TEST TARGET (MT
a ee eu L2 [= n Z < z Ca n z em «
=] © n € > z æœ RAS = n @ rl z
Photographic
0 RS méme marron RSS A SP RS SN PE D 5 2 à a
faces du bâtiment, et on recouvre le tout à l'extérieur avec de la boue ou terre mouillée, pour empêcher l'entrée de J’air. On place une pierre pour servir d’âtre à la cheminée, que l'on construit de la même manière que celles
des chaumières irlandaises. Enfin , on pose les
portes et les fenêtres , et lasmaison est déclarée digne de recevoir un monarque : alors la famille: pour laquelle elle est destinée, vient en prendre possession.
On s'occupe immédiatement de défrichement, et les coups continuels de la hache apprennent à l'Indien errant , que les forêts qui lui servent d'asile disparaissent sous les efforts de l’homme civilisé. Les arbres sont coupés à ‘environ 20 pouces au-dessus de terre. Les branches sont élaguées et mises en tas : les troncs sont coupés en morceaux de 12 pieds de long, et condamnés au feu sans distinction d'espèce. Quand la saison des semences arrive, on jette le blé sur la terre, et on le recouvre en faisant passer dessus une petite herse triangulaire. Le maïs et les patates sont plantés avec la houe , sans aucune autre préparation; et la terre, même dans cet état, sans aucune cul-
releve heur.
viven
LETTRE XXXAUII. 183
ture ,; donne souvent jusqu'à 40 boisseaux de froment , ou 50 de maïs par acre.
Si des milliers de nosinfortunés compatriotes irlandais, dont la pauvreté est l'héritage inaliénable , et dont les sueurs ne servent qu’à assurer et à accroître la fortune de leurs patrons, pouvaient seulement trouver les moyens de se transporter dans ces contrées, combien en peu d'années leur situation serait différente. Forcés dans leur pays natal à travailler constamment pour des maîtres, dont la richesse principale est fondée sur les bras du paysan dégradé , ils ne peuvent , quelles que soient leur sobriété et leur industrie , jamais espérer d'améliorer leur condition : une nourriture à peine suffisante , des fatigues continuelles, des soucis toujours renaissans, voilà le seul fruit de leurs efforts. Jamais la consolante perspective d’être un jour dans une situation plus heureuse ne vient embellir leur existence. Jamais le doux pressentiment d’une future indépendance ne vient s'offrir à leur imagination , ni relever leur âme affaisce sous le poids du malheur. Privés de tous biens dans ce monde, ils
vivent sans espérance et meurent sans COns0--
CRC CT EE
184 LETTRE XXXIL.
lation. Combien leur sort serait amélioré s:ls pouvaient être transplantés sur ces bords. Ici après avoir travaillé pandant quelque temps pour autrui, ils seraient en état de travailler pour eux-mêmes, et pourraient alors se procurer , non-seulement une existence agréable, mais encore.une indépendance absolue et permanente pour eux et pour leur famille, si nombreuse qu'elle put être. La question est de savoir, comment nos malheureux paysans pourraient trouver les moyens de traverser l'Océan ? quant à moi je ne saurais la résourdre. On sait que rarement les hommes de cette classe réalisent seulement une somme suffsante pour traverser la Manche; et cependant on rencontre beaucoup de paysans irlandais en Canada et dans tr ‘°s les parties de l'Amérique.
On a récemment présenté divers plans pour encourager l'émigration des paysans irlandais en Canada ; mais aucun des plans dont j'ai eu connaissance , ne m’a paru d'une exécution facile, ni digne de fixer un moment l'attention. Tous ceux: qui ont écrit sur cette matière, ou
ss + Lei em ps ailler progréalue.et le, si est de ysans x l'Oardre.
cette suffindant andais ’Amé-
s pour andais j'ai eu cution entiôn.
bre, OU
pe Ja connaissaient pas ou ne l'ont pas: assez môûrement réfléchie.
