‹ Cinq années de séjour au Canada \Chapitre 1 sur 12 · DE L'EDITEUR · texte numérisé non relu

DE L'EDITEUR

Notre but dans cet avertissement est moins de faire l'éloge de l'ouvrage que nous publions que d'excuser les taches ou les défauts qui pourront y être remarqués.

L'auteur paraît avoir eu principalement en vue de présenter h ses compatriotes les avantages et les inconvéniens de l'émigration dans le Canada ; en faisant bien connaître le pays , les animaux saunages ou domestiques qui lui sont particuliers ou qui y ont été importés , ses productions , le mode de défrichement et de culture , les habitudes , (es mœurs des habitans , la. législation , etc. Peut-être , a-l-il laissé sous certat rapports quelque chose à désirer ; tandis que sous d'autres rapports il s'est livré à des détails minutieux, à des récits d'anecdotes on d'aventures , quelquefois étrangères à son sujet . quelquefois trop longuement racontées. Nous avons élagué tout a qui nous a paru pouvoir l'être

sans nuire à l'ensemble de l'ouvrage , et peut-être trouvera- t-on que nous aurions pu élaguer encore ; car il est possible que ce qui nous a semblé susceptible d'amuser ou d'instruire ne soit pas jugé aussi favorablement par tous les lecteurs.

Toutes les pensées de l'auteur , toutes ses réflexions annoncent un homme éminemment religieux et probe ; un sujet loyal, véritablement ami de son pays [l'Irlande) , désirant procurer à la fois l'avantage et le bonheur de ses compatriotes européens , et l'amélioration de la contrée dans laquelle il est venu s'établir.

Nous ne parlerons du style de l'ouvrage que pour dire qu'il doit avoir nécessairement perdu dans la traduction : cependant le traducteur en a autant que possible conservé la teinte originale. C'est à ce désir peut-être qu'il faut attribuer une partie des locutions , des expressions peu familières à notice langue, des anglicismes enfin, (puisquil faut trancher le mot) que l'on trouvera dans celte traduction : mais il faut bien que chaque fruit conserve le goût du terroir qui Va produit.

On trouvera à la fui du second volume deux morceaux détacha qui sont aussi dans t'edition anglaise. Le prtmier (excursion r> a* s l'état di

New-York ) aurait pu être supprimé comme étranger à l'ensemble de l'ouvrage ; mais sa 'brièveté lui a fait trouver^ grâce d'autant plus facilement, qu'il contient des détails qui peuvent servir à comparer l'état des colonies anglaises de C Amérique du Nord avec celui des Etats- Unis. Le second est une notice sur les indiens de l'Amérique : elle nous a paru rentrer entièrement dans le but de l'ouvrage et en faire un chapitre essentiel.

En résultat, non* pensons que F ouvra ge , par la varie té des su jets qui y sont traités , pourra intéresser ceux qui lisent pour tuer le temps , et ceux qui cherchent quelque chose dans les livres. U coup d' œil jeté sur la table des matières de chaque volume suffira pour justifier notre opinion, en même temps qu'il mettra le lecteur à même de choisir le passage qui conviendra le mieux à ses goûts ou au but de ses lectures.

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