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h messieurs, s large, plus C'est surtout le et protetune question question de jionales, @5t
ntins par Jour 1e, à la misère
et au découragement, Nos culti- | Le chemin de fer de St. vateurs découragés, abandognent| Martinet Upham ... 995 2 2? 10 le sol qu'ils ont tant eimé pour: À (Noyez réponse No. 161, à un ordre de la
chercher du: travail à l'étranger.
On lés Haisse à la merci des Am.
ricains, et l’on pousse la bonhomie:
jusqu’à traiter cela de libre-éthan-
‘gel Te libre échange: n’est pos:
sible qu'entre nations dont les ressources sont variées, mais d’égale valeur, dont -les produits différents sont nécessairés aux! unes etaux anrtes.! La protection est d’une, absolue nécessité pour une jéune nation qui ne fait que commencer à développe: son industruie. L’anglêterre nous offre un exemble frappant de cette vérité. La France fut tellement prospère . sous le régime protectionniste, qu'après:
ses fautes et sa chute, cetté Francé’ écrasée, et comme la Niobée des peuples—pleurant à jamais ses filles perdues, l'Alsace et la Lorraine— a pu racheter son territoirc'et chas:' ser ses vainqueurs à coups de millards.' : Qui donc a fait les . treize petits états américains de 1776 si grands, si prospères et si riches ?
N'est-ce pas la protection ! La protection signifie travail, développement de nos industries, création de nos richesses. ot"
LE FAVORITISNE.
Le 10 avril 1876, (P. 310 Votes et D. C. C.,) M. Bowell demande à ce que les rails de fer, enlevés des chemins de fér du gouvernement, soient vendus à l’encan, de manière à rapporter un bénéfice à la Puissance. Cette motion si juste est rejétée par le gouverment.
Tandis que notre province s’épuise pour construire des chemins de fer, le gouvernement d'Ottawa jette, en pâture, aux autres provinces, pour acheter ses soutiens, d'énormes quantités de ces lisses de fer, qui nous appartiennent, à tous. Aiusi :
. Taux. Qts. Qrt. Ibs L'embranchement d'El-
giN @ EG... 4 soso 1395 15 3 26 L'embranchement de
Chathama reçu... 985 5 1 22 L'embranchement de la : ve
Cie d'Acier du C...... 480 14 2? 12 L'embranchement de !
Hillsboro..., ...... 302 8 3 8.
hambre du 15 fév. 1877.)
Le 23 mars 1877, (Votes et D. C.
C. p. 188-190,) le. Dr. Orton, voyant leitriste ‘état dans lequel sont réduits nos cultivateurs canadiens,
qui’sont à la merci des Américains à
de l'Ouest, : veut faire revenir. le
‘gouvernement sur son tarif, Le
gouvernement, supporté par M. Bé-
chard, rejette l'amendement Or-
ton. / DÉSASTRES DE L’ACTE DE FAILLITE,
L'acte de faillite détruit la moralité commerciale, ruine nos com-
merçants, fait sombrer notre cré-
dit, le 3 avril dernier, (p.238, Votes et Délib. de 1878}, un membre propose de l’amender : 68 votent
‘en faveur de la motion Bourassa ;
MacKenzie le fait rejeter par un vote prépondérant de 72 !
: Sur interpellation de M. Ross (p.
40, Hansard, 1871), M. Blake avait déclaré que cet acte ne serait pas abrogé.
M. Laflamme a répété la mème chose cette année. Cependant, je constate dans le rapport du minisnistre de l’agriculture (1877, p. XII) qu’il y eut 797 faillis dans Ontario, ayant $9,936.971 de dettes, et que la commission des syndics s'y est élevée à $37,618. Les dépenses légales et autres ont été de $#196,718.
/ Le total des faillis, en 1376, est
de 1,588 ; leurs dettes s'élèvent à $831,346,154.
. La commission des syndics per-
çoit 889,802 ; dépenses s’y rappor.
tant, $501,779.
Dépenses légales, $61,356.
Ainsi, les syndics, la loi et autres dépenses, ont coûté à la Puissance, en une seule année, $653,- 237 !
Une mauvaise loi qui fait vivre les syndics nommés par le gouvernement, mais qui ruine le pays, et on ne veut pas l’abroger ! Il y a, de toutes parts, des agents de banqueroutes sollicitant ce nouveau genre d'exploitation. Honte !