M. Forusreuz, dans son Esquisse de l'état actuel du Canada; publié à York (Haut-Canada ), en 1822, dit qu'un de ses amis à Londres, a récemment proposé un plan d'après lequel un grand nombre de personnes, qui subsistént maintenant en Angleterre par les anmônes des paroisses, pourraient être transportées en Canada et employées d’une manière avantageuse, tant dans l'intérêt public , que dans le leur propre. On ne peut rien concevoir de plus absurde que ce plan. Je m'en vaïs en citer quelques fragmens dont je dois la connaissance à M. Fothergill lui-même. Il paraît d’abord que l'argent nécessaire à l’exécution de ce projet, ne serait pas immédiatement remis à la disposition de l’émigrant; mais employé sous la direction de certains administrateurs, à fournir pendant deux ans les provisions, le bétail et les instrumens d'agriculture. Tout cela est inexécutable. Les terres sur lesquelles serait formé l'établissement, serviraient de gage ou d’hypothèque au payement des sommes avancées aux colons, pour leur fournir les divers
186 LETTRE XXXUI.
objets qui leur seraient nécessaires. Pendant le difrichement , et jusqu'à ce que les sommes avancées fussent rentrées, le colon ne pourrait aliéner sa propriété que sous certaines restrictions fort légères : mais au moment où il se serait entièrement acquitté des avances à lui faites, il serait absolument dégagé de toute intervention: L'époque de cette libération fixée à 10 ans, pourrait être anticipée par l’industrie des colons , qui recevraient leur titre de propriété, au moment où ils auraient racheté leurs terres. L'auteur de ce plan suppose une famille de cinq individus, et dit qu’une somme de deux cents livres sterling , employée avec quelque discernement , suffirait pour mettre une famille en état de former un bel établis- Sèment en Canada, dans l'espace de deux ans, sans s’exposer à des privations. Il pense aussi
que dans le cours de dix années qui suivraient.
son arrivée en Canada, cette famille serait en état de rembourser les avances qui lui auraient été faites, sans s'imposer la plus légère gêne. Il expose la manière dont il conçoit que cette importante affaire devrait être conduite, et donne un compte détaillé de l'emploi des fonds
nécess2 comme Pour d'e Pour Pour ar!
Entre Entre vie Entre Entre En ju
«ll » projet » puisse » de cett » d'une »et pou
Mais des cald
a appris
nécessaires pour la dépense de cent familles,
comme suit : :
Pour transporter cent familles jusqu'au port d'embarquement. . . . . . 20001iv. st.
Pour le voyage jusqu’à Montréal. 3000 Pour les dépenses à faire à leur arrivée . « . + / « « . « + . BO00.
Entre juin et octobre . . . . . 4500 Entre octobre 1822, et janvièr 1823. . . . . . . . . . 2100
Entre janvier et mai 1823.
Entre mai et juillet 1823. .
En juillet 1824. . . . . .
Total. . . .
. 20000 liv.st.
« Ïl me paraît impossible , ajoute l’auteur du »projet, que pour une semblable somme, on »puisse établir un pareil nombre d'individus » de cette classe dans aucune partie du monde, » d'une manière plus avantageuse , et pour eux »et pour le pays, que dans le Haut-Canada. »
Mais une longue expérience , plus sûre que des calculs abstrails et de vaines théories, nous a appris que des colons placés sur de nouveaux
rÉTE rs
M | 4 # 1" pi TN
FE à
établissemens, peuvent bien y trouver de quoi faire vivre leurs familles ; mais que dans un pays où l'argent est si rare, et la vente des denrées si incertaine, il leur serait de toute impossibilité de rembourser avec leurs récoltes successives de dix années, les capitaux qui leur auraient été avancés. Ainsi s'écroule complètement l'édifice de notre faiseur de projets.
Emigra satire une fa et'pot — Mt serve:
liorat quen nomb de la d'un
oùse becs une @
paur
Emigration. — Aperçu de la dépense nécessaire pour transporter dans le Haut-Canada une famille pauvre composée de cinq individus, et'pour l'y établir d’une manière convenable. — Moyens d’encouragement.— Vente des réserves de la couronne, pour aider à l’amélioration du pays. — Produits et conséquences de ces ventes. — Réflexions sur la nombreuse population de l'Irlande. — Calcul de la: dépense nécessaire pour l’éixblissement d'un pauvre émigrant et sa suite, — Embarras oùse trouvent lesémigrans quiarrivent à Québec sans argent. — Leurs efforts pour obtenir une existence agréable. —Degrés par lesquels le pauvre arrive à l'indépendance. — Avantages
que présente le Canada aux colons des classes
inférieures.
