ses membres. Ces derniers s'entendirent même avec le service et les inspecteurs de l'Instruction publique d'Anvers pour diriger le dimanche, dans les écoles, l'appareil de projection. Dès que le cinéma vint révolutionner la science de la photographie, dès 1903, M. le docteur Desguin, notre échevin, — grand protecteur des crèches et dont on connait les sympathies pour tout ce qui touche au bien-être des tout-petits — s'entendit avec M. Louis Van Neck, directeur du Cinéma-Pathé, pour organiser des séances scolaires au "Belge-Cinéma" de l'avenue De Keyzer. J'ai sous les yeux une lettre du 30 mars dernier par laquelle l'administration communale remercie M. Van Neck de son obligeant concours pour trois séances données à 2,500 élèves des écoles communales.

On a donné aux écoliers d'excellentes leçons de géographie en faisant défiler sur l'écran, des paysages choisis des pays étrangers. On leur a donné, en outre, de très bonnes notions de science générale, de culture, d'archéologie, d'architecture, etc.

Souhaitons encore que ces louables mesures ne tardent pas à prendre l'extension désirable et que bientôt mes vœux (de voir le cinéma fonctionner dans les écoles mêmes) se réalisent pour le plus grand bien et la plus grande joie des petits Anver-

sois.

A. BIENTO.

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