Le gouvernement, le 26 avril 1877 (V. et D., p. 359), fait réjeter la motion Rochester, qui demandait
rent À
’ que l'impôt sur le malt soit réduit] Nos tissus en coton, rubans, etc. à un centin par livre. Par cet im-| sqnt prohibés aux lignes par un ta. pôt direct de deux cents par livre |rif de 50 par cent par livre et 50 p. sur le malt, l'orge fut, deux ans,|cent ad valorem. Les tissus amétaxée de 5Ù cents, vu que l'on! n’en|ricains, de même description, enextrait què :25 Îbs. par! minot;|trent ici en franchise. ce ‘qu. anéantit le commer:| . La pluméà lit Sn à porn 14 ce de l'orge et qui fait qu'au lieu|par cent, nous payons 30 par 100 de la vendré $1:20, le cultivateur|ad valorem, pour en envoyer aux est obligé de la sacrifier pour 60} Etats-Unis. : : ; sen centins. : Gar le ‘'brasseur déduit| Les peaux (vertes et érunes) vienl'impôt sur son prix d'achat. ment ici libres de tout droit, sur
Cette question a'été règlée plus| celles qui. entrent anx Etats-Mnis avantageusement pendant la der-| l’on: exige 10 par cent: ad balarem. nière session. Nons payons 15 cents par minot
INJUSTICE DES TARIFS DIFFÉRENTIELS. | AUX Etats-Unis, pour y entrer nos
| É atates ; les leurs ne payent que Une ère de propérité se levaisur|3# cents pour arriver sur nos mar-
notre Canada; ide 1856-à 1866. C'é- |-chés
tait celle du traité de réciprocité
! : Notre blé paye 20 cents par micommerciale avec nos voisins. Ce) not, le: blé américain entre ici en traité, fa't à l'avantage du Bas-Ca. | franchise. : nada et les Etats de la nouvelle! L'orge américain vient ici en Angleterre, quand l'Ouest! des E-| franchise,nous leur payons, sur le tats-Uris était fort' peu dévelop-| nôtre, 15 cts par minot, pé, se vit abrogé à cause de-la for-] Lavoine, des Etats-Unis arrive ce e’ de la prospérité agricole, tou: ici, libre de droit, sur la nôtre, il ne croissantes des plaines defaut. payer 10.cts. par minot, aux "Ouest. or : : ['Américains.. pris in
Le parti protectionnisté alprisun| Tandis que ,nous taxong notre tel ascendant dans la République | propre tabac canadien de 50 par voisine, qu'il est ‘impossible, cent (10 cts. par livre) nous rece- * our le Cannda, d'y pénétrer avec | vons le tabac étranger, non-manu- . ès produite aujourd’hui, facturé, en franchise, (voyez tarif
Voyons la différence ‘des tarifs| canadien reproduit par Starke’s et douaniers des deux pays, et nous|le tarif américain de Helyls.) serons alors mieux en état de juger |. , Ainsi une muraille de Chine est la situation agricole et industrielle | élevée contre nous; élevons-en une de la Puissance vis-à-vis des Amé-|autre contre les étrangers, afin ricains. Ces derniers pénètrent| d'arrêter, sur nos frontières leurs chez nous avec leurs produits ma-| produits qui sont plus fatals à nufacturés, en bois ou en fer, en | notre richesse, à notre industrie et payant 174 pour cent. à notre avenir que si des armées
Pour arriver aux Etats-Unis avec | pillaient nos campagnes et incenles mèmes objets, l’on exige de |diaient nos villes. nous 39 par cent.
Ainsi en est-il pour les chaussu- DÉFICIT DU COMMERCE EN [0 ANS.
res, les harnais, les moulins à bat- | Nous lisons dans le tableau du tre, les instruments agricoles, etc.| ommerce et de la navigation de Sur notre bois carré, nous pay- | 1477, page V, que le total des ex-
ons 1 cent du ae cube Part portations et des importations fut ricains arrivent ici en franchise. | Enme suit :
Sur nos animaux vivants, chevaux,
vaches, moutons, nous payons 20 Exportations Importations
par cent aux Etats-Unis ; ceux ci |18€8........ 857,567,888 $ 13,752,614
arrivent ici, avec lés mêmes ani. …60,479,781 70,415,165
maux, pour 40 pour cent. 1 ET NS Notre sucre d'érable paie 25 par "639. 430:
? . 82,639,663 111,430,527 cent et en sus ? cents par livre. 89,789,922 128,011,281
mn Pr
leo]
favoriser les Amér
ons An Poe
LLC 89,351,998 128,213,589 NOUS SOMMES VEND 1875... 77,886,979 1231070,283 ; 1876... 80,966,435 93,210,346| Ceux-ci ne cachent | L-1 4 Are 75,875,393
99,327,962 | et le M
ne nee —————— ns
8235,746,003 | libre pour Ainsi, en 10 ans, nous avons 8ppauvri notré
Cains!11! :
ays de l'énorme| Le 18 octobre dernier somme de 8235,746,003. Avec un
, le consul américain télé raphiait à
antes pour KA Pavenir, le Canada dépendra des Etats-Unis Pour ses Manufaclures,. car à Juÿ jt à
en franchise a!