Je suis d'avis qu'avec une somme fort inférieure à 200 livres sterling , allouée à chaque famille de cinq individus, sans en exiger le remboursement, on pourrait la mettre en état de se transporter dans cette contrée , d'y former son établissement , et d'arriver, avec le temps, par la frugalité , le travail et l’industrie, à une situation prospère. Si le gouvernement anglais voulait employer ce grand nombre de bâtimens qui se détériorent dans ses divers ports, ou d’autres embarcations plus convenables, à transporter des émigrans, une famille de cinq personnes , dont on doit supposer trois en bas âge, pourrait être transportée jusqu'à York, siège du gouvernement du Haut-Canada , pour moins de 20 liv. sterl., y compris les provisions de toute espèce. Il est également évident qu'au prix des denrées et des divers obj:ts nécessaires , on pourrait pour 40 liv. st., faire porter cette famille au lieu désigné ; lui faire construire une cabane semblable à celles qu’habitent généralement les colons de
lasses
brt inhaque exiger tre en e, d'y avec le ustrie, ement bre de divers convefamille er trois usqu'à ut-Caompris ement divers iv. st., signé ; able à ons de
cette classe , la pourvoir du bétail , des instrumens aratoires et des provisions suffisantes pour la première année, en sorte que ces individus n’auraient plus besoin de nouveaux secours pendant tout le reste de leur vie.
Cette somme me paraît suffisante pour fournir pleinement à tout ce qui doit être fait pour les coions de la classe pauvre; et s’il est possible de prêter à ces malheureux une somme de deux cents livres sterling pour dix ans , il est certainement. plus facile de leur donner 60 livres sterling , sans en exiger le remboursement ; car si deux cents livres sterling, au lieu d’être prêtées à un colon, étaient placées à intérêt , cette somme , dans moins de dix ans , produirait davantage que celle qu'on propose de lui donner gratuitement ; et les colons à qui on aurait fait ce don, seraient dans une position bien plus favorable que ceux à qui on aurait prêté: ces derniers grevés d'une dette énorme, auraient encore l'inquiétude de ne pouvoir jamais s’en libérer.
Si cependant le gouvernement suprême manifestait l'intention de rendre la navigation intérieure du Canada plus facile et d'encourager
192 LETTRE XXXIY.
la culture du chanvre et du tabac, il suffirait aux pauvres émigrans et particulièrement aux jeunesgens, qu'on les débärquât sur ces bords. À leur arrivée , ils trouveraient immédiatement de l'emploi, et un homme industrieux pourrait facilement gagner dans uñe seule année une somme suffisante pour pouvoir s'établir sur une propriété: qui deviendrait la’ sienne. Si le Canada'était réellement considéré comme une portion importante de l'empire britannit que ; il n'est pas douteux qu’on! ne fit pour ce pays beaucoup plus qu'on: n'a fait jusqu’à présent, Je suis bien assuré que si une partie des millions que le parlemett impérial vote annuellement pour l'embellissément d’édifices déjà assez splendides et pour l'entretien d’établissemens déjà très-richement dotés, était : affectée à l'amélioration des colonies anglaises dans cette partie de l’Amérique , il en résulterait degrands avantages pour le peuple anglais: Si l'extension du commerce, est l’objet de ses vœux ; sil’accroissement des richesses dans ses colonies éloignées est digne d'appeler son attention ; si la possession d'urie vaste étendue de territoire qui offre un asile et l'existence
ffirait it'aux bords.
ement pourannée établir ienne.
omme itannit our ce à prépartie xl vote difices j d'éta- , était
glaises
ésultenglais:
de ses
ans ses er son tendue istence
à l'excédant d'une population languissant dans la misère, faute de travail , mérite quelques considérations ; si ce sont là des avantages appréciables, et si le Canada lui-même cst digne des soins paternels du gouvernement, pourquoi jusqu’à présent est-il tellement négligé ? Pourquoi n'a-t-il aucune part à cette munificence que le parlement anglais déploie? Que les régulateurs de la Grande-Bretagne et de l'Irlande nous fassent enfin connaître, que bien que l'immense Océan nous sépare de la mèré-patrie , ils ne nous regardent pas moins: comme membres de lamême famille, etcomme ayant droit aux mêmes faveurs. Nous achetons des négocians anglais un grand nombre d'objets provenant de leurs manufactures : si notre condition était anéliorée, nos achats croîtraient en proportion, et nous serions en état de fournir en retour plusieurs articles de grande utilité que l'Angleterre est obligée de tirer de l'étranger.
Je n'entends pas dire que nous ayons précisément besoin des secours pécuniaires de l'Angleterre ; mais si le gouvernement suprême voulait diriger ses regards sur cette contrée,