Tapport No. 49 :
bambre. 12 Fév., 1877. )
€ preuve évidente mes trahis, par Je
de droits. (Rapport du co t TP 4 mars 1878.) h
L’es-
s importé Nous n’avons Plus rien à fai.
es Etats-Unis Pour 851,312,669 re i | (voir tableaux qd Ï . VIT)
En face de cet ét favorable aux Etats.
traire à nos propres intérêts, Sir John, le i
délibérations C. GC
ples, anssi bien que celle des vidus.
* Un propriétaire dépouillé ne Par laquelle j] Peut pas être u Ï Ï demandait Le réaju Ï
à ta- N'a plus rien à défendre ni à voriser nos intér
réciprocité Commerciale.
aCKenzie fit rejeter cette motion si juste, par sa Majorité.
à Motion de Sir John était des-
tinée à rappeler la Confiance perdue de toutes
a voulu essayer de nouveaux Parts. Jamais Je COM-}| maitres, merce n'a été si Slagnant qu’il ne Que cet ess l’est cette année, i
ai iui Coûtera cher !
Jamais le travail ! Si ;
n'a été aussi rare; jamais le dé.
Couragement n'a été ; | veugle,
Jamais la misère plus e è Quel est le but à
€n rejetant cette m
icains ?
e}rue ; la franchis Veut-il | faux serment est à l'ordre du jour. Les grasses Spécu]
en pature, par M. MacKenzie, à l'a-
vidité de ses partisans, ou pour gagot dés Ahérents à son parti, ont CA 1 ause de' dérmoralisavion SAR de ni D Péronne ne veut plus travail.
ler Tout le ‘monde ‘veut ‘s'enrichir duidétriment des autrés.
Fa. Nos pères travaillaient: “Le travail (AA PURE ‘eu contentement et du'bônheur. !Il est à l'homme c'que le sel est aux aliments.
le prèserve de la corruption,‘ 'La fainéantise est la cause d’urie ‘fou:
le de malheurs. rt rt
Par,le travail, nôus développons
noh-séülénient nos! forces, nos in:
dustriés ét nos richessés, mais ‘encore,nous rélevons et nous dgrandissons ‘la sphère de notre génie national. ‘Régardez en arrière, Messieurs, voyez ces! travaux gi:
gantesqués exécutés par dés mains esclaves. "Là le génie est absent ; on y vôit trop clairément lé signe de la servitude: Maïs nôtre travail libre a développé le génie du peu:
ple canadien, de ses architectes, de ses’artistés, et quand l’étranger yoit nos monuments grandioses; il ne peut-étoufler l'admiration dans son âme et. ;sempècher de: dire:
Qu'un penple de génie.a passé ici” Ayons. donc une politique. nationale, une industrie , nationale, Soyons Canadiens avant tout. Aidons, par;un femaniement judicieux du tarfaciuel, nos cultivateurs à sortir de, la fausse position dans: laquelle l'injuste tarif de M, Gartwrigt les à ain Donnons de, l'ouvrage à nos ouvriers, de lencouragement. à’ .nos, cultivateurs, de la prospérité. à tons.
GÇonstruisons..de toutes parts, des
usines et desmanufactures, et que la voix: de la-vapeur, mugissante comme celle'de la tempête, couvre bientot le râlé de l'agonie.du gouvérnement MacKenizie, do"t la sentence est à jamais irrémissiblement fosse par le peuple libre du sanada.
L'on,oublie trop. les traditions de:
uos ancêtres, . Nous. faillissons à notre.raission, Canadiens #'ae platissent. Nos.adversaires se Mmoquent de, nous !.,
Ah ! pendant qu'il en est, temps.
encore, “iaignons de nuage sombre qui cache. à nos yeux la vérité, l'honneur politique, les vertus s0ciales: } 'rrà . Revenons à nos traditions d’autrefois : Aimons notre pays avant tout, soyons.unis et débarrassonsnous, aux élections prochaines. du ouvernemeut incapable ou mal-
onnête, qui, en quatre ans, nous.
a donné, au lieu de la prospérité promise, ce triste